Vannerie
La vannerie est fort en usage. En général on poursuit un but purement utilitaire dans cette branche de l'industrie. Elle comprend la confection de paniers, de nasses, de bonnets de paille tressée, de nattes et de gaines pour fers de lance. Au moyen de lianes minces et flexibles, les Ababua tressent également de très solides boucliers.
Ils font surtout les souples nattes, soigneusement bordées, qu'ils emportent avec eux pour se reposer en voyage, et les chapeaux de paille.
Les nombreuses variétés de joncs divers vont leur donner la matière première pour le travail de vannerie. Le likombê, semiligneux, servira à faire des boucliers légers, le ngoï et le bobi donneront des paniers multiformes, depuis la hotte profonde que la femme porte, retenue par une liane passant sur le front, jusqu'au petit van destiné à faire voler les ailes tombées des termites, en passant par toute la série des corbeilles où l'on garde le maïs, de la grande claie servant à sécher la farine, du panier plat dans lequel on lave le suï.
de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 331.
Le ngoï donne aussi des cordelettes très durables.
de Calonne, Mouv. Soc. Int., X (1909), 329.
Ababua. Congo. B, 54.
ABABUA
(Congo.)
B. — Vie matérielle.
é) Moyens d'existence, métiers, occupations.