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moins en moins de courant, L'état de la mer, relativement aux obstructions de la glace, dépendait des vents qui régnaient. Vlamingh fut ensuite choisi pour commander une expédition d'exploration à la | Nouvelle Hollande, » “ |
Mais le plus extraordinaire des voyages hollandais au nord de Novaïa-Zemlia est celui que Witsen a raconté (4). Il dit : « Je suis informé avec certitude que le capitaine Cornélis Roule a été à 84° et demi ou 85° dans la longitude de Novaïa-Zemlia, et qu'il a navigué environ 40 milles entre des terres accidentées et qu'il a vu une grande quantité d’eau libre derrière lui. Il alla à terre avec son bateau, et, du haut d’une colline, il lui sembla qu'il pouvait aller trois jours de plus dans la direction du nord. Il trouva là beaucoup d'oiseaux et nullement sauvages. » Il n’y a là aucune date, mais il semble que Witsen reçut ce renseignement comme son livre était aux mains de l'imprimeur et qu'il n'eut pas le temps de rassembler des informations sur ce sujet,
En l’an 14624, un petit navire hollandais de 84 tonneaux, commandé par le capitaine Williamsz0on avec Jacques Jacobszoon comme pilote, essaya de naviguer jusqu'au Pôle ; ils arrivèrent à trois degrés au nord du Spitzberg et de là longèrent le bord de la masse glacée, mais ils ne trouvèrent aucune ouverture. Alors le bon pilote Williamszoon fut convaincu qu'il était impossible d'arriver au Pôle
(1) Voir l'article du commodore Jansens dans les Proceedings de la Société Géographique de Londres, t, 1x, p. 178.
arctique et il retourna sagement à sa pêche à la baleine. Sa tentative éveilla chez d’autres le désir de faire des découvertes et deux capitaines, nommés Sybrandt et Claas Cornéliszon, s’y essayèrent, mais furent également malheureux. Toris Carolus, qui lui-même fit deux voyages au nord, publia en 1634 le tracé de sa navigation dans lequel il déclare que 83° nord est la plus haute latitude qui ait jamais été atteinte.
Il peut sembler, d’après les faits que nous avons cités, que les Hollandais qui ont fréquenté le Spitzberg n'ont pas matériellement ajouté à la connaissance de ce groupe jusqu'à la fin du xvire siècle. Ils n’allèrent jamais plus loin que les Sept Iles et que le détroit d’Hinlopen sur la côte nord, et dans une mauvaise année ils tournaient à l’est, doublant la pointe sud du Spitzborg et gagnant une grande pêcherie dans la baie de Disco (4), au large de l’île d'Edge. Cela ressort parfaitement de ce que nous dit
Frédéric Martens, qui alla au Spitzhergen 1671 (2) et k
qui écrivit la meilleure description de ce groupe qui ait paru avant la publication de l'ouvrage de Scoresby. 11 dit : « Alors suivant les Sept Iles, nous ne vimes aucun navire aller plus loinet je ne pour. rais comprendre qu'un navire le fit, ni qu'il allât aussi loin chaque année vers l’est à cause du danger de la glace. On ne sait si le Waygat traverse le pays ou non. »
Mais environ trente-cinq ans après l’épor”2 de
(1) Baie distincte de celle du même nom au Groënland. (2, Voyage publié par la Société Hakluyt, en 1855.
