La Voile, Parouss. 1832. I
Une voile solitaire blanchit Dans le brouillard bleu de la mer...
Que cherche-t-elle dans un pays lointain? Qu'a-t-elle quitté au pays natal ?
Les vagues se jouent, le vent siffle, Et le mât se courbe et craque...
Hélas! elle ne cherche pas le bonheur, Et ne fuit pas le bonheur !
Sous elle, le flot plus clair que l'azur, Sur elle, le rayon d'or du soleil ; Et elle, la révoltée, demande la tempête, Comme si dans la tempête se trouve le repos !
« Voici encore des vers, que j'ai faits au bord de la mer», écrit L. à Marie Lopoukhina, en lui envoyant cette poésie. Le poète y symbolise son rêve de vie libre et sauvage. (Voir n° 27.)