Temps et modes
a) Indicatif présent :
Je désignerai les verbes par leur forme la plus simple qui est l'indicatif présent, abstraction faite de la particule pronominale. Les verbes se terminent par *, e, a ou o
opagi pâ gobo ? tu paries ainsi ?
yé mvè kïbbi, il prend sa pipe ;
tadô na pai, nous venons par ici.
b) Futur :
Les verbes en i forment leur futur en changeant i en a.
napaga yu na bato basu pa nan ngi, je parlerai demain à tous les
hommes du village.
Ababua. Congo. E, 124.
Les verbes en e et en o conservent la forme du présent, sauf à augmenter la quantité de la voyelle finale.
c) Impératif:
La forme impérative est la même que la forme future :
paga seno, dis toujours ; do nanu wè, viens ici toi ; mve moto mô, prenez cet homme.
d) Si l'on veut insister sur l'action exprimée par le verbe, on fait suivre les formes présente et future du suffixe to. On n'emploie ce moyen que pour les formes affirmatives, jamais pour les négations :
* Ombuti? — Témbuti. — ombu- Tu boudes? je ne boude pas. (Je tito. dis que) tu boudes ;
Notons à titre d'indication que le verbe être se dit to : Liba Ho? Y-a-t-il de l'eau. Nda 'to nà nowi ?Le mensonge est à celui-là (celui-là ment).
e) Imparfait :
L'imparfait se forme en remplaçant la dernière voyelle du radical par agi ou aki :
ambuiagi kwâ napagaki, il approuvait ce que je disais.
f) Passé défini :
Se forme en faisant suivre la dernière voyelle par ssé.
bâtisse basu, il se sont tous enfui.
namvessé likunga, j'ai pris une lance. »
g) Forme stative :
Il existe une forme très employée obtenue en faisant suivre le radical par le ou rè et qui semble spécialement indiquer un état du sujet.
èsa'ssirè, la nuit est finie ;
mon' 'abatilè, le soleil est levé.
Cette même finale peut s'employer également après la forme de l'imparfait, donnant un plus-que-parfait.
nabandagilè mbaso, j'avais saisi un bâton.
Elle peut suivre également la forme présente affirmative en to.
mbaso atwotuU, cet arbre est lourd.
(Congo.)
E. — Vie intellectuelle.
124 (suite).
a) Arts.
h) J'ai entendu quelquefois la finale issia utilisée pour indiquer un conditionnel.
ngia! nagissia nakivati? vas-t-en ! pourquoi m'en irais-je?
i) En dehors de la forme directe, les verbes dont le sens le permet prennent une forme causative et une forme réfléchie, à l'aide des finales issa et ani.
pupi, sortir ; pupissa, faire sortir ;
pupissa dada dasu, montre toute la langue ;
lumbi, embrasser, lumbani, s'embrasser.
de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 410-420.
Vocabulaire Ababua-français ou libwalé-français
N. B. — Les mots en caractères ordinaires sont tirés du vocabulaire établi par M. de Galonné pp. 417-427; les mots en italiques ont été fournis par Tisambi.
Aba, père.
Abèddè, manioc.
Abongâtu, jettatore.
Aiatanitu, boiteux.
Akèlikwa, chaînette (v. nénono-
lia).
Akenossili, ouest.
Akulé, mourir.
Akunda, maison à base rectangulaire, à toit à deux pans.
Akwaï, Orycterops.
— alengi (verbe), maigrir.
Alessé gettô, être malade.
Ali! soit!
Alumbato , mauvaise odeur , pourri.
Amâ, mère.
Ama, mère.
Ababua. Congo. E, 124.
Ambutuma, manioc.
Amenzia, affilié au negbô.
Amio, mante religieuse.
Amuïa, arbre du g. albizia.
Àngunda, vin de bananes après
fermentation (v. mana).
Assumbi, sabre de combat. Ateigné, mauvaise odeur, sentir
mauvais.
— ba (verbe), aimer.
— babani (verbe), s'enfuir en désordre.
Babbà, cynocéphale.
Rabengi, mouche.
Babengi, mouche.
Babivê, marteau; cf. bâgbivè.
Badengbè, petit morceau de bois qu'on place dans le lobe ,de l'oreille.
Bâgbwè, enclume de forgeron.
Bagondè, petites perforations dans le rebord de l'oreille.
Bakaba, femmes.
Bakasso, herbe noire, ressemblant à un crin d'éléphant.
Bakbwa, pipe dont le corps est fait du fruit du libobi.
Bakussa, plantation débroussée en saison des pluies.
Bakussu, forme de tatouage.
Bakwa, termite.
— bali (adj.), deux.
Balui, crier.
Baluma, v. sèlegbé. Bamamicholo, larmes.
Bâmbé, mouche tsé-tsé.
Bâmbo (pi. ba), gros tambour.
Bami bami mongami, petit fils,
petite fille.
Bamondelé, exclam, d'étonne-
ment, par tous les blancs !
— bandi (verbe), saisir, prendre.
Bandi, barbe.
Bandiba, mouche cartonière.
Bandju, fourmi.
Bandjuba, abeille.
Banganè, antilope bushbuck.
Bangengé, petite antilope à longs
poils, genre indéterminé.
Bangitu, avoir peur.
Bango, rapidement, vite.
Bângo, échange du sang. Tai
bângo, nous " mangeons „
l'échange du sang.
Bangwé, fer travaillé.
Barza, peigne.
Basa, frappement de mains ; tabeti basa, nous frappons des
mains.
Basa, voir mbâsa.
Basédi, grillon.
Batété, criquet, sauterelle.
— bâti (verbe), se lever (du soleil).
Batili, anneau de pieds.
Batuma, tuyau de la pipe kibbi.
Bavongobo, incision enlevant le
centre du pavillon de l'oreille.
Basadu, coiffure en petites tresses. Bayongé, étoile.
Bazilé, aveugle.
Bazulè ou banzula, tatouage en
lignes brisées.
Béga, épaule.
Bélité, toit.
Bangbé, grelots de danse.
Bengé, céphalophè rousse.
Benza ou benzanè, bien. En se
quittant l'ababua dit : " Ngia
benza. „ " Vas bien ! „ Bepiriba (pi. — ba), papillon.
