‹ LermontovChapitre 14 sur 54 · Kogda volnouetsia... 1837. I · texte numérisé non relu

Kogda volnouetsia... 1837. I

Quand palpitent les blés jaunissants, Et que le bois frais bruit au souffle de la biisc, Que la prune cramoisie se cache dans le verger Sous l'ombre douce de la verte feuillée ;

Quand, tout éclaboussé de rosée odorante, Un soir de pourpre ou bien à l'heure dorée du matin, Sous le buisson, le muguet d'argent pur M'accueille d'un signe amical de la tête ;

Quand la source glacée se joue dans le ravin, Et, plongeant la pensée dans je ne sais quel songe obscur, Me balbutie une mystérieuse légende D'une calme contrée, d'où elle s'est échappée,

Alors les orages de mon âme s'apaisent, Alors s'effacent les rides de mon froat, Je peux encore atteindre le bonheur sur la terre, Et dans les cieux c'est Dieu que je vois.

Dans cette pièce, L. a subi, d'une façon plus ou moins lointaine, l'influence de Joukovski. Cette poésie, si harmonieuse, a été mise en musique par Balakirev et Rimski-Kor sako v .

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