‹ Les abcès aigus du poumonChapitre 5 sur 13 · Origine abdomino-pelvienne · texte numérisé non relu

Origine abdomino-pelvienne

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La flore microbienne spéciale de la bouche explique le caractère facilement putride des abcès du poumon.

Depuis l’amygdalectomie si répandue surtout en Amérique, les abcès pulmonaires se sont multipliés. Tenshburry et Clendenning attribuent ces infections à un procédé spécial d’anesthésie pour cette opération, par insufflation d'éther, qui entraine dans les voies aériennes des particules septiques.

Outre l’amygdalectomie, le rhino-pharyux peut produire des abcès pulmonaires. Tel le cas de Weissembach (1927), où l’abcès a fait suite à une poussée d’arthrite alvéolo-dentaire subaiguë, avec abcès vestibulaire, quelques semaines après scellement d’une dent à pivot. Tels aussi les deux cas de Kourilsky (1928), provenant d'une rhino-pharyngite aiguë avec angine.

L'origine abdomino-pelvienne est d'importance égale. Deux ordres d'opération sont à considérer :

1. Les interventions portant sur l'utérus et les annexes, ainsi que les lésions utérines d’un autre ordre, comme le postpartum. Teis les cas de Achard et Mouzon, Paisseau et Salomon, Caussade et Lévy-Fraenkel. C’est surtout après les avortements septiques que cette complication se produit.

2. Les interventions portant sur l'abdomen, surtout les opérations gastro-duodénales. Tel le cas d’'Etienne Bernard, Gilbert Dreyfus et Desbucquois (1928), où un malade fut opéré pour une hémorragie interne suite de traumatisme (balle dans l’abdomen) et qui fit un abcès pulmonaire.

Ces abcès sont relativement fréquents, au même titre que les complications pulmonaires banales qui surviennent avec une grande facilité après ces interventions.

A côté de ces causes, de beaucoup les plus fréquentes, le foyer infecté primitif d’un abcès pulmonaire peut se faire sur d’autres territoires.

Les affections cutanées peuvent notamment déterminer des abcès métastatiques : tels les cas de Jacquelin et Célice, de Boïdin et Mile Fontaine. Les septicémies, surtout celles

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dues au streptocoque peuvent intervenir (Etienne Bernard et Desbucquois), ainsi que les phlébites (Amaudrut), les endocardites (Rist et Rolland).

Ce n’est qu'exceptionnellement qu'on à observé un abcès pulmonaire dans la fièvre typhoïde (Roubier et Lamy), dans la paratyphoïde (Lemierre et Deschamp).

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