E. — Vie intellectuelle.
ABABUA
(Congo.)
a) Arts.
124 (suite).
— béti (verbe), frapper.
Béti, mot libati pour séno.
Bétini, ainsi : opagi bétini ? c'est
ainsi que tu parles?
Bézula, v. bazulè.
Bia, venir.
Bianga, hirondelle à poitrine
rouge.
Bichubi, chair (de l'homme). Biko, aiguille à coudre ou à
tatouer.
Bikwa, igname.
— bili (verbe), être cuit, tendre.
Binguli, coude.
Binza, sifflet.
Bisi, hache néolithique.
Biti, légume.
Bitî, nuit.
Bô, canard sauvage.
Bôbi, jonc à tresser.
Bobô, lâche.
Bodongo, rocher schisteux.
Bôgê, forêt en général.
Bogé, forêt.
Bogu, tison.
Bogu, feu.
Bogo, v. lèbogo.
Bokomi (du verbe Komé), pêche.
Bombwolia, fruit rouge qui se
mange crû avec du piment.
Bomgongo, nom d'origine asandé
du sumwu.
Bonda, fourmillier.
Bondi, poison d'épreuve.
Bonga, jeu consistant à deviner
dans quelle main un objet est
caché.
Bongbo, taon.
Bongè, double cloche en fer.
— bongisegi (verbe), rester de pied ferme.
Bongo, éléphant.
Bongo, éléphant.
Bongolia, caméléon.
— boti (verbe), engendrer, accoucher.
Bozo, sueur.
Bu, ils, elles.
Buba, muet.
Bubu, chauve-souris.
Buda, étuvade de feuilles de
liboè.
Budubu, singe cercocèbe.
Bui, boîte ronde en écorce.
— bubi (verbe), être blanc.
— buba (adj.), blanc.
Bumoti, cinq.
Bunabanza, espèce de ver à soie.
— bussiri (verbe), oublier.
— bwà (verbe), être éloigné.
Ababua, Congo. E, 124.
— bwâ (verbe), résumer, gronder.
Bwanga, piment.
Bwangali, trompe de guerre.
Bwangbwa, chenille comestible. Bwângè, forêt de haute futaie.
Bwamaki, exclamation d'étonne-
ment.
Bwengu, clairière marécageuse.
Dakwala, panier.
Dami (pi. ba — ), ami.
— dasia (verbe) allumer.
— de (verbe) arriver, se rapprocher, être semblable à, devenir.
Dinda, fils d'esclave.
— do, attendre.
— dô, venir.
Dissetui, se déshabiller.
Donkè, musicien de la suite d'un
chef, v. limboloka.
Doti, terre.
—du ou dumè (verbe), se battre.
Dudu, batterie nuptiale sur le
gong.
— dukwa, (verbe), choyer.
— dumbwa (verbe), rencontrer.
— dumbwani (verbe), se rencontrer.
Dumba ou dumbè, okapi.
Dupé ou dupa, hippopotame.
Dzoié gamê éazu, corps.
Ebalé, deux; cf. bali.
Ebalowé, main droite.
Ebâmbi, singe colobe.
Ebangé, défense d'éléphant.
Ebè, cuisse.
Ebè, cuivre.
Ebé, résine servant à l'éclairage.
Ebé, torche fabriquée avec de la résine.
Ebengwé, cuiller de cuisine.
Ebèza (plur. bè), forgeron.
Ebi, grand pangolin.
Ebo (plur. mabo), main.
Ebô, main; cf. ébalowé, éméso.
Eboïé, remède, médecine.
Ebui, farine de manioc.
Ebubu, enfant, dont les dents n'ont pas encore poussé.
Edada, langue.
Edia, porte en ecorce.
Edibâ, peau.
Ediba, genou.
Edïba, genou, peau.
Edongomé, patate douce.
Ekatui, zorille.
Ekôbé, chevrotain tragule.
Ekombolo, bras.
Ekopi, léopard.
Ekopi, léopard.
Ekuba poitrine.
Ekuda, bossu.
Ekwanga, quatre; cf. kwangan:\
Elamba, étoffe.
Elambi, pintade huppée.
Elanga, herbe à propriétés magiques.
Elimba, " le mauvais œil „.
Embangissa, acte de mettre de vieux objets sur une tombe.
Embega, aisselle.
Embéli, jeu de réflexion. Voir mangura.
Embéto, luciole.
Embwi, oiseau en général.
Embolo, épingle à cheveux.
Emémé, poignée de couteau.
E. — Vie intellectuelle.
124 (suite).
a) Arts.
Eméso, main gauche.
Emi (plur. ba-), enfant.
Emo, tuer.
Emoïa, entendre.
Etnoné, jour (par opposition à la
nuit).
Emoti, un, une; cf. moti.
Emoive, tête; cf. emui.
Emui, tête.
Emivâné, soleil; cf. moni.
Enéli, haie.
Eno, bouche.
Enoko, v. monoko.
Enono, variété d'assumbi.
— épi (verbe), donner.
Enoto, avoir soif.
Enowé, bouche; cf. eno.
Enowe nassi, lèvre.
Epakwa ou épapwa, v. pakwa.
Epambé, couteau de sacrifice.
Ependa, cuivre.
Epi, noir.
Epili, lance à talon de fer.
Epopoie, crâne; cf. épupuï.
Epotokwè, petit pangolin. Epulu, bec (d'un oiseau).
Epupuï, crâne.
Esa, aube; nageoire dorsale.
Esakwada, petit pagne de la femme.
Esalô, trois; cf. salu.
Esembe (pi. mbembé), petit tambour.
Esèsè, van.
Esoa, lieu préparé pour y planter le sel.
Esosoï, francolin.
Esoï, tablier du grelot de chasse.
Essanga, saison des eaux basses.
Essi ! exclamation d'étonnement.
Esui, racine bulbeuse employée pour empoisonner les rivières.
Etili, branches qui maintiennent la porte fermée.
Etina, clan, partie d'une tribu.
Etindi, jambe.
Etoa ou étoko, natte.
Etoè, natte; cf. étoa.
