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Sculpture

Les Ababua sont très peu sculpteurs, et si un des leurs semble avoir des dispositions pour cet art, c'est le bois et non la pierre qu'il choisira pour travailler. Les sujets sont en général l'imitation d'un être humain, soit un homme soit une femme quand il s'agit de fétiche. Ils sculptent également des tambours, des plats et de menus objets.

Ils sculptent des manches de couteaux aussi et de même le bois pour en faire des masques grossiers qu'ils emploient dans certaines danses et que les féticheurs portent à la guerre.

Perin.

Le mobilier de l'Ababua est frustre; la décoration en est excessivement élémentaire.

de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 281.

Deux objets sculptés, de la tribu des Moganzulu conservés au Musée de Tervueren.

1. — Pœcipient en bois sculpté de forme ovale terminé par deux pointes formant saillie sur les parois ; pied large et mince taillé à jour et s'appuyant sur un plateau circulaire à bords échancrés. Les parties sculptées conservent la couleur naturelle jaunâtre du bois ; les pointes, les parois latérales du pied et le plateau sont noircis au feu.

Récipient destiné à contenir le jus d'herbes servant à la consultation de l'oracle, à l'aide de l'appareil 696.

Dimensions : Longueur, 26 centimètres; hauteur, 18 centimètres; largeur, 9,2 centimètres. (Voir Iconographie, pi. LXII, fig. 695.)

de Haulleville et Goart, Ann. Musée Congo, Sér.III, 1. 1, fasc. 2 (1906), 315.

Ababua. Congo. E, 129.

2. — Appareil taillé dans un bois spécial nommé roka et se composant d'un plateau circulaire à surface lisse prolongé par un large manche, évasé, sillonné d'une fente longitudinale. Le plateau repose sur deux pieds courts, à section circulaire. Nom indigène : betti. Sert à consulter l'oracle.

Dimensions : Hauteur, 2,5 centimètres ; longueur totale, 25 centimètres ; diamètre du plateau, 9,2 centimètres. (Voir Iconographie, pi. LXII, fig. 696.)

de Haulleville et Goart, Ann. Musée Congo, Ethn. et Anthr., Sér. III, 1. 1, fasc. 2 (1909), 315.

La sculpture n'est représentée que par quelques masques grossiers dont on se sert dans certaines danses.

Védy, Bull. Soc. R. B. Géogr., XXVIII (1904), 274. — Id., Belg. Colon., II (1896), 506.

Les Mobati sculptent assez bien le bois et confectionnent des masques dont ils se servent à la guerre comme épouvantails.

Ghaltin, Congo Illustr., IV (1895), 116.

Deux masques en bois, conservés au Musée de Tervueren.

1. — Masque en bois blanc; face grossièrement taillée, à larges pans ; le front forme saillie sur des yeux rectangulaires percés à jour; bouche carrée; dents supérieures simulées par des chevilles en bois; oreilles de coupe arrondie débordant largement. Les pans de la figure sont peints de couleurs noire et blanche alternées et en partie effacées. Masque de guerre des Ababua. , Dimensions : 32 centimètres ; largeur (prise à l'extrémité des oreilles) 29 centimètres. (Voir Iconographie, pi. LX1II, fig. 655.)

de Haulleville et Coart, Ann. Musée Congo, Ethn. et Anthr., Sér. III, 1. 1, fasc. 2 (1906), 308.

2. — Masque en bois blanc, bruni au feu. Face à front large et saillant; l'arcade sourcillère est marquée par un relief dentelé formant d'une tempe à l'autre une courbe ininterrompue ; marque cicatricielle en forme de croix à la naissance du front, yeux et bouche percés à jour, tout le pourtour des yeux est blanchi au pembe ; dents figurées par de fines chevilles en bois. Masque de guerre des Ababua.

Dimensions : Hauteur, 30 centimètres ; largeur, 22 centimètres. (Voir Iconographie, pi. LVIII, fig. 652.)

de Haulleville et Goart, Ann. Musée Congo, Ethn. et Anthr., Sér. III, 1. 1 fasc. 2 (1906), 308.

E. — Vie intellectuelle.

a) Arts.

129 (suite).

Pour l'ornementation en général et les dessins faits sur les lames de couteaux, les bracelets, etc. (Voir E. 125, la fabrication des boîtesfétiches, voir D. 103.

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