‹ Les 14 stations du Salon 1859Chapitre 50 sur 80 · LA PORTE · texte numérisé non relu

LA PORTE

Vieille!... malhonnête! non; ça t’apprendra à me donner des coups de pied quand tu sors.

LE POMMIER

Veux-tu causer un peu, mon petit âne? reste sous mon ombre, — il y fait si bon!...

l’ane.

Mâtin ! mâtin ! mauvaise planche, va. Crois-tu que je vais m’user les oreilles à te prier ? Je veux aller manger mon avoine; le bât mecorcbe le dos, — si je te donne un coup d’épaule, je te flanque par terre... Je ne suis pas bon, moi! Veux-tu m’ouvrir! une... deux,..

la porte.

Et le bâton du maître !... essaie de me toucher seulement, — je crie.

LE POMMIER

Si tu as faim, mange de l’herbe, —regarde comme elle est verte par terre... Viens te gratter contre mon écorce, et laisse tranquille cette rancuière.

l’ane.

Ah ! tu m’embètes... petite porte chérie, ouvre- toi... Tiens, comme tu es fraîche aujourd’hui! on t’a donc peinte? De loin je te prenais pour le gilet de not’ maître.

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