LA VOIX DE L’AGENT
Oui , dans le jardin , et dans le corps de logis. Ils vont tomber dans la nasse. ,
FERDINAND
Pour qu’ils ne se doutent de rien , vous m’arrêterez aussi. la voix.
C’est entendu.
Si je fais mine de fuir, tirez sur moi... ù poudre , entendezvous; je tomberai mort , ça fera de l’effet.
(Pendant ce colloque on entend un coup de feu.)
• chables , qu’on voit à la fenêtre de côté.
Sauve qui peut !
( Lacaille est pris. Un second coup de feu est tiré sur Charles lui-même. Il riposte, se jette à bas , et tombe dans les mains des gardes qui sont arrivés au pied du mur. Ferdinand , qui a fait semblant de fuir aussi , est mis en joue, et crie en entrant dans la coulisse : ah! Les gardes le rapportent enveloppé dans un manteau, et le jettent aux pieds de Charles qu’on lient garollé.
Charles , d cet aspect fait un mouvement pour approcher.
Pauvre Ferdinand!
Ferdinand , sortant le nez hors du manteau.
Il me regrette...
(Pcndantce mouvement, Jules , chargé de trois sacs, a voulu descendre du >
balcon par l’échelle. François , à moitié vêtu , parait pour regarder dans la rue. 11 voit Jules qui va descendre, le saisit en criant au voleur.)
Jules , altère.
François !
FRANÇOIS
Grand Dieu! Jules, le Gis de mon bienfaiteur! [Il a mis la main sur les sacs d’ ccus.) Malheureux ! ces sacs... Ah! que ne les demandiez-vous! c’est le legs de votre père... venez, venez, que je vous sauve, je n’aurai pas votre perte à me reprocher...
(Il l’entraîne au dedans , tout le monde est aux fenêtres.)
[Tableau général.)