‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 18 sur 90 · EE · texte numérisé non relu

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DE LA RÉGION INCONNUE 23 1e

reliques de Barents. Lui et ses compatriotes ressentent un orgueil plein d'affection pour ces actes glorieux de leurs ancêtres maritimes, et ils entoureront 44 d’un respect attentif ces témoignages d’un noble ex-

ploit. Ces objets ont été déposés au musée naval de

la Haye, et là, une maison ouverte par devant a été 1 fconsiruite pour les recevoir, imitant exactement le Ê | dessin, dans ce volume. Dans une brochure publiée la Haye, en 1872, M. de Jonge prouve d’abord

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nt passanihe Es Ù | le navire. BR authenticité des reliques, donne ensuite un récit ; -précaire, lu voyage de Barents et de son hivernage à No- -mer et ilsl aïa-Zemlia, puis examine la question de savoir si

ent du sudBucun voyageur n’a visité le lieu d’hivernage avant nord: lei 1874, et enfin il donne une description détaillée de Buürtough haque relique, y joignant des notes historiques et

brehéologiques (1).

Le point le plus important du voyage de Carlsen

st la correction de la prolongation nord-est de : ovaïa-Zemlia. Au nord du détroit de Matochkine, lrencontra un autre capitaine norvégien, le capiaine Mack, dans un navire de Tromseæ et ils déciièrent de naviguer de conserve. Mack avait de bons nstruments que lui avait fournis l’Institut météoroogique de Christiana et Îe résultat de leurs obserations fut que la pointe nord-est de Novaïa-Zemlia sirapportéeinexactement dansles cartes modernes ; ii

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(1) Nova-Zembla. De voorwerpen door de Nederlandsche eevaarders na hunne overwintering aldaar in 1597, achtergeten en in 1874, door kapitein Carlsen teruggevonden. Beshreven en toegelicht door “hr. Mr. J. K. J. De Jonge, Adanct Rijks Archivaris Gravenhage, 1872.

service ef attentif de

elle est placée par 73° de longitude est (1), tandis que les observations de Mack et de Carlsen don: nent 67° 30’, Le 3 septembre, les deux navires furent séparés dans un brouillard épais. La carte de cette extrémité de Novaïa-Zemlia, dressée par Carlsen, est d'accord avec celle publiée par Gerrit de Veer, l'historien du voyage de Barents en 1598, et M. de Jonge donne une carte qui montre le deux, en même temps que la prolongation erronée à l’est d’autres cartes modernes. M. de Jonge mor:

vigateur hollandais Vlamingb en fût bien près en

maison. Le récit du voyage de Vlamingh est donni

par Witsen.

M. de Jonge donne une note très-intéressant

méridien de cuivre au milieu duquel est tracé uw

pour déterminer la déviation de la boussole. Plan cius, le célèbre cosmographe et le maître. de Ba rents, avait inventé cet instrument pour fonction ner sur une astrolabe et par là calculer la longitud en mer. Au moment où l'expédition mit à la voi en 4596, Plancius était très-occupé de son idé de trouver la longitude par la aéviation de la bou

(1) La longitude est, dans le courant de ce volume, indiqu d'après le méridien de Greenwich ; nous rappelons au lectei que le méridien est à 2° 20’ 14” à l’ouest du méridien i Paris. (TRAD.)

tre aussi que les Russes n’ont jamais visité le quartiers d'hiver de Barents et que, quoique le na

1664, cependant il ne débarqua pas et ne vit pas lib

sur la vieille pendule et une autre sur un curieulk

méridien. Il croit que ce cadran est un instrumerlk H pauvre

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sole. Dans ce but, il construisit un cadran de cuivre qui devait être fixé sur l’astrolabe; et il est probable que cette relique est le seul exemple en existence de l'invention de Plancius, Des trois livres qui figurent parmi les reliques, l’un est la traduction de l’ouvrage de Médina sur l’art nautique, édition de 1580; une édition corrigée fut publiée en 4598, preuve que le navire avait mis à la voile avant cette année, car un pilote aussi soigneux que Barents aurait certainement emporté la dernière édition d’un semblable ouvrage.

M. de Jonge regarde ce fait comme une nouvelle preuve de l’authencité de ces objets. Les autres livres sont une chronique de Hoïlande et une tra-

} duction hollandaise de l’Aistoire de Chine de Men-

doza. Ce sont là peut-être les reliques les plus précieuses au point de vue archéologique; mais ce ne sont pas les moins intéressantes, la flûte qui donne encore quelques notes et les souliers du pauvre petit mousse qui mourut pendant l'hiver,

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