Etoko, v. étoa.
Etoti? quoi? quel objet?
Etuï, pagne d'écorce.
Etumbi, enfant qui commence à marcher.
Etumbu, anus; cf. tumbu.
Ezaga, écuelle.
Eyungè, étoile.
Fandàlà, coiffure mobengé.
Fofô, poumon.
Ababua. Congo. E, 124.
Gangalé, montagne; cf. gangaré.
Gangârè, ibis hagedash.
Gàngarè, colline, monticule.
Gange, début de la saison sèche.
Ganzè, bubon inguinal.
Gârè, vautour.
Garwè, lémurien.
— gia (verbe), aller.
— gia, aller.
Gobo, ainsi, comme cela, généralement précédé de pà identique au ko lingalla. Opagi pa gobo? Tu parles de la sorte?
Gogo, le haut ; nâ gogo, en haut, au-dessus.
Gombo, vampire; arbre parasolier.
Gondé, crocodile.
Gongo, dos.
Gongô, forêt.
Gongu, argile.
Gubè, bouclier; groupes de villages.
— gubi (verbe), travailler aux cultures.
Gulubé, potamochère.
— gumbagumba (adj.), tortueux.
— gumbi (verbe), plier.
Gwângu, incision sur les incisives externes.
— i (verbe), manger.
lèbama, rouge, jaune.
— indêlé (adj.), vieux.
Inssi, poisson.
Io, demain.
Ka, négation ; pas, non.
— kadda (verbe), être à cœur, agacer.
Kaimbo, instrument de musique.
— kandeli (v.), faire l'offrande du léopard.
Kamanga, tabac.
Kando, guerre, combat.
Kanga, danse semblable au lian-
do.
Kani ? qui ?
Kanzipweté, farine de maïs.
Kapi, pagaye.
Kapi, pagaye.
Kati, bague.
— kèddè (adj.), petit.
Keliba, grelot de chasse.
Kelima, voir magbéta.
Kilima, animal inconnu, mais
qui vivant dans l'eau, engloutit
les hommes et fait chavirer les
pirogues.
Kilima, arc-en-ciel; cf. kelima,
mabuéta.
Kendi, espèce d'écureuil.
— ki (verbe), être gros et grand.
Kibbi, pipe avec tuyau et boule.
Plante des pieds.
Kimi, singe en général.
Kingo, cou; cf. kingu.
Kingu, cou.
Kino (pluriel mino), dent.
Kirungu, érythréole.
Ko, à.
Ko, 23 ouïe.
Kodwa, arc.
Kodwa, petit arc à tirer le singe.
— kodoki (verbe), être fatigué.
— komi (verbe), pêcher à la main.
ABABUA
(Congo.)
E. — Vie intellectuelle.
124 (suite).
a) Arts.
Kolomba, pirogue; molumbwa.
Kongo (ia kumu), touffe de plumes de perroquet, insigne de commandement.
Koko, gong.
Kongoro, vin de bananes aigri.
Kpokpô, jeu de toupie.
— kudu (adj.), court.
Kuba} voler, dérober.
Kuma, avarice.
— kumba (verbe), porter.
Kumbè,éléphantiase du scrotum.
Kumburu, bras.
Kumbussu, chimpanzé.
Kumu, chef, homme libre.
Kunzi, le créateur.
Kupè, antilope céphalophe marron. Kuru, mangouste.
— kuti (verbe), être gorgé, rassasié.
Kwâ, affaire.
— kwanganè (adj.), quatre.
Kwè, plante dont on tire le sel;
sel.
— kwi (verbe), mourir, être brisé.
Kwia, filet de chasse.
— kwo (verbe), être long.
Kwosi, arrête de poisson; tatouage en forme de...
Lâlè, cultures.
Lébélé, mammelle, seins, lait; cf.
lïbèlé.
Lèbo, voir Ebo.
Lèbogo (pi. bogo), bananes.
Lébombo, trompe d'éléphant.
Légo, sacrifice humain.
Lékao, huile.
Lékubu, nombril.
Lelemba, chanter.
Lelembi (pi. malilembi), chanteur.
Lembo (pi. mambo), chanson.
— li (verbe), être assis, couché, rester.
Lengaga, menton.
Liando, danse du magicien-guérisseur.
— lia (verbe), fermer.
Libà, écaille (d'un poisson).
Liba, eau, rivière.
Liba, eau.
Liba kele, ruisseau; cf. mue.
hiba ledingi, rivière.
Libadagu, lieu où l'on abrite le
bois à brûler.
Libadu, trou, fossé.
Libâli, foie.
Ababua. Congo. E, 124.
Libana, malice.
Libanda, place du village.
Libapwa, serre-tête pour torturer les esclaves fugitifs.
Libangba, chaise rustique.
Libatta, lit en terre battue.
Libèla, tombeau.
Libèlé, mammelle.
Libèmé, nageoire pectorale.
Libembé, coquillage comestible (pi. balibembé) maison où l'on dort.
Libobè, arbre dont le fruit sert à faire les pipes.
Libobi, civette.
Liboé, courge.
Libogo, pierre.
Libogo, pierre.
Libongo, indiscrétion, bavardage.
Liboko, banane; cf. lebogo.
Libono, exode, déplacement de résidence : tagia libono.
Libudu, mare dans la forêt, village bâti en cercle.
Lïbulé, cendres (du bois).
Libussa, couleur noire.
Libwa, phallus.
Lidia, chant de guerre.
Liênassi, s'asseoir se mettre à terre.
Ligàda, incision des incisives.
Ligongo, espèce de feuille servant à couvrir les toitures.
Liguba (du verbe gubi), travail aux cultures.
Likabi, recherche du gibier: aluato likabi, il est adroit en chasse.
Likadda (du verbe kadda), taquinerie.
Likâla, dispute bruyante, tendance à se disputer.
Likandelé (du verbe kandeli), offrande que l'indigène fait à son chef, en signe de respect, du léopard tué.
Likèdi, hachette d'apparat.
Likôbo, propension amoureuse.
Likobo, mailloches du gong.
Likomba, nasse de pêche.
Likombé, espèce de jonc ; jungle formée par ces joncs ; bouclier tressé en.... (v. vara).
