LA PORTE
Vieille!... malhonnête! non; ça t’apprendra à me donner des coups de pied quand tu sors.
LE POMMIER
Veux-tu causer un peu, mon petit âne? reste sous mon ombre, — il y fait si bon!...
l’ane.
Mâtin ! mâtin ! mauvaise planche, va. Crois-tu que je vais m’user les oreilles à te prier ? Je veux aller manger mon avoine; le bât mecorcbe le dos, — si je te donne un coup d’épaule, je te flanque par terre... Je ne suis pas bon, moi! Veux-tu m’ouvrir! une... deux,..
la porte.
Et le bâton du maître !... essaie de me toucher seulement, — je crie.
LE POMMIER
Si tu as faim, mange de l’herbe, —regarde comme elle est verte par terre... Viens te gratter contre mon écorce, et laisse tranquille cette rancuière.
l’ane.
Ah ! tu m’embètes... petite porte chérie, ouvre- toi... Tiens, comme tu es fraîche aujourd’hui! on t’a donc peinte? De loin je te prenais pour le gilet de not’ maître.