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champs de glace ont souvent 30 milles de largeur et 100 de longueur; ils ont de 12 à 15 pieds dé. paisseur quandils sont plats ; mais quand la glace est pressée et s’élève en éminences ou hummocks, leu épaisseur est souvent de 40 à 50 pieds. Scoresby dit qu'il n’est pas rare de les voir en simple nappes de glace solide et transparente, ayant prà de 40 pieds d'épaisseur. Ils dérivent au sud « au sud-ouest, et quand ils se trouvent en contatl l’un avec l’autre, la pression est formidable ; on entend un bruit qui ressemble à de longs coups de tonnerre et des monceaux de glace brisée s'él vent dans les airs. Nombre de vaisseaux ont été dé
truits par la pression de deux champs de glaces E
quand de grandes flottes fréquentaient ces mers on a vu jusqu'à vingt-trois navires périr ainsi dan une seule saison.
Tous les calculs des premiers navigateurs sur la possibilité d'atteindre le Pôle reposaient sur cetle idée fausse que la glace se formait seulement dans le voisinage de la terre et jamais dans une mer lt bre. Scoresby pourtant prouva que la glace se for mait dans les mers du Spitzberg pendant neuf moi de l’année, et que ni un temps calme ni la proxi mité de la terre n'étaient nécessaires à sa forma tion. La terre ne fournit aucun secours ni même
Scoresby vit souvent la glace prendre une consi tance capable d'arrêter la marche du navire ave un vent vif et même exposée qu'elle était aux vx gues de l'Atlantique. Le docteur Walker, sur À
nord qui seul, Sco de glace à gris-bleu sant com indiquait l'abri indispensable pendant la congélation, à glacée ; po où une flad vrit un aut un très-lég Mes glaço
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Renard, donne 28° 1/2 Fahrenheït (—1° 83 centigrade) comine la température à laquelle a surface gèle dans la baie de Baffin. Le docteur Kane trouva 29° Fahrenheit (— 1° 66 centigrade) pour cette température, dans le détroit de Smith.
Le voyage le plus intéressant à l'extrême nord accompli par un baleinier anglais sur les méridiens du Spitzberg est celui qu’on raconte de /a Résolution, :sinmandée par le capitaine Scoresby, en
Ils pénétrèrent dans la glace avec leur bon navire la Résolution le 28 avril, par une latitude de 76° nord, et ils la trouvèrent extraordinairement large et compacte. Le vieux Scoresby poussa son chemin dans la glace, qui pour les appréhensions ordinaires était impénétrable. Mais alors on vit ce que valent l'expérience et ‘intelligence. L'œil expérimenté du vieux navigateur dans les glaces pouvait seul reconnaître l'indication d’une eau libre au nord. Il y avait un fort miroitement de glace le long de l'horizon du nord qui faisait perdre l'espérance à tous, sauf à un seul, Scoresby, examinant avec soin ce miroitement de glace da haut du grand mât, distingua ure raie gris-bleu AU-DESSOUS du méroitement de glace et fai. sant comme bordure à l'horizon. Il savait que cela indiquait la présence de l’eau au delà de la masse glacée ; pourtant cela pouvait être un court chenal ou une flaque d’eau. Mais le vétéran attentif découvrit un autre signe. Il remarquait de temps à autre un très-léger mouvement üe l'eau en contact avec des glaçons près du navire; il savait que cela ne
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pouvait venir que d’une ondulation éloignée qui
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devait avoir pour cause une mer libre soit au sud, soit au nord. La distance à laquelle il avait pénétré dans la glace et le miroitement de glaces sans mélange à l'arrière le convainquirent que cette ondulation ne venait pas du sud. Plein de conviction, il résolut de pousser à travers cette masse formidable da glaces solides qui était encore devant lui. On fit tous les efforts possibles; les bateaux étaient élevés et abaïissés pour briser la glace en tête ; on coupa des chenaux avec des scies à glace; les matelots touèrent, halèrent et firent bouger le navire en se portant tous ensemble d’un côté à l’autre. À la fin, on atteignit une mer libre par 80°. Elle était bornée au nord à environ 84° 30° par la solide masse de glace polaire ; mais elle était large de 50 à 60 milles et s’étendait pour une distance indéterminée de l’est-nord-est à l’ouest-sud-ouest. En voici la cause : pour des raisons dues probablement aux vents qui régnaient, une grande masse de glace s’était séparée de l’ensemble de la masse po laire et avait dérivé au sud très-tôt dans le printemps, avant que la masse centrale ait commencé à se mouvoir, laissant ainsi ce large chenal ouvert, qui naturellement disparaîtrait quand le reste de k: masse commencerait à se mouvoir plus tard dans là saison. En attendant, Scoreshy traversa cet espace d’eau libre jusqu’au bord de la glace septentrionak, prenant plusieurs baleines, et, ie 24 mai, à minuit, une observation attentive lui donna ure latitude de de 81° 42° 42” nord. Le lendemain matin, il esti-
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| mait sa latitude de 81° 30’ nord par 19° de longitude est de Greenwich, là où la glace était fixe et solide
au nord; mais il s’étendait une mer libre de l’estnord-est au sud-est.
Les baleiniers nous ont familiarisés avec la nature de la glace entre la côte est du Groënland et
le Spitzberg, et les précieux ouvrages de Scoresby
nous fournissent la meilleure et la plus intéressante masse de renseignements sur tous lès phénomènes de la région arctique qui ait jamais été publiée. Son
profond désir de rendre ses observations utiles à la :
science aussi bien qu'aux navigateurs pratiques l'amena à faire des études spéciales, et il donna ainsi un exemple qui, dans bien des cas, a été suivi et qui a produit les résultats les plus honorables pour notre marine marchande.
A présent, la flotte baleinière de Dundee et de Peterhead, dans les mois de février et de mars, gage, pour tuer les phoques, le bord de la glace qui s'étend de l’île de Jean Mayen dans la direction du nord-est. Dans les mois de février et de mars 1274, on à tué au bord de la glace 46,252 phoques, fournissant 577 tonnes d'huile, dont la valeur était de 20,195 livres (504,875 francs), sams compter les
46,252 peaux valant chacune 4 schellings 6 demiers
8 francs 65 centimes), soit une valeur totale de 10,404 livres (260,025 francs). Ainsi la valeur
| totale de la pêche aux phoques, en 4874, a été de
30,604 livres (764,900 frames).
Les navires rewiennent en mai, et la plupart
| d'entre eux gagnent alors la baie de Baffin pour
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chasser la baleine; quelques-uns seulement, qui partent de Peterhead, fréquentent maintenant en été les mers du Spitzherg, abandonnées ainsi à la flotte norvégienne qui va y pêcher le phoque.
Expédition r — Expéd Voyage d’ le Pôle.
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