Likopi, gros bracelet de cheville.
Likongu, source.
Likonzo, avant-bras.
Likonzo, avant bras.
Likoto, nuque.
Likubu, nombril.
Likudu, petit village isolé.
Likuma, bouclier rectangulaire en bois.
Likumu, allure de chef.
Likunga, lance.
Likungu, arbre dont la sève sert à l'épreuve du poison.
Likuta, estomac.
— limaga, éteindre.
Limanga (de mangé), esclavage.
Limbao, grelot.
Limbili (pi. mambima), lingot de
fer.
Limbili, minerai de fer.
Limbinga, gâteau de bananes.
Limbolo, cheville.
Limboloka, suite d'un chef.
Limbumbu, goitre.
— limé (verbe), cligner.
Limpanga, fruit servant à polir
la poterie.
Lina, nom.
Lingamba, étoffe tissée.
ABABUA
(Congo.)
Vie intellectuelle.
124 (suite).
Lingodu, perforation de la lèvre supérieure.
Lingolombé, enceinte de chasse.
Lio, arbre produisant une grande quantité de petits fruits amers.
Lipuma, tatouage en cercles.
Lipungussa, espèce de coiffure.
Lipwata, parties laissées rugueuses sur les lames de couteau.
Lisia, beauté (de la femme).
Lisu, (pi. misu) œil.
Lisumba, coiffure en crête.
Liuta, tatouage de cuisse.
Liva, emplacement destiné aux plantations, après débroussement mais avant essartage.
Liwâli, rasoir.
Lo, aujourd'hui.
— loki (verbe), échapper à. Aloki bondi, échapper à l'effet du poison d'épreuve.
Lombi atomato, flairer ; cf. lumbi.
Lora, ciel.
— lua (verbe), réussir, se distinguer.
— luki (verbe), pagayer.
Lula, ciel; cf. lora.
Lumbaku, chant bachique.
— lumbani, s'embrasser sur la bouche.
— lumbi (verbe), sentir.
Lyeta ou lyekita, totem.
— ma (verbe) lancer, (la lance).
Maangbé, tonnerre.
Mambambu, nom que les initiés
du negbô donnent au profane.
Mabérengé, petit doigt.
Mâbi, jumeaux.
Mabô, dix.
Mabogo, pierres.
Mabuéta, arc-en-ciel; cï.magbuéta.
Madetti, homme corpulent.
Madjogo, nom général des affiliés au negbo.
Madundi, sentinelle.
Maébè, petit lit de repos
Magbwéta, animal mythique de l'arc en ciel, Kélima pour les Mangbétu et Bakango.
Magbili, variole.
Makakaro, termite (travailleur).
Makama, charbon (de bois).
Makatakwa, tatouage à larges chéloïdes des populations soumises aux Abandia.
Makima, fumée.
Ababua. Congo. E, 124.
Makongonago, remplaçante d'une femme stérile.
Malélé, tatouage de tempe des Boganga.
Malua, petits cônes en terre battue qui servent à soutenir les pots au-dessus du foyer.
Mama, frère de même père et de même mère.
Mamamè (pi. ba — ), apparenté
Mambambu, fruit) cf. nkassé.
Mambia, pilon de cuisine.
Mambia, couteau à pointe allongée.
Mambongi, sourd.
Mambuto, soufflet de forge.
Mambwono, joue.
Màna, vin de bananes (v. angunda et kongoro).
Mangagè, molaires.
Mangali, testicule.
Mangbè, animal mythique figurant la foudre.
Mangé, esclave.
Mangura, jeu de réflexion, décrit à la p. 95.
Mangungu, huiles de graines de courge.
Mangwengé, petit hochequeue.
Manzaka, ongle.
Manzia, femme nouvellement accouchée.
Mapindu, botoque des Mabinza ; marque du jeu dekpokpo.
Mapu, vêtement en franges de feuilles de bananier servant aux nouveaux circoncis.
Mapunga, riz.
Massonga, derrière, postérieur (de l'homme); cf. tumbu.
Matéo, oreille.
— mati (verbe) abattre, jeter omata kongo pâto, tu jetteras pour rien ton bouclier, moquerie à l'égard d'un guerrier vantard.
Matia, plantation.
Matindi, pied.
Matoko, perroquet; pomme de terre aérienne.
Mbà, petite courroie en peau de bête; Mba obalingi, petite courroie de peau entourée de cercles de métal.
Mbaangô, flèche.
Mbâbu, rat.
Mbâkwè, espèce de courge dont la caisse sert à faire des mandolines.
Mbalassa, peigne.
Mbalé, hutte, maison.
Mbâli, burin de forge.
Mbambeia, patate douce.
Mbâmu, maïs.
Mbamu, maïs.
Mbanga, piment (pilipili).
Mbata, visage, front.
Mbâsa, beaux-parents, beauxfrères.
Mbâso, arbre en général, bâton, canne.
Mbâzu, arbre; cf. mbâso.
Mbè, forêt avec petite futaie.
— mbè (verbe), prendre, saisir (v. mvè).
Mbébé, sorcier-guérisseur.
Mbéga, aisselle.
Mbembé, v. ésembé.
Mbènu, vous.
Mbèssu, nous.
Mbia, mortier de cuisine.
Mbiè, jarre, pot de terre.
E. — Vie intellectuelle.
124 (suite).
ABABUA
(Congo.)
a) Arts.
Mbiè mana, pot à bière.
Mbîè, céphalophe à dos jaune.
Mbiéli, coiffure en tresses.
Mbiembia, petite hirondellenoire.
Mbilo, singe cercopithèque.
Mbiti, nuit; cf. biti.
Mbo, vieillard.
Mbô, vieillard.
Mbôy avoir peur.
Mbô, phacochère.
Mboè, ancienne plantation envahie par la brousse.
Mbodo, maris, boue.
Mbola, devant.
Mbololo, hameçon.
Mboloko, céphalophe équatoriale.
Mbôlu, calebasse sur laquelle on lute un tuyau, et qui sert à donner les lavements.
— mb©ma (verbe), frapper.
Mbombo, trébuchet.
Mbomo, fer; cf. mbono, limbili,
bangivé.