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Martens, deux capitaines hollandais, nommés Cornélis Gilies et Outsger Rep, firent des voyages dans la direction de l'est, tels qu’on n’en a pas fait de semblables jusqu'à nos jours. En 1707, le capitaine Gilies passa plus d’un degré au nord des Sept Iles sans en être empêché par la glace, puis navigua à l'est pendant quelques lieues dans une mer ouverte, puis dirigea son cours au sud-est et après cela au sud. Par la latitude de 80° nord, il vit une terre très-élevée , environ 25 milles à l’est de la Terre du Nord-Est, terre qui depuis a été connue sous le nom
ù de Gilies Land (terre de Gilies). Il courut alors le
long de la côte est de la Terre du Nord-Est, entra dans le détroit d’Hinlopen et jeta l’ancre dans la baie de Lomme, où il prit deux baleines. Ces renseignements ont été donnés par Walig et d’autres capitaines baleiniers au Helder, en 1775, et ils sont rapportés par Daines Barrington (4). Ils concordent à tous égards avec la carte de Van Keulen. Ainsi les Hollandais s'assurèrent que les deux criques découvertes par les Anglais et nommées d’après
(1) 11 semble, d’après la liste des capitaines baleiniers que donne Gerret van Saute, que Cornelis Dirkzoon Gilies fit des voyages au Spitzberg, de 1700 à 1714, avec un navire appartenant à la ville de Jhisp, dans la Hollande septentrionale. Son année la plus heureuse fut 1705, dans laquelle il prit seize baleines. En 1707, il semble avoir sacrifié la pêche baleinière pour les découvertes; car, d'après la liste, il ne prit pas de baleines cette année. En quatorze ans, il prit cent vingt-deux baleines. Outsger Rep est sans doute l’Outsger Pieterzoon Rep de la lisle, qui fit des voyages seulement de 1700 à 170%, de sorte que ses découvertes ne peuvent être dans la même année que celles de Gilies (Voyez Alpha-
Sir Thomas Smith et l’Alderman Freeman, étaient
en réalité des détroits et ils les appelèrent détroits E
d'Hinlopen et de Walter Thymen. Les Hollandais découvrirent aussi les Sept Iles, la côte est de la Terre du Nord-Est, la terre de Gilies et trois îles au
large de la côte est de l'île d'Edge, qu'ils appelèrent È
les îles de Ryk-Ys. Mais ils ne virent pas l’île de Wiche des Anglais plus à l’est, et cette terre étaitsi bien oubliée qu'à la fois Scoresby et le capitaine
de la Recherche (4), dans leurs cartes, mirent Terre
de Wiche comme un autre nom pour les îles de Ryk-Ys.
La connaissance que les Hollandais eurent du Spitzberg est réunie dans la carte des Van Keule (père et fils), carte qui eut plusieurs éditions et qui fut la meilleure autorité sur le sujet pendant tout le xvine siècle. Jean Van Keulen le père mou environ en 1705 et le fils, Gérard Van Keulen, fit dernière publication en 1728. La dernière édition de leur carte du Spitzberg fut faite après Ie retour du capiiaine Gilies et Outsger Rep, et montre leurs
belische Naam-lyst van all de Groenlandsche en Slraat Davis. che Commandeurs, door Gerret van Saule, Haarlem, 1770). Walig qui fournit les renseignements relatifs à Gilies, est le Jean Simonszoon Walig de la liste, 11 fit trente et un voyage au Spitzherg, de 1714 à 1745, et se servit de cartes préparéé par Gilies.
(1) La Recherche est une corvette française, qui, en 183% et 1839, fit un voyage d'exploration scientifique dans le mers du Nord. Les résultats de cette exploration ont été cor signés dans un grand ouvrage du ministère de la marine Voyage en Scandinavie, en Laponie et au Spitzberg de la cor. vette la Recherche, 16 vol, in-8. Paris, 1845, (TRAD.)
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découvertes, leurs noms sont sur le titre. Le D' Peermann a parlé d'un ton assez méprisant de la arte de Van Keulen et il a changé la position de a terre de Gilies de 80° à 81°30', prenant Barringon pour son autorité. Mais le récit de Barrington st parfaitement d'accord avec la carte de Van Keuen (4)et avec les positions prises par Tobiesen en 864, de sorte que ce changement est certainement ne erreur. M. Foster, qui était un des lieutenants e Parry en 1827, estime bien différemment la vaeur de l’œuvre de Van Keulen. lIdit : «Nous recon-
hûmes distinctement presque tous les points des
erres marquées dans la vieille carte hollandaise. » til ajoute que plusieurs des glaciers du détroit l'Hinlopen étaient indiqués avec exactitude.
