Abcès bronchopneumoniques
Parmi les cas publiés d’abcès emboliques, citons ceux d'Apert et Porak (1911), Rathery et Du Castel (1919),
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Amaudrut (1920), Cain et Oury (1924). Enfin, en 1928, Boïdin et Mie Fontaine, citent un cas de grands abcès du poumon se développant à plusieurs mois de distance au cours d’une infection traînante à staphylocoques.
Gn retrouve des cas d'abcès pneumoniques dans les publications d’A pert et Dubosc (1906), de LeclercetCharvet (1911), de Cordier, Paliard et Gaudron (1923), où le malade mourut au 12e jour, de Roger Cattan (1928), où la formation de Pabcès fut particulièrement rapide et ne fut pas empêchée par un traitement préventif de sérum et de vaccin.
Les abcès bronchopneumoniques se trouvent dans les cas de Cavaillon et Monod (1907), de Clerc, Ramond et Guillaume (1919), où l’intoxication par l’ypérite joue un rôle, Caussade et Tardieu (1919).
En France, l'étude de la question reste à l’ordre du jour, et l’on décrit successivement des abcès aigus et des abcès chroniques, des abcès curables ou mortels. La bactériologie et l’étiologie, du reste si variées, des abcès du poumon, font l’objet de maintes publications.
Pour ne pas faire une longue liste de tous les cas publiés sur cette affection, nous ne citerons que les principaux :
Ce sont ceux de Lemierre et Deschamps (1921): abcès du poumon au cours de la fièvre typhoïde et paratyphoïde, Laignel-Lavastine et Coulaud (1921): abcès multiples à pneumocoques ; Paisseau et Salomon (1922).
Ferron et Petges (1924), décrivent un cas d’abces à streptocoques.
En 1927, Besançon, Jacquelin et Célice citent un cas d'abcès à pneumocoques découvert par la radiologie et un autre cas d’abcès pulmonaire à staphylocoques dorés ; Weissembach, un abcès pulmonaire à streptocoques, d'origine dentaire probable.
Lemierre et Kourilsky publient en 1928 un cas d’abces amibien du poumon confondu avec une pleurésie interlobaire.
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Caussade, Vulliet, Marler et Medioni publient un article sur les grippes toxi-infectieuses ayec complications pulmonaires.
Etienne Bernard, Gilbert Dreyfus et Desbucquois (1928) relatent un abcès après une opération abdominale.
Tout récemment, en 1929, Léon Tixier et Stanislas de Sèze exposent un cas d’abcès streptococcique du poumon avec pleurésie interlobaire Séro-fibrineuse et aseptique. Paisseau cite un cas semblable. Lemierre et Rudolf observent un cas d’abcès pulmonaire à pneumobacilles de Friedländer.
Gravier et Morennas (1923) relatent un cas d’ahcès pulmonaire ayant évolué vers la peau.
Renaud (1926) décrit un cas d’abcès du lobe supérieur à évolution chronique.
Jules Milhit et Maurice Devot (1928), à propos de 6 cas de suppurations pleuro-pulmonaires, dont 5 cas de pleurésie interlobaire et un cas d'abcès à anaérobies, montrent l'impossibilité habituelle de distinguer un abcès du poumon d’une pleurésie interlobaire.
Piéry et Barbier (1922), citent un cas où l’abcès pulmonaire fut pris pour une pleurésie interlobaire, traitée pour telle par un pneumothorax artificiel et compliqué de pleurésie purulente.
En 1929, Achard parle de l’abcès aigu du poumon.
Forestier (1926), s'occupe plus spécialement de l'examen radiologique de la cavité abcédée par le lipiodol, ainsi que de Coyon et Oumansky (1926), Noël Fiessinger et Olivier (1926).
En 1925, Babonneix et Lévy, Etienne Bernard et Desbucquois, Lemierre, Kindberg et Bernard, Achard et Mouzon, insistent sur la guérison spontanée de certains abcès du poumon.
Eschbach (1927) cite un cas à évolution spontanée.
lagnow (1926) vante l'utilité du chlorhydrate d'émétine pour le traitement des abcès non amibiens du poumon. Laederich et Pousseau, Delille, Brûlé, Laporte et Ragu
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insistent à nouveau sur la bonne influence de l’émétine sur les abcès non amibiens. En 1929, André Breton présente quelques considérations à propos du traitement des abcès pulmonaires.
De toutes ces publications, il résulte que le problème des abcès du poumon n’est pas résolu et que les auteurs sont encore loin d'être d'accord sur les différents points concernant cette question.
ETIOLOGIE
L’abcès du poumon peut se présenter comme une affection primitive ou comme une complication secondaire.
Les abcès primitifs semblent représenter dans la littérature médicale française Le 50 °/, des cas environ.
IIS peuvent se diviser en :
1. Abcès pneumoniques, aboutissant d’une pneumonie, qui sont les plus rares. En France, Ménétrier (1919), sur 400 autopsies de pneumonies, a rencontré 13 abcès.
Fraenkel, en Allemagne, évalue cette fréquence à 2 °/,, d’après un total de 1200 pneumonies observées cliniquement.
2. L’abcès bronchopneumonique est moins rare. L'épidémie de grippe de 1918 en a fourni beaucoup de cas. La guerre à permis d’en observer quelques cas chez les soldats intoxiqués par l’ypérite, dont certains ont présenté des abcès pulmonaires au moment de la phase infectieuse secondaire (Clere, Ramond et Guillaume, 1919).
3. Les abcès dus à des infections pulmonaires primitives mal définies.
Ce sont ces abcès là qui réunissent le plus grand nombre de cas.
Il s’agit, à vrai dire, d'une inflammation suppurative primitive, mais cliniquement, ce ne sont que de vagues symptômes avant la vomique: frissons, points de côté, température; et les signes physiques n’en sont pas plus significatifs.
Les abcès secondaires reconnaissent deux causes principales :