Mbono, minerai de fer, oligiste.
Mbono, hache ou burin emmanché.
Mboto, naître ; cf. mimpèté.
Mbua aloiele, pluie.
Mbuè, gerboise (?).
— mbuïa (verbe), approuver.
Mbulu, variété de banane à gros
fruit.
Mbumé, sable.
Mbumé, sable.
— mbuti (verbe), bouder.
Mbwè, vagin.
Mé, batterie de gong accompagnant la danse du sorcier.
Mègné, urine, uriner.
Mélima, cœur, âme.
Mémako, œuf de poule.
Mena (parfois liména), amitié.
— méni (verbe), voir, regarder.
Mi, je.
Mi, enfant; cf. émi.
Mimama rika, sœur aînée.
Mimama nkulu, frère aîné.
Mimonganu, neveu, nièce.
Mimopèté, nourisson.
Mimôrô, fils.
Mimpèté, naître; cf. mimopèté.
Min'ka, fille.
Mino (v. kino) ; mino mè kopi,
ornement de chef; collier fati
de dents de léopard.
Mino, dent.
Misso, œil.
Mo (adj.), ce, cette.
Modogi, tristesse, regret.
Mokombo, v. vara.
Mokwéléku, couteau boganga.
Molangèngenè, femme favorite.
Molo, mâle, homme.
Molô, mari ; cf. moto.
Molua (adj.), mâle. Nséu molua, le pouce.
Molombwa, pirogue.
Mondabede, voir bien.
Mondelé, européen.
Mondoï, bouclier ovale.
Moni, soleil.
Monoko, village natal de la mère ; membres de la parenté habitant ce village.
Mosimi, orteil.
Mosisani, veine.
Mosopomé, intestins.
— moti (adj.), un.
Moto, homme.
Moyangelè, touffe de poils de phacochère qu'on se lie sur la nuque pour la danse liando.
Mpâ, forêt en général.
Mpâà, forêt; cf. bogé.
Mpali, sentier. .
Mpâli, légumineuse à fleurs blanches servant à empoisonner les rivières.
Mpè, fibre de feuille de palmier tenant lieu de fil.
Mpési, route.
Mpému, v. mpomu.
Mpepo, vent.
Mpesi, chemin.
Mpiko, jeu d'adresse.
Mpo, bananier.
Mpômu (pi. mempomu), porte.
Mpomu, porte; cf. mpunda.
— mpwato, frapper de la lance.
Mpoto leboko, bananier.
Mpunda, deuxième porte derrière la hutte.
Mûè, ruisseau.
Mukuami, os.
Muliémé, racine.
Mundubalibandu, mouche maçonne.
Munta mbomê, branche d'arbre.
Mussopomé, ventre ; cf. mosopomé, sapo.
Mvè, chien.
— mvé, s'emparer de.
Mwau, parole sans valeur. Moto ma mwau ndo, c'est un blagueur.
Na, à (possession).
Nâ, vers, à (direction).
Naibaki, médium.
Nakwati, pourquoi?
Namusaga, annulaire.
Nané, boire.
Nanu, ou ? ici.
Nasse, à terre.
Nassussunésa, s'éveiller.
Navissé n ha, se marier (homme).
Nchié, jeune fille.
Nda, mensonge. Nda'to na nowi
le mensonge est à celui-là
c. a. d. celui-là ment.
Ndé, hangar de réunion. Ndéé, barbe.
Ndegbwé, lèvre.
Ndela, parler.
Ndêlé, il y a longtemps.
Ndètté, quoi? que me veux-tu?
Ndidi, nouvelle lune.
Ndié, légume indigène.
Ndobo, maximum de la saison
des pluies (septembre-octobre).
ABABUA
(Congo.)
E. — Vie intellectuelle.
124 (suite).
a) Arts.
Ndobo, saison des pluies.
Ndoï, homonymes.
Ndôtté, terre.
Nébéli, nom mangbétu du negbo.
Nébu, tatouage du ventre.
Negbô, association secrète de fétichistes.
Nenonolia, chaînette de fer à propriétés magiques.
Nessamba, initié parfait du negbô (v. mambambu et amenzia).
— nga (adject.) combien.
Nga, claie barrant les rivières
pour la pêche.
Ngâ, teinture rouge.
— ngabu (adj.) leur.
Ngagê, lézard.
Ngâgi, mâchoires.
Ngâli, propriété commune de
l'ètina.
Ngamoaga, crier.
— ngalo (adj.) v. ngo.
Ngâmbi, sentier de bêtes.
— ngamè (adj.) mon, ma.
— ngè (adj.) son, sa.
Ngami, épouse, (bami mongami,
enfant).
Ngamô, pleurer.
Nganga, harpon.
Ngi, village.
Ngi village.
— ngo (adj.) ton, ta.
Ngoondé, crocodile ; cf. gondê.
Ngombè, femme stérile.
Ngongo, dos; cf. gongo.
Ngono, célibataire.
Ngossa, houe; cf. ngussa.
Ngossè, liane servant à faire des
cordes. Ngo'ï, jonc servant en vannerie.
Ngubé, boucher; cf. gubé.
Ngudu, ravin; espèce de banane
à gros fruit.
Ngumè, boa.
Ngundu, chapeau.
Ngussa, houe.
Ngussè, bananes à gros régimes.
Ngwê, lieu débroussé après l'es-
sartage (voir liva).
Ngwè, couteau.
Ngwè, couteau.
Nigi, corde faite en ngoï.
Nkâ (plur. bakaba) femme.
Nka, femme.
Nkabotillé, accoucher.
Nkaïa (adj.) féminin, femelle.
Nkalé tillik, se marier (femme).
Nkanzi, large vase où l'on lave
le suï.
Ababua. Congo. E, 124.
Nkassé, fruit.
Nkengé, village en ligne droite.
— nkoba (verbe) frapper.
Nkoï, bulbe odoriférant.
Nkoié, tousser.
Nkongo, bouclier en bois likuma;
cloche de sacrifice.
Nkoru, frère aîné.
Nku'ï, espèce de ficus dontl'écorce
sert à faire les pagnes.
