CHAPITRE V
De la propolis.
Comment se fait-il qu'une substance qui paraît réunir autant de qualités diverses n'ait encore trouvé son placement ni dans le commerce ni dans la médecine?... Doit-on attribuer cette indifférence à la difficulté de s'en procurer, ou bien à l'ignorance de sa valeur dans les arts et dans la pharmacie? Dans le premier cas, je crois qu'il serait bien facile d'extraire une certaine quantité de propolis des vieilles ruches en cloche, dont les interstices sont remplis de cette matière ; quant à son utilité réelle dans les arts,; il est impossible qu'une substance qui réunit toutes les qualités de la cire, et qui de plus est trèsodorante, très-inflammable, flexible et conservant parfaitement les empreintes, ne puisse un jour trouver un emploi avantageux. Déjà, dans la médecine, on s'en sert utilement en Italie ; on en fait des vésicatoires qui sont bien supérieurs à ceux en usage ici; car les cantharides offrent souvent des dangers tels que bien des praticiens en repoussent Temploi.
r»r>0 CINQUIÈME PARTIR.
Enlin, je suis persuadé que plus tard on sera surpris qu'on ait négligé pendant si longtemps une substance qui offre des caraclères d'utilité inconlestables.
Bien des personnes ont dit que la propolis est rouge, d'autres qu'elle est jaune. Il est facile de metlre tout le monde d'accord sur ce sujet, puisqu'elle participe delà couleur des différentes plantes sur lesquelles les abeilles l'ont récoltée. J'en ai vu de rouge, de jaune, de verte et aussi d'une belle couleur grenat. Elle est très-odorante, sa saveur est piquante et amère.