C. — Vie familiale
c) Mariage, rapport entre les sexes,
85 (suite).
vendu comme esclave, mais il peut aussi être exécuté et alors ses parties sexuelles sont attachées à une liane traversant le sentier conduisant à son village.
Mais cette exécution peut amener une attaque de la part des parents et des partisans de l'amant contre la famille du mari trop pointilleux. Ces maris reçoivent le surnom de " Tatati „ (caractère mauvais, dur, méchant) ; mais ce vocable n'est pas considéré comme une insulte.
Hutereau, de Haulleville et Maes, Ann. Musée Congo, Sér. III, 1. 1. fasc. 1 (1909), 101.
Si la femme quitte son mari et retourne chez elle, les enfants suivent la mère et si celle-ci se remarie, ils retournent chez leur père quand ils sont grands. Si les enfants sont grands, lors de la séparation, ils restent avec le père, et la mère peut partir. Mari et femme peuvent se séparer, mais les maris ne renvoient jamais leurs femmes.
On rencontre aussi des femmes ayant eu des enfants d'un premier mariage, vendues par leur mari à un autre et avoir de cette seconde union d'autres enfants. Dans ce cas, les enfants restent avec leur père respectif.
Périn.
La stérilité n'est pas un motif de répudiation. La femme peut être renvoyée dans son village par son mari; elle peut aussi prendre la fuite. (Voir G. 84.)
de Galonné, Mouv. Soc. Int., X (1909), 359-360.
Ababua. Congo. C, 85.
ABABUA
(Congo.)
G. — Vie familiale.
c) Mariage, rapport entre les sexes.