Nkuè, sel ; cf. kwè.
Nomi, oncle maternel.
Nomonema, aujourd'hui.
Nôw, lèvre du gong.
Nowi, là-bas.
Nsâlè, ruisseau Nséè (adj.) belle.
Nsépëlé, moucheron.
Nsèsé, petite crevette.
Nséu, doigt.
Nsiè, jeune fille.
Nsio, doigt ; cf. nséu.
Nsissè, tendon d'achille.
Ntadi, cf. tâdi.
Ntêté, potière.
Ntiêti, pus.
Ntondo, partie supérieure du toit.
Ntondô, toit.
Ntundi, cadeau pour entrer en
relations.
Nyamè, viande, gibier, bête.
Nyakuma, tatouage de front.
— nyè (adj.) mauvais.
Nzà, tatouage par incisions.
Nzà biko, tatouage à l'aiguille.
Nza, faim.
Nza (pi. banzaba) buffle.
Nzâ (interj.) laissez-moi.
Nzaa, avoir faim.
— nzanè (adj.) bon.
Nzaga, ongle.
Nzanga, incisions sur les incisives
supérieures et inférieures.
Nzango, gros bracelet de fer.
Nzangué, bracelet, collier ; cf.
nzango.
Nzaza, écrevisse.
Nzazè, gravier.
Nzengé, place du village.
Nzèrè, caillous.
Nziê, panier profond, hotte.
Nzîè, perles en métal.
Nzîê, espèce de lance.
Nzô, serpent.
Nzoï, dévergondage de la femme :
wa na nzoï.
Nzodè,var. de bananes à long fruit.
Nzongo, clitoris.
Nzuda, racine rouge fort employée
par les guérisseurs.
Obumoti, cinq; cf. bumoti.
— oi (verbe) entendre.
— oroni (verbe) combattre.
Pà, conjonction introduisant l'adverbe ou une clause adverbiale, similaire au Ko lingala : pa gobo = ko boyo.
Pâ, solanée dont le fruit vert se mange en légume.
Pa, forêt.
— pagi (verbe) dire.
Pakka, tatouage en petits traits verticaux ; coopal.
Pakwa, cuiller de bois; navette de tisserand.
Panzi, flanc, côté.
ABABUA
(Congo.)
E. — Vie intellectuelle.
124 (suite).
a) Arts.
Papongo, bouclier en likombè.
— pasagi, mêler, tourner dans un aliment en cuisson.
Pâto, pour rien, sans cause, sans but (le pamba lingala).
Peo ndi alessa, avoir la fièvre.
Pèpè, nageoire caudale.
Pembè, terre à pipe, couleur blanche.
Pembé blanc.
— pi (adj.) noir.
Pili, voir épili.
— po (verbe) être présent; on entend quelquefois — poni : wa poni wè ! te voilà, toi !
Poa, entrave.
Podo, crapaud.
Poè (adj.) paresseux.
Pombo (adj.) beau, bon.
Pornbo dami, mon bon ami.
Pongbo, grenouille.
Pongbwo, forêt de lianes.
Pongo, maison de prostitution.
Popô, réunion, conciliabule.
Popoï, prépuce.
Popwa, petit pic-bois.
Pudu, marais.
Puï, chaise longue.
Punda, porte de derrière.
— pupi (verbe) sortir.
Purumessa, arachide.
Pwangè, défense d'éléphant.
— sa (adj.) long.
— salu (adj.) trois.
Sama, bailler.
Samabé, orient.
Sanga, v. essanga.
Sanga, saison sèche; cf. essanga.
Sâpè, fruit sec qu'on emploie en
guise de grelot.
Sébé, village abandonné.
Sélègbé, menotte.
Seno, quand même.
Sèsè, petit vase carré.
Senza, lune, menstrue.
— si (adj.) grand, nombreuse.
Sipi, guirlandes de feuilles servant pour les danses.
Sissia, oiseau tisserand.
So, salive.
Sôa, flèche à tirer le singe.
Sobè, milieu.
Sobé, au milieu.
Sobéengali, sud.
Sokiti, feu.
Âbabua. Congo. E, 124.
Sonassé, cracher.
Sonè (libati) petit couteau à inciser les dents.
Songo, nez ; talon de lance.
Songo, nez.
Songo nyamè (le nez de la bête), fruit à propriétés magiques.
Sopo, ventre.
Sosongo, perforation du septum
Suï, graines du liboé; espèce de rongeur à ventre blanc.
Sosso, se laver.
Sumwu, personnage mythique.
Tomati, objet, chose, nourriture.
Toté, se moquer; cf. teba, tuma.
— tufi (verbe) cracher.
— tuma (verbe) se moquer.
Tumbu, derrière, fondement.
— two (verbe) peser, être lourd.
Tuôté, cheveu, poils.
Vara == gubè likombé, bouclier rectangulaire et incurvé en joncs tressés.
Tâdi, frère cadet.
Tadi, frère cadet, sœur cadette.
— tangi (verbe) compter.
Tanga ogué, se promener, aller à
pied, aller à cheval.
Tâti, discussion.
— tenga (verbe) puiser de l'eau.
Teba, se moquer ; cf. tuma.
Tembé, lune; cf. timbè.
Tenza, bonne odeur, sentir bon.
Téta, grand-père, grand-mère ;
cf. tita.
Tété ambamo, courir.
Tètè, aigrette.
— ti (verbe) s'enfuir.
— tiba (verbe) laisser, cesser.
Tibi, spirales de métal allant en
s'évasant, bracelets.
Timbè, durée d'une lune.
— tingwa (verbe) boiter.
Tiné ambazu, tronc d'arbre.
Tita (pi. batita) grands-parents.
Toa (interj.) marque de répugnance.
Tobetu, s'habiller.
Wa ou wè, toi, tu.
Wandé, arbre donnant une teinture noire.
Wanè, ici,
— wè (adj.) blanc, européen.
Wanganassé olalé, aller dormir.
Wè, (interj.) toi!
Wellé, varan du Nil.
Wengeli, gomme végétale.
Yango, danse en général.
Yè, lui ou elle.
Yè! (interj.) allons donc!
— yeti (verbe) se réincarner,
v. lyeta.
