‹ Les abeilles et l'apicultureChapitre 41 sur 42 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

Hivernage des raehes.

On a beaucoup parlé, ces dernières années, d'un procédé d'hivernage très-avantageux et très-sûr, disait-on : avantageux, en ce que par ce moyen on préservait les abeilles de l'atteinte du froid, et surtout parce qu'on prévenait la consommation du miel pendant la morte saison.

Les abeilles en se réveillant reti'ouvaient leurs provisions intactes et n'avaient plus à redouter ces (erribles famines qui font périr une bonne partie des ruches avant le retour des fleurs.

Le froid, non plus, n'avait aucune prise sur elles,, en sorte que l'heureux apiculteur, débarrassé de ses ruches et des soucis qu'elles donnent parfois pendant les mois d'hiver, ïi'ayant plus de pertes à déplorer, tout devenait pour lui plaisir et profil .

Ce moyen tant vanté consistait à ensevelir les ruches dans des espèces de silos préparés à peu près comme pour la conservation des pommes de terre et autres légumes.

:,:>« CiaOUlÈME PARTIE.

De nombreux essais ont élé tentée d'après les indi- <»ations de Tauteur de ce procédé ; quelques personnes ont réussi, mais en général on s'en assez mal trouvé.

Il est donc probable que ce procédé retombera dftos l*oubli dont son auteur Ta tiré, car il est loin d'être nouveau ; l'ancienne Maison rustique en avait déjà parlé comme d'un moyen connu et pratiqué avec plus ou moins de succès.

C'est qu'en effet, pour réussir, oetle opération demande une foule de précautions sans lesquelles on risque de trouver les abeilles mortes et leurs provisions dans le plus triste état. Un hiver excessivement humide ou trop prolongé, des alternatives de chaud et de froid, mille causes enfin peuvent rendre nulles toutes les attentions de l'apiculteur.

Quelques personnes, redoutant pour leurs abeilles les rigueui's de l'hiver, portent leurs ruches dans l'intérieur des maisons. Elles choisissent un endroit tranquille et sombre; une cave sèche ou bien un grenier bien abrité. Ce mode d'hivernage est, je crois, préférable encore à l'enfouissement, car on a du moins toujours les abeilles sous les yeux, on peut remédier au désordre qui surgirait par suite d'un excès de chaleur ou d'humidité, puisque rien n'empêche de les visiter de temps en temps. Quand elles tombent en grand nombre sur le tabliei', c'est que la faim exerce ses ravages parmi elles, il faut alors y pourvoir sans retard ; si les ruches exhalent une odeur fétide, on peut être sûr qu'elles sont attaquées delà dyssenterie. On voit qu'il y a avantage à ne point les perdre entiè-

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