‹ Les AbabuaChapitre 108 sur 170 · Autres contes et fables · texte numérisé non relu

Autres contes et fables

Bapembura avait deux chiens, Bangbibi et Molambobi.

Il leur dit : " Si vous entendez du bruit, c'est que quelqu'un veut me prendre. „ Il leur mit leur grelot de chasse.

Il partit dans la forêt chercher du miel et il en avait rempli trois paniers. Mais il entendit les Sumivu qui venaient de tous côtés. Ils lui dirent : " Donne-nous du miel „ ; il en donna. Ils lui dirent : 8 Donne-nous du miel „ ; il en donna...

Alors il dit : " Pourquoi voulez-vous faire finir tout mon miel. „ Ils le battirent.

Mais les chiens qui avaient entendu le bruit des coups dirent : 8 II y a une dispute qui a surgi „, et ils vinrent chasser les Sumwu.

C'est pour cela que nous aimons ces deux chiens, parce que s'il est bon de donner quelque chose à ses amis, il est très mauvais qu'ils disent : " Donne-moi encore; et moi je n'aurai rien? „ et que tout ce qu'on a, soit dissipé de la sorte.

Il y a longtemps il était un homme qui mit au monde beaucoup d'enfants. L'ainé s'appela Moto Mawenzanè (l'homme beau), mais les autres furent nommés Tête, Jambe, Entrailles, Bras, et ils n'avaient que la tête, la jambe, les entrailles, le bras.

Moto Mawenzanè alla au village des Hommes, et il vit une femme de beauté. Il dit : 8 Viens, nous allons devenir amants. „ La femme dit : " Je n'aime plus les Plommes, je t'aime et je te suivrai dans ton village „. Mais en route Moto Mawenzanè dit à sa femme : " Si tu vois mes frères ne t'effraie pas et ne crie pas. „

Il prit son couteau de travail et partit pour les plantations. La femme alla à la rivière pour y couper (puiser) l'eau; Entrailles, qui était dans la rivière, entra dans le pot. Elle le vit et poussa des cris terribles. Alors elle entendit tous les frères de son mari qui chantaient : " Monmonmon... „

Ababua. Congo. D, 11 S.

Quand son mari rentra ses frères lui dirent : " Ta femme nous a mal fait, elle ne nous aime pas, nous ne voulons plus rester ici. „ Ils creusèrent un grand trou et s'y jetèrent.

Moto mawenzanè dit à sa femme : " Quoi? ne t'avais-je pas dit de ne pas crier. Vois ! mes frères sont partis à cause de toi. Donne-moi la main et rentre dans ton village. „ Moto mawenzanè resta seul.

C'est pour cela que les femmes ne veulent plus suivre ceux qu'elles ne connaissent pas.

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