Yu, demain.
— zegi (verbe) être malade.
Zingani, Porc-épic.
Zongomè, loutre.
Zukutu, chouette.
Zungulu, céphalophe des marais.
ABABUA
(Congo.)
Vie intellectuelle.
a) Arts.
124 (suite).
Quelques phrases et quelques mots qui se traduisent par une périphrase.
(d'après Tisambi).
Le soleil se lève,
Le soleil se couche,
Nuage : l'eau qui se promène
dans l'air, Eclair, Plaine, Aurore : le soleil n'est pas encore
venu, Midi : soleil au milieu, Hier : la nuit vers..., Avant-hier, Après-demain, Lève-toi, Levez-vous, Teter, Se laver : se laver la figure avec
de l'eau, Se peigner, Avoir la diarrhée : avoir mal au
ventre, aller à selle beaucoup, Inhumer, Qui vient ici, Un homme et une femme viennent
ici, Gomment s'appelle-t-il,
emwâné aperpisé.
emivâné agisé.
mbua di autanga alola.
bogn adi autumbo wamangbé.
ndôte elâle gi.
emivâné kapu pi.
emivâné sobé.
mbiti na ntinda.
mbiti ébalé eiasoé.
mbiti na ambua.
toié negô.
tuienitagi.
mimô Jcèdé alunga lébèlé.
sosa mbata na liba.
soné tuèté.
alésa sopo napambua titi tébua.
gela malumbina na dodo, ma biowane Jcane.
moro nanka da Mo wane.
lina lengé.
Ahabua. Congo. E, 124.
Comment s'appelle-t-elle, Pourquoi viennent-ils, Ils viennent pour vendre, Je veux acheter des bananes, Homme, viens ici. Que possèdestu?
J'ai deux maisons, trois barques Tu es riche,
Ils ont tous beaucoup de maïs, A qui est cette hutte,
lina lankamo.
kiva sine abîso.
obi natomati somba.
nasati nasombé bogô mabô.
moro nda bioané. Mossolossi mo-
binë.
mambale ebale, kolomba tesaro.
walembale lébua.
bato bazu bamu ébua. ia kane mbale.
Quelques mots qui n'ont pas leur équivalent en ababua.
Oui, non, caverne, mer, or, argent, plomb, homme (homo), jardin, table, scie, bêche, charrue, saison, bruit, se moucher, médecin, brûler le cadavre, vert, bleu.
Quelques phrases.
(d'APBÈS TlLKENS).
L'homme et sa femme,
La sœur et son frère,
Je vois le frère de mon ami,
Ma femme voit son frère,
Je donne à ma fille les fruits
de l'arbre, Tu a pris les peaux des grands
animaux, Je mange une banane, Tu as mangé de la viande, Le chien mangera de la viande, Nous mangions des bananes, Vous donneriez des habits aux hommes, s'ils les demandaient, Je voudrais qu'ils donnassent la
banane à nos hôtes, Mangez de la viande mes amis, J'aime le blanc parce qu'il récompense le bien et punit le mal,
Donnez moi des perles et des cuivres pour ma femme et mes enfants, ils les aiment beaucoup et s'en font des colliers pour plaire,
molo na nkalè.
minkaa na m ami.
namondè mami na mina, n'kalami amondi mami.
naguiaa navié an kaa veregaa mèè
na pie.
guié vie édiba te mamè tésié.
najaa bogu moti.
wué jaa niamé tindeiè.
mbèè ajati na siato,
ta jaa bogu n'dèlè.
wéé opié laamo na m'baatu jaasu
adê amosi wèè.
nabaa beau épié bogu mamaami
maaso.
najaa niamé boa minami.
nabaa mosungu, tibaa kwayo na-
baatu zakwanzaa, nazakwagé
angaa.
épaâ mi méaka, na balakota,
kwankaa na mie, nabaatuni
azaa emasitu ékanditu.
ABABUA
a) Arts.
124 (suite).
Bonjour blanc, je m'en vais, le modoo, na guiato, mooni daoguoi, soleil va se coucher, la nuit va biti adèsè. tomber,
Demain je pars avec tous les Nisaa naaguia navié balau naanhommes démon village, je vais gui baaso, naaguia naaguita les accompagner à la récolte du angivaalia, bazaa na kwaa caoutchouc pour qu'ils tra- kivèkwè. Nopieto angivaalia, vaillent avec ardeur. Je vous nabaatu bundu. apporterai mon caoutchouc, mais je veux en revanche des fusils à piston,
Les Ababua parviennent à exprimer tout ce qui peut se présenter dans leur vie habituelle et le communiquer à grande distance au moyen de tambours en bois ou plutôt de gongs. Ils ont atteint dans ce genre de communication une perfection absolument remarquable et à peu près unique parmi les peuplades de l'Uelè (construction du gong, voir E. 128). Pour communiquer au loin, l'indigène bat sur le gong, au moyen de deux baguettes, des coups et des roulements suivant une mode très variable et dont chaque forme a sa signification. De près, ces gongs ne produisent qu'un bruit relativement sourd, mais leur portée est surtout considérable la nuit et s'étend alors à plusieurs kilomètres pour les gongs de grande dimension. Lorsque les communications doivent se répandre au loin, les gongs se répètent de village en village jusqu'à ce que tout le pays ou toute une direction du pays soit informé.
de Renette.
Ababua. Congo. E, 124.
Le gong est un instrument de musique qui dans la vie sociale de l'Ababua a une grande importance, servant à transmettre la pensée au loin.
Là bas, au bord de l'immense clairière, le soleil vient de descendre derrière la cime des arbres. Le ciel vibre de clartés merveilleuses. Mais voici que brutale, monte la nuit.
L'ombre violette des sous-bois est soudain devenue noire. Elle s'élève, noyant les troncs élancés des arbres, effaçant les derniers reflets des frondaisons. Sur le ciel assombri la forêt ne se dessine plus; mais là, et puis là, et partout, impénétrable et hostile, une haute bande sombre semble se rapprocher, encercle le village comme une ceinture de montagnes mystérieuses.
