Razstalis' my; no tvoi portret. 1837. I
Nous nous sommes quittés ; mais ton portrait, Sur mon cœur je le garde :
Comme un pâle mirage des ans meilleurs, Il réjouit mon âme.
Quoique livré à des passions nouvelles, Je ne puis cesser de l'aimer :
Ainsi le temple abandonné est toujours un temple, L'idole renversée est toujours un dieu.
= AMOUR ET INTIMITES
De cette pièce nous n'avons pas moins de quatre esquisses en 1830 : Silouetle (deux rédactions), Kak donkh oichuiania...^ la ne lioiiblion (ébia (I, 124 et 125). Dans celle-ci les quatre derniers vers ont pris, à peu de chose près, leur forme définitive. Vcir également : Blagodariou, I, 163, et le 11 juin 1S31, Moia doucha, strophe 8, I, 215. L'image du temple abandonné qui reste toujours un temple, dont l'origine remonte probablement à Chateaubriand (cf. Duchesne, p. 303, après de Vogué, le Roman russe, p. 56), se rencontre encore dans l'Ange de la Mort, 1831,11, 128, lre partie, strophe 6, sous cette forme : * L'amour ne craint pas la violence , - - quoique méprisé, c'est toujours un dieu ». - Quant à la comparaison du cœur qui n'aime plus avec un temple désert. elle vient sans doute de Mickicwicz (Duchesne, p. 232).