‹ LermontovChapitre 12 sur 54 · Le rameau de Palestine. Victka Palestiny. 1836. I · texte numérisé non relu

Le rameau de Palestine. Victka Palestiny. 1836. I

Dis-moi, rameau de Palestine.

Où as-tu poussé, où as-tu Henri.

De quelles collines, de quelle vallée Étais-tu l'ornement ?

Près des eaux pures du Jourdain Le soleil d'Orient t'a-t-il car Le vent nocturne dans les monts du Liban T'a-t-il secoué avec coK

Faisaient-ils leur calme prière Ou chantaient-ils un chant d'autrefois Lorsqu'ils entrelaçaient tes palmes, Les pauvres fils de Solyme (1)?

Ce palmier est-il encore en vie ?

Appelle-t-il toujours, aux ardeurs de L'été, Celui qui passe dans le désert D'un signe de sa tête chevelue ?

Ou bien, brutalement séparé de sa souche, S'est-il fané, comme toi, Et la poussière du val couvre-t-elle à l'envi Son feuillage jauni ?...

(1) Autre nom de Jérusalem.

NTOV.

Dis-moi : qui donc d'une main pieuse T'a apporté dans ce pays ?

A-t-il souvent gémi sur toi ?

Gardes-tu trace de ses larmes amères ?

Ou bien, excellent soldat de la milice divine, Allait-il, le front sans nuages, Comme toi, digne toujours des cieux Devant les hommes et la divinité?...

Conservé avec un soin mystérieux, Devant l'icône d'or Tu te dresses, rameau de Jérusalem, Gardien fidèle des choses saintes !

Demi-jour transparent, lumière de la lampe, Armoire aux Images, croix, symbole sacré... Tout n'est que paix, que consolation, Autour de toi, au-dessus de toi.

A. N. Mouraviev, l'auteur du Voyage aux lieux saints, raconte lui-même comment la vue de palmes rapportées par lui d'Orient et conservées dans son oratoire particulier avait inspiré àL. cette élégie religieuse. Cf. la pièce de Pouchkine : la Fleur (Tsviétok).

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