La pêche baleinière des Hollandais continua à fleuiraussi longtemps que cette vaillante petite républi-
Que maintint sa grandeur maritime. Nous avons des
elevés statistiques de 1669 à 1775, d'où il paraît qu'entre 4675 et 1690, plus de cent navires firent nnuellement le voyage du Spitzberg et que même. ie année, en 1684, il partit jusqu’à 242 navires. De 1672 à 1674, la guerre mit fin pour un temps à a pêcherie, et encore en 1691. Le nombre de nalires perdus fut en moyenne de dix par an, et en 678, le nombre monta à dix-huit. Après 1694, le ombre de baleiniers diminua. En 1700, ils étaient 13; en 1707, le nombre de ceux qui naviguèrent, ut de 134, et en 1717, ils étaient 194, En 1769, il y
(1) Voyez p. 49,
52 à LES ABORDS
en avait 410 ; en 1775, ic nombre tomba à 88 et, partir de cette année, la pêcherie diminua peui peu jusqu’à ce qu'elle s’éteignit finalement lon
des exple rassemble inconnu «
qu'éclatèrent les guerres de la Révolution française. M. Daïr La principale autorité sur la pêche baleinière de peine po Hollande, le Scoresby hollandais, est Zorgdrage pouvait tr pilote hardi aussi bien qu’auteur, qui fit des voy: vires hc ges dans un navire appartenant à Zaandam, de 170 presque 4 à 1705 (1). évidemme
Ainsi le commerce baleinier des Hollandais d rencontré minua graduellement pour prendre fin dans la de ionner q nière moitié du dernier siècle. Bien des noms sun certair les rives du Spitzberg et bien des tombès resta diteur de comme souvenir de leurs anciennes aventures. UBauparavar nom Zreurenberg, la grande baie sur la côte dique là le
nord vient de treuren (se lamenter), et Parry trourde glaces. de nombreuses tombes hollandaises presqu'alM. Barrin chaque endroit avec des dates allant de 1640 à 178 d'un Holl: Il est malheureux que les Hollandais ne reprenne avait été à pas leurs anciennes entreprises du Spitzberget qu'ltoire à M
ne prennent pas place de nouveau parmi les expo d'un M. rateurs arctiques, faisant revivre la mémoire avaient di leurs anciens exploits. Certainement les compidais qui : triotes de Barents, de Vlamingh et de LinschotäS d'un M. } ont gardé le vieil esprit de leurs ancêtres, ils suquinze an: prêts à reprendre leurs places légitimes au miliM£hi avait «
(1) Cornelis Gysbertzoon Zorgdragers Groenlandsche Visschery DErs Fer L Amsterdam, 1720, 330 p., in-£+, avec cartes et illustratiox MR tapitaine | Voyez aussi un essai récemment couronné et qui traite cette question : Geschiedenis der Noordsche Compagnie d” (1) Un H M. S. Muller, Fz. Uigegeven door het provincial Utrechist |
de Kri Genootschap van Kunsten en Welenschappen, Utrecht, 1834. Krimpen,
Lyst, ete., p
ht, 1874
des explorateurs des autres pays qui maintenant rassemblent leurs forces pour marcher sur le vaste inconnu du Pôle.
