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Le point de départ de l'infection peut être variable et la multiplicité d’origine est une des caractéristiques des staphylococcies, ces portes d'entrées peuvent être quelquefois très minimes : écorchure, petite plaie infectée qui ont été guéries et dont on ne retrouve que difficilement la trace. Souvent nous avons retrouvé la notion de’ furoncles, de diverses manifestations cutanées staphylococciques, les staphylococcies de la face ont été souvent retrouvées dans les observations que nous avons étudiées. Enfin, toutes les autres localisations osseuses, prostatiques, utérines peuvent être mises en cause, signalons que pour les auteurs américains, la porte d'entrée serait fréquemment la région amygdalienne après tonsillectomie; nous devons signaler que dans toutes les observations de la littérature française, nous n’avons pas retrouvé cette origine quant au staphylocoque.
Le staphylocoque, agent causal de la maladie, est mis en évidence, ainsi que nous l’avons déjà vu par sa recherche dans le sang ou les produits de suppurations. Il peut être quelquefois mis en évidence par lPexamen direct, cependant c’est la culture qui permet le plus souvent d'affirmer sa présence et son genre. C’est le stäphyloco- } que doré qui paraît dans la majorité des cas être l’agent responsable des affections que nous avons étudiées. En éffet, dans vingt-six cas, nous retrouvons cet agent pathogène, à l’état pur le plus souvent, rarement associé à quelques staphylocoques blanes en très petite quantité. Ce staphylocoque -blanc à l’état de pureté est la cause de la maladie dans trois cas. Dans les autres observations, les auteurs n’ont pas indiqué la race du germe. Ces chiffres sont en accord avec les observations des auteurs étrangers que nous avons consultés.
Ainsi les abcès du poumon nous paraissent toujours secondaires dans le cours des staphylococcies, souvent la manifestation pulmonaire paraît éloignée de la manifestation précédente, il nous semble cependant nécessaire dé relier ces faits entre eux; en effet, nous avons retrou-
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vé dans la littérature de nombreuses observations où la durée de la septicopyohémie a duré quelques années et où les différentes manifestations du microbe pathogène étaient séparées par des intervalles atteignant quelque- - fois plusieurs mois, en particulier nous nous appuyons sur les communications de REY, de NEDELKOFF, de LE- JARS, d'OURY et LE BARS, de VERES, DESHOUX, BERT, BAR- MANT, et LAFON; enfin de PIcoT et AUROUSSEAU. Longtemps d’ailleurs en France on a considéré les abcès staphylococeiques du poumon comme toujours secondaires.
Cependant les étrangers et les Américains en particulier parlent de manifestations primitives des abcès staphylococciques du poumon. En France, BESANÇON, JAC- QUELIN et CÉLICE en 1927 communiquent une observation d’abcès staphylococcique du poumon qui paraît primitif, où on ne retrouve pas de porte d’entrée. Cette idée est reprise par TRoOISIER, BARIÉTY et BROCARD qui, à côté d'observations américaines, en particulier cellé de REI- MANN, en présentent une personnelle.
Il paraît donc que ces abcès primitifs staphylococciques existent, cependant, ils ne paraissent pas fréquents, peut-être le seraient-ils plus chez les nourrissons et les jeunes enfants; en effet, plusieurs observations de tels cas ne signalent pas de porte d’entrée, mais nous remar-
. . . € querons que les observations de SMITH qui montrent des
pneumopathies staphylococciques du nourrisson font acte de manifestations cutanées concomittantes. Jusqu’à présent, il nous semble difficile cependant d’infirmer Pexistence des abcès primitifs staphylococciques du poumon, qui paraissent vraiment exister mais on peut dire qu’ils sont très rares, exceptionnels. ;
A l'heure actuelle, en France, la plupart des auteurs sont en effet d'accord pour affirmer que les pneumopathies staphylococciques et en particulier les abcès procèdent rarement d’une cause impossible à identifier.
Il nous pardit donc qu'avant d'affirmer qu'un abcès
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staphylococcique du poumon est vraiment primitif il faudra rechercher avec soin toutes les portes d'entrées possible qui, répétons-le- encore, peuvent être minimes, quelquefois méconnues; enfin signalons que dans les cas où l’on ne retrouve absolument pas de porte d’entrée, il faut songer à ce fait que le staphylocoque peut traverser la muqueuse intestinale ainsi que l’ont montré CALMETTE et PETIT. |
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Aussi, si nous ne nions pas comme certains auteurs le fait que certains abcès staphylococciques du poumon
sont primitifs, nosu tenons à en signaler le nombre infime
et à les considérer comme de très rares éventualités qui doivent inciter à rechercher dans tous les cas et de très près l’origine de l'infection qui donnera des abcès secondaires pour la majorité des cas.