Alors ces hommes que le labeur journalier avait dispersés rentrent à'pas lents, reculant devant l'obscurité envahissante, propice aux fauves et aux esprits malfaisants. Autour d'un foyer de bûches, ils se groupent, si serrés qu'ils sembleraient vouloir se rassurer l'un l'autre par leur présence réciproque. Ils échangent des propos sans importance et à mi-voix. Parfois l'un d'eux se lève, s'éloigne vers la rivière, balançant un tison allumé, puis vient reprendre sa place comme heureux d'avoir échappé à des dangers pressentis.
Dans le noir, à ras de terre, des lucioles se posent, luisantes et vertes comme les yeux des léopards. On entend le bruit sourd des pilons des femmes, venant des cuisines, tandis que déchirante et tragique, dans la nuit, monte la plainte des lémuriens.
Ils savent que là-bas, à des lieux de distance, dans d'autres villages, leurs frères sont réunis, silencieux; mais entre eux, implacable se dresse l'obscurité qui les isole; pour chaque village le monde de l'intimité et de la sécurité se réduit au cercle d'ombres mouvantes qu'éclaire le foyer.
Or, soudain, harmonieux et prolongé comme un son de cloche, un bruit monte, adouci par la distance. Il se répète, se modifie, les sons se combinent en batteries pressées et nerveuses; c'est le gong du chef de clan qui vient de parler. Un autre lui répond, puis un autre encore. Le batteur du gong du village a quitté le cercle, et a saisi ses mailloches. Les demandes et les réponses se succèdent... et voici que ces hommes deviennent soudain joyeux. Les voix s'élèvent, la conversation s'anime, on commente les nouvelles, on discute, on rit, on éprouve la bienfaisante impression de sécurité des jours où tous sont réunis à la palabre, près à se porter aide contre les dangers extérieurs.
Toutes ces familles dispersées par des circonstances hostiles, éloignées l'une de l'autre, vivent soudain d'une pensée unique. Leur
ABABUA
(Congo.)
E. — Vie intellectuelle.
a) Arts.
124 (suite).
merveilleuse ingénuosité a aboli les distances; l'impression d'isolement et de faiblesse disparaît et c'est la grande voix sociale qui monte dans la nuit, c'est l'âme du clan qui s'affirme joyeuse et dominatrice.
Le fait que le gong " socialise „ journellement les éléments épars du clan, fera comprendre les soins qu'on lui donne. Un chef important, devant transmettre des ordres à de grandes distances devra avoir un gong de grande dimension.
Quoique la plupart des indigènes connaissent les batteries usuelles, le rôle de batteur de gong est généralement réservé à un seul homme de la parenté, ces fonctions exigeant, comme nous le verrons, une excellente mémoire.
Un jour, me trouvant chez un chef d'anciens soldats bawenza Mandombé, à qui je m'étais plaint de l'attitude d'un de ces hommes, le nommé Mongané, il me dit : " Je vais l'appeler „. Et le gong de résonner à toute vitesse. Ayant demandé la signification de chacun de ces signaux, je notai finalement la dépêche suivante. " Je vais parler: les vieillards s'enfuient pêle-mêle; n'avez- vous pas mangé trop d'huile de graine de courge? „.
Il me fut impossible d'obtenir aucun commentaire analytique de ces phrases incompréhensibles.
Dans d'autres villages des réponses analogues couvraient mes carnets de notations indéchiffrables ; j'étais près de désespérer de parvenir à comprendre le système des correspondances par gong. Mais un jour j'entendis un chef indigène demander à un indigène voisin. Quel est ton " nom de gong „. L'autre de répondre " Nansangé pa mapudu. — J'enrage dans les marais. „
Lui ayant immédiatement fait battre son nom sur le gong, et m'étant renseigné, je parvins enfin à savoir que chaque chef, chaque homme libre et même les européens notables de la région, étaient
Abàbua. Congo. E, 124.
désignés par une batterie de gong spéciale. Et, vu le grand nombre de ces batteries à retenir, l'indigène les désignait par une phrase conventionnelle, dont le rythme était à peu près identique, et qui servait uniquement de moyen mnémonique. La même méthode s'étendait aux idées générales; et la phrase, " ne mangez pas trop d'huile de graine de courge „ rappelait simplement la batterie signifiant. * Pas de discussion, la chose est importante. „ La dépêche citée plus haut devenait immédiatement compréhensible et se résumait : " Ouverture de communication — indigène Mongana — venez vite — question importante. „
J'ai résumé dans le tableau (pi. VII), quelques-unes de ces batteries de désignation, et la représentation musicale de quelques idées générales. Étant incapable d'une notation musicale, j'ai été obligé de me les rappeler moi-même par des moyens mnémoniques ; il est donc possible que des erreurs de détail se soient glissées dans leur rédaction. Mais à l'aide de la méthode un agent quelque peu musicien et parlant le libwâlé, pourra en peu de temps, non seulement corriger ces erreurs possibles, mais également établir un code beaucoup plus complet des signaux télégraphiques de sa région.
Le fait que les batteries s'adaptent à des phrases mnémoniques entraîne deux conséquences.
Le libwâlé ou libati, comme la plupart des langues bantu emploie des voyelles différant non seulement par la qualité, mais aussi par la quantité. La phrase la plus correcte au point de vue grammatical, ne sera pas comprise de l'Ababua, si on ne fait pas usage de ces inflexions spéciales. Le batteur de gong fera également usage de signaux, semblables par la qualité et la durée des sons, mais différents par l'accentuation; tantôt ce sera un son obtenu d'un coup de mailloche plus violent, tantôt au contraire, le batteur de gong voilera une des notes en touchant légèrement les lèvres vibrantes avec le côté externe du poignet.
Enfin les signaux varieront aussitôt qu'on sort du groupe linguistique; tout au moins d'après ce que j'ai pu noter dans la zone de contact avec le groupe mabinza, seule zone d'interaction que j'ai visitée, après avoir appris la méthode de télégraphie accoustique. Il est vrai que dans ces régions, il existe de nombreux individus parlant les deux langues, et à même donc de transmettre au groupe ethnique voisin des communications d'intérêt général. de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 364-367.
ABABUA
(Congo.)
E. — Vie intellectuelle.
a) Arts.