M. Daines Barrington qui, en 1773, prit grande peine pour rassembler toutes les histoires qu'il pouvait trouver sur ce sujet, donne six exemples de navires hollandais dont on prétendait qu'ils avaient presque atteint le Pôle; ils sont tous pourtant si évidemment fabuleux qu’il est étonnant qu'il se soit rencontré un homme ayant son bon sens pour leur donner quelque crédit. Le premier est fourni par un certain Dallie qui dit au docteur Campbell, l'éditeur des Voyages d'Harris, que cinquante ans auparavant, il avait été avec un navire à 88° nord, que là le temps était chaud et qu'il n’y avait pas
Ride glaces. Le docteur Campbell raconta l'histoire à
M. Barrington trente ans après. Le second vint d'un Hollandais qui, un jour, jura à M. Grey, qu’il avait été à 89° 30’ nord, et M. Grey rapporta l’histoire à M. Oldenburg en 1663. Le troisième vient d'un M. Wheatly à qui trois pilotes hollandais avaient dit avoir entendu parler d’un navire hollandais qui aurait été à 89° nord. Le quatrième est d'un M. Reed. qui raconta à M. Barringlon que, quinze ans auparavant, un certain Hans Derrick (4)
Qlui avait dit avoir été à 86° nord avec cinq autres navires. Le cinquième exemple est donné par le
capitaine Jean Wood, comme sa cinquième raison
(t) Un Hans Dickszoon, fit des voyages dans un navire de Krimpen, entre 1753 et 1769. Voyez l'Alphabetische Naam- Lyst, etc., p. 49.
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de croire qu’il pouvait naviguer au Pôle Nord.Il
est fourni par un capitaine Goulden qu’on préteni k
avoir dit au roi, en 1676, qu'il avait entendu direà deux pilotes hollandais, vingt ans auparavant, qu'ils avaient été à 89° nord. Ils ajoutèrent que quatre journaux étaient tenus à bord des deux nm: vires et qu’ils étaient d'accord à quatre minute près.
Mais le sixième exemple est le plus absurde de tous, bien que son autorité ne soit rien moins que M. Moxon, hydrographe de Sa Majesté le roi d’An: gleterre. Il paraît qu'environ vingt-deux ans avan que M. Moxon racontit cette histoire, c’est-à-dire en 1654, le crédule vieillard entra dans une taverne d'Amsterdam pour boire un verre de bière, et qu'il s’assit près du foyer au milieu d’autres buveurs Justement un matelot entra, et voyant en train de boire sa bière un ami qu'il supposait être avec h flotte du Groënland, il lui demanda quel accident l'avait ramené si tôt. « Oh ! ditle buveur de bière, nous avons été au Pôle Nord et nous en somme revenus. » Cela frappa l'excellent M. Moxon qui entra dans la conversation demandant si le fai était bien vrai. Là-dessus, le plaisant répliqua qu'il n'avait pas seulement été au Pôle mais deux degrés au-delà (1) ; et alors bien évidemment les matelots
(1) Cette gasconnade rappelle un amusant passage de Mo lière : « MascaRiLee. Te souvient-il, vicomte, de cette demi
lune que nous emportâmes sur les ennemis, au siége d'Arras!
— JopeLurT. Que veux-tu dife avec ta demi-lune? C'était bien une lune tout entière. » (Précieuses ridicules, sc, x11), — (TRAD.)
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hollandais résolurent de voir ce que l’étranger pourrait avaler. En réponse à ses questions ils lui lirent qu'il y avait autour du Pôle une mer libre et puverte, qu'ils n'avaient pas vu de glaces et que le emps était aussi chaud qu'à Amsterdam en été. nfin, l’hydrographe pensa que, comme ils étaient bn train de causer entre eux, il ne convenait pas u'il les interrompît plus longtemps; mais il crut ue le matelot hollandais « ne disait que des faits et la vérité, car il semblait une personne simple, honnête et sans prétention, et un homme qui ne pouvait avoir de desseins sur moi. »
Cette conversation fut gravement rédigée et puliée avec unc carte, quelques sots arguments pour prouver la vérité de ce bavardage de cabaret, et avec une histoire encore plus sotte pour couronner etout. Cela trouva beaucoup de lecteurs et une seconde édition parut en 16917.
