‹ Les abcès staphylococciques du poumonChapitre 7 sur 17 · ETUDE CLINIQUE SYMPTOMATOLOGIE — EVOLUTION · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE SYMPTOMATOLOGIE — EVOLUTION

Les abcès staphylococciques du poumon peuvent se présenter soit comme apparemment primitifs et marquer le début de la maladie ou bien, au contraire, apparaître dans le cours d’une infection qui, quelquefois, n’a pas été mise-en évidence jusque là.

Cependant l'épisode pulmonaire commence à peu prèk toujours suivant le même tableau, soit au cours d’une légère infection connue du malade et qu'il traite; soit apparemment sans qu'aucun épisode n’ait précédé l’affection pulmonaire ou qu'il n’y ait pas prêté atlention.

Ce sont d’abord les signes fonctionnels qui le plus souvent attirent l'attention; le malade se plaint de points de côté légers, plus ou moins fugaces, quelques accompagnés d’üne toux légère el d’une expectoration le plus souvent banale. En même temps s’installe un état de malaise avec quelques réactions fébriles, courbature, et bientôt des signes généraux graves s’installeront.

D'autres fois, le début se fait brusquement, Ho imposant, prenant l'allure d’une pneumonie ou d’une fièvre typhoïde, le malade est prostré, le teint est plombé, la température es télevée, donnant un tableau d'infection généralisée, importante, d’allure rapide.

Dans nos observations, nous avons eu ces deux types différents de début: en effet dans le cas du premier malade, l’abcès n’est apparu qu'au cours d’une infection trainante qui l'avait fait mettre en observation dans le

| À service. le seul signe net dont se plaignaïit notre malade était une température assez légère mais revenant régulièrement, s’accompagnant de fatigue et de malaise. Dans notre seconde observation, au contraire, le début fut du type brutal, à grand fracas, et l’on porta les diagnostics de pleurésie äiguë puis on songea à une pneumonie ensuite, diagnostics qui furent rapidement rectifiés par la suile étant donné le manque des signes cliniques habituels à ces deux affections et l’apparition des signes d’abcédations.

Nous ferons remarquer que ce dernier mode de début, d'apparence primitif, est en général assez rare; en effet, dans les cas que nous avons étudiés chez les auteurs français, nous ne retrouvons ce mode de début que dans six Cas; dans les autres observations, soit vingt-sept, nous retrouvons le mode habituel de notre première observations, début assez insidieux au cours d’une affection plus où moins justement diagnostiquée ou bien au cours d’une staphylococcie ayant déjà donné d’autres localisations.

A ce sujet, nous remarquerons la fréquence des localisations cutanées précédant l'apparition de l’abcès que nous retrouvons dans seize cas, soit qu’il s'agisse de furonculose, d’anthrax, ce qui est le plus fréquent, quelquefois nous retrouvons des pyodermites tenaces et ayant résisté au traitement: les abcès se trouvent également.

Enfin, à ce chapitre des localisations superficielles, nous

noterons dans six cas des abcédations survenues à la suite d’une plaie qui s’est infectée par la suite: signalons un cas de plaie utérine dans ce chapitre. Dans cinq cas nous avons retrouvé des manifestations ostéomyélitiques ayant précédé la phase d’abcès; dans quatre cas ce sont les manifestations articulaires qui furent les premières. Enfin, dans deux cas il a été impossible de retrouver une porte d’entrée. À

Ces chiffres sont absolument en accord avec les travaux que nous avons relevés dans la littérature étrangère el en particulier dans la littérature anglo-saxonne

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où presque dans tous les cas les auteurs de ces pays ont également trouvé une porte d’entrée au microbe.

Cependant, quel que soit le mode de début de l’abcès, très rapidement on assiste à un tableau d'infection grave.

Nous insisterons sur la gravité et l’importance de ces signes généraux qui sont un bon témoin de l'infection du malade; en effet il est très touché, son teint est pâle, cireux, souvent terreux; il est absolument asthénique, incapable de se plaindre, de décrire nettement ses souffrances. La température est élevée, très oscillante et ces oscillations sont très importantes en valeur. Ce tableau est celui d’un grand infecté et doit donner à penser à la septicémie,

De toutes façons, l’abcès staphylococcique évoluera comme tous les xhcès pulmonaires, d’abord par une phase précédant l’ouverture dans les bronches.

Les signes physiques sont réduits, montrant quelques râles discrets, une légère submatité du champ pulmonaire, un petit souffle quelquefois, dans d’autres cas on trouvera des signes cavilaires mais rarement.

Dans les jours qui suivent et rapidement, la symptomatologie pulmonaire prend alors la première place : les points de côté deviennent plus importants, gênant la tranquillité du malade, allant quelquefois jusqu’à la douleur aiguë et lancinante qui ne laissera pas de répos.

La dyspnée s’installe, tenace, accompagnée de cyanose rariable; pour les auteurs américains, elle paraît tres marquée, cependant nous n'avons pas remarqué que Îles auteurs français la retrouvent et ÿ attachent une grande importance.

* En mème temps les signes généraux continuent à être marqués fortement : état général très touché, le malade étant asthénique, aboulique, quelquefois cet état va jusqu’au tuphos. La température est assez élevée, et un caractère particulier à l’abcédation pulmonaire staphylococcique est la fréquence et lamplitude des oscillations;

LÉNR

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