Vêtements proprement dits. — Forme
Bien des peuples se font remarquer par leur costume national plus ou moins compliqué d'après la saison. Nos Congolais d'Ibembo aussi ont leur costume et leur mode, mais fort simples et moins susceptibles de variations périodiques.
Les hommes ne se mettent pas en frais pour le reste de leur toilette, n'ayant pour tout habit qu'un pagne, soit une espèce de tablier.
On rencontre parfois des indigènes en costume plus ou moins européen. Gomme ils sont fiers ceux-là dans leur accoutrement. Ils parcourent tout le village et les environs en se prélassant.
Hoof (Mgr Van) Mouv. Antiesclav., XIV (1902), 64.
Le vêtement de l'homme est nul jusqu'à l'âge de 6 ou 7 ans, puis c'est une étoffe faite d'écorces battues passée entre les jambes, retenue devant et derrière par une ceinture faite de peaux d'animaux.
TlLKENS.
Les hommes sont vêtus d'un rectangle d'écorce battue ou d'un tissu végétal tressé, passé entre les jambes et retenu au-dessus des hanches par une ceinture (*), composée d'écorces tressées en une grosse corde, terminée par une touffe de poils, souvent par une queue de chat sauvage.
Védt, Soc. R. B. géogr., XXVIII (1904), 195.
(*) La ceinture en usage est faite simplement en rotang cordelé ; elle fait quatre fois le tour du corps et atteint souvent 2 centimètres de diamètre. Elle est parfois remplacée par une ceinture en peau de serpent ou d'antilope.
Naham (Lt), Belg. Colon., IV (1898), 559a.
Ababua. Congo; B, 34.
Le vêtement de l'homme est nul jusqu'à l'âge de 12 ans; c'est ensuite une étoffe d'écorces battues passée entre les jambes et retenue par une ceinture.
TlSAMBI.
La ceinture est faite de lanières taillées dans des peaux d'animaux ; ces lanières font parfois vingt fois le tour du corps.
Périn.
L'homme est toujours vêtu d'un pagne d'écorce, serré dans une ceinture de peaux de bêtes et qu'il n'abandonne pour la feuille de bananier que si une marche trop longue lui a écorché les cuisses.
de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 328.
La femme encore vierge va nue ; dès qu'elle a connu un homme, elle se couvre les parties génitales d'un morceau d'étoffe fait d'écorces battues.
TlLKENS.
Les femmes sont pourvues d'un tablier d'écorce de quelques centimètres carrés ; très fréquemment les plus jeunes ne portent absolument aucun vêtement et n'ont pour tout ornement qu'une ceinture double ou triple formée de petits anneaux de fer enfilés sur une mince cordelette. Quelques détails du costume Ababua ou des coiffures changent dans certaines circonstances.
Trois femmes Ababua dont le Dr Védy donne la photographie, portent une pièce d'étoffe fixée à la ceinture et entourant les cuisses et les jambes jusqu'aux pieds.
Le morceau d'étoffe qui couvre les parties génitales de la femme est très souvent remplacé par une feuille.
Périn.
La photographie donnée par le Dr Védy ne peut être celle de femmes vivant à la mode Ababua, mais représente probablement des femmes de soldats ou de travailleurs, d'ori-
ABABUA
(Congo.)
B. — Vie matérielle.
c) Vêtements.
34 (suite).
gine Ababua. L'usage du pagne s'est répandu surtout en ces dernières années, mais il n'est guère porté dans les villages indigènes et par les vrais indigènes que lors des cérémonies, lors de l'arrivée des blancs, etc. En toute autre circonstance, c'est le tablier d'écorce battue et travaillée, plus ou moins grand, plus ou moins orné que porte la femme indigène adulte.
de Renette.
Le costume de la femme Ababua est rudimentaire ; nul jusqu'à la puberté, il se résume ensuite en un petit carré d'écorce ou en une feuille de bananier retenue par la ceinture de perles et dont le pétiole redressé s'affirme bizarement au verso de la dame.
Il n'y a pas d'autre tenue de luxe, c'est-à-dire de vêtements ou ornements spéciaux pour les fêtes, danses, etc.
TlLKENS.
Ababua. Congo. B, 34.
ABABUA
(Congo.)
B. — Vie matérielle.
c) Vêtements.