Quand M. Barrington interrogea les pilotes hollandais eux-mêmes, il obtint la véritétoute simple. En réponse à ses questions ils dirent : « Nous pou-
Dons rarement aller plus haut que 84° 30° nord,
mais presque toujours nous allons jusqu'à cette latitude. »
La période la plus florissante de la pêcherie anglaise dans les mers du Spitzberg fut de 1752 à 1820. Un acte du Parlement avait accordé des gratifications de 40 schellings (50 francs) par tonne, et de 1733 à 1785 la somme payée en gratifications monta à 1,266,430 livres sterling (31,660,750 francs). La quantité de navires ainsi employés augmenta rapi-
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dement, et en 1778 il y avait 255 voiles baleinière peuvent a employées dans.les mers du Spitzberg. Comme ele Want, il n s'élevaient en général jusqu’à 80° et84° nord et con Bpaisseau à me beaucoup de capitaines baleiniers n'étaienReinte par pas des observateurs très-exacts, il y eut de nom. Les bale breuses histoires de navires ayant été plus lonMord tou vers le nord, et toutes ces histoires furent soigneu-[ptCasion, sement recueillies par M. Barrington. Mais les his peux qui à toires des Anglais étaient beaucoup plus modeste pouvons à: que celles des Hollandais, et 84° 30’ est la latitudeRts Preuve la plus élevée qui y ait été mentionnée. Et encor anqué dl ces renseignemenis étaient-ils la plupart donnée 5,000 li de mémoire, soit par des voyageurs qui avaient premièr eux-mêmes fait des observations, soit par d'autraWp® de latit qui avaient eu des rapports avec les premien Wii En 1818, Dans le premier cas, plus de la moitié étaient dant par u: témoignages oraux donnés à la distance de dir-pprangeme huit à trente ans depuis l’époque où ces voyaga pionnée à u avaient été accomplis. hapitre xx La masse de la glace polaireflotte vers le sud per atteind dant l'été et pendantl'automne, et aucun navigateuMpense de 1 n’a jamais prétendu s’y être en réalité forcé un par 50,000 fra sage. Le bord de cette masse varie dans sa positiole.000 livre suivant les différentes saisons dans les méridien125,000 fr du Spitzberg. Quelquefois il presse sur le cylfelie excel Hakluyt; d'autrefois il est beaucoup plus loin aptes récer nord, quelquefois même, dans des saisons peu ord l'anciens a naires, on peut nelerencontrer qu'avec le83me degré Ft Act. 26 « Mais, où qu'il soit, il est certain qu'aucun nait Bien que n’a encore fait voile par delà son bord, et de cetttaucoup p façon dans des saisons remarquables, quelques-untpendant
peuvent avoir été à 840, 82% et même 83, Cepenjant, il n’y a aucun exemple authentique d'aucun aisseau ayant été au nord de 84° 42’, latitude ateinte par les Suédois en 1868.
Les baleiniers avaient un mobile de pousser au nord toutes les fois qu'ils en avaient une bonne becasion, et ce mobile était la récompense offerte à eux qui atteindraient de très-hautes latitude. Nous Douvons assurer que si quelque navire avait réussi, es preuves d’un semblable voyage n'auraient pas
anqué de se montrer. En 1776, une récompense le 5,000 livres sterling (125,000francs) fut offerte à a première personne qui naviguerait au delà de 39e de latitude. (Act. 16 de Georges III, chapitre vi.)
En 1818, ce mobile fut rendu encore plus puisant par une révision de l’acte précédent et par un rangement qui offrait une récompense propor-
Bionnée à un succès partiel. (Acte 58 de Georges III, hapitre xx.) Par ce nouvel acte, le premier navire jui atteindrait 83° nord devait recevoir une récom-
Dense de 1,000livres (25,000 francs), 850 2,000 livres 50,000 francs), 87° 3,000 livres (75,000 francs), 88° 000 livres (100,000 francs) et 89° 5,000 livres 125,000 francs). Il est satisfaisant de constater que ette excellente loi n’a pas été rappelée dans les ctes récents qui ont annulé un grand nombre l'anciens actes. (Actes 24 et 25 de Victoria, ch. ci,
Ft Act. 26 et 27 de Victoria, ch. cxxy).
Bien que les voyages baleiniers n’aient pas fait eaucoup pour étendre nos connaissances au nord, ependant au grand ouvrage de Scoresby et aux
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observations attentives de lui-même et de son père nous devons la description la plus utile des men du Spi‘zberg et de leurs glaces jusqu'anx mass de la glace polaire.
Le docteur Scoresby a trouvé que le sord de à glace pendant l'hiver etle commencement du prin. temps s’étendait en une ligne de la côte est du Groënland au nord de l’île de Jean Mayen, traver sant le méridien de Greenwichentre les 71 et 72 dé latitude, suivant l’année, remontant ensuite au noriude, dan pour plusieurs degrés et formant une baie, ct fin üroënland lement se dirigeant à l’est vers Novaïa-Zemlirencontre La profonde baie ainsi laissée à l’est du méridicgfPans aucu de Greenwich, qui est probablement causée par lfPt'eam et | Gulf Stream, forme la route par laquelle les br st qui cl leiniers se rendent à leur lieu de pêche etest appeli Spitzberg, la crique du Baleinier. Quand la glace s'étend ali la côte printemps depuis l'ouverture de la baie jusqu'ulifée du PôlI Spitzberg, c'est ce qu’on appelle une saison fermée méridien et quand la navigation est ouverte le iong de la cokMpuest jusqu ouest jusqu’au cap Hakluyt, c'est une saison ouvertProënland. Dans une saison ouverte, un large canal d'eau «file pics mc trouve entre la terre et la glace, avec de 20 à 508ant de la lieues de largeur, et il va jusqu’à 79 ou 80°, où gts vallées « néralement la glace le ferme et touche les petite le glaciers îles au nord du Spitzberg; mais, même dans uneWiluses, La saison ouverte, la glace paraît de nouveau sur HS la forr côte est du Spitzberg et s'étend de là jusqu’à Nofitre dans vaïa-Zemlia. Dans une saison fermée, il y a un Lelle présé barrière de glaçons qui s'étend depuis la côte stll |) « Somm du Spitzberg; les baleiniers y pénètrent sans hés-{t la significs
eme
son pèreution el.s'y forcent un chemin jusqu'à ce qu’ils des menMatteignent l'eau libre de l’autre côté. x mass Tel est l’état ordinaire de la glace, quand jies baleiniers l’approch: àt en avril; mais, par la fin de juin, les obstacles ne s'étendent pas aussi loin au sud. Il est pourtant très-remarquable que, tandis que ur la côte ouest du Spitzberg, l'océan est navigable tous les ans dans les méridiens de 5° à 40° de longitude est de Greenwich jusqu’au 80° de latiude, dans d’autres parties de l’espace entre le e, ct fimMérotnland et Novaïa-Zemlia, la masse glacée se a-Zemiulrencontre d'ordinaire dès les 74° et 75° degrés. mérididliSans aucun doute, cela est causé par le Gulf Stream et par lemouvement de ce courant du nordst qui chasse la glace sur la côte nord-est du st appeli Spitzherg, tandis qu’un chenal navigable est ouvert étend au la côte ouest. En été, la ligne de la masse gla- | jusqu'a ée du Pôle s'étend depuis environ le 80° degré dans on fermée méridien du Spitzberg, dans une direction sudde la coulpuest jusqu'au 74° et 75° degrés sur la côte est du broënland. La côte du Spitzberg présente une ligne epics montagneux, de cimes et d’aïiguilles s’éleant de la mer à une hauteur de 3 à 4,000 pieds (1)et es vallées qui sont dans l'intervalle sont remplies le glaciers d’où se détachent quelques petites banjuises, La glace, qui dérive dela région du Pôle ous la forme de champs étendus, commence à pa- Paitre dans les mers du Spitzberg en mai et en juin telle présente le caractère le plus formidable, Ces
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a côte Sul (1) « Sommets aigus » où « montagnes couverte de pics » sans hési-Wt a signification et l'origine du nom du Spitzberg. (Trap).
… = em ot gris