‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 25 sur 90 · LA ROUTE DU SPITZBERG · texte numérisé non relu

LA ROUTE DU SPITZBERG

Expédition russe, sous Tchitchakov. — Expédition de Phipps. — Expédition de Buchan. — Voyage de Clavering. —

Voyage d'exploration de Lutke. — Parry tente d'atteindre le Pôle.

Pendant les cent dernières années, plusieurs expéditions envoyées par les gouvernements de Russie, de Suède et d'Allemagne, ont examiné le bord de la glace polaire entre le Groënland et Novaïa-Zemla. Les devants ont été pris par les Russes.

Le plan russe était d'établir un dépôt dans le détroit de Bell sur la côte du Spitzberg (cinq maisons y furent élevées par le lieutenant Nemtinov dans l’été de 1764 et des provisions y furent débarquées et ensuite de pousser à travers la glace, hsqu'au Pacifique, s’il était possible, Trois navires le plus grand long de 90 pieds et les deux autres de 72) furent construit par un Anglais du nom de ambe, à Arkhangel, et le 9 mai 1765, l’expédilion mit à la voile sous le commandement du ca-

pitaine Vassili Tchitchakov. Il trouva la côte ouest du Spitzhberg obstruée par une quantité inusitée de glaces, à laquelle illivrabataillependant deux mois, mais il ne put aller plus haut que 80°26’ nord. Il retourna à Arkhangel et fut envoyé avec les mêmes navires pour faire une autre tentative l’année suivante. Il mit à la voile le 49 mai; il trouva de nouveau une barrière impénétrable de glaces épaisses au nord du Spitzberg et, après avoir atteint une latitude de 80° 30° nord, il renonça à son projel comme étant sans espoir. Une troupe de Russes avait deux fois hiverné au détroit de Bell pour garder les provisions pendant que durèrent ces deux tentatives infructueuses de pénétrer au nord.

En Angleterre, l’idée de découvertes polaires fut remise en avant par M. Daines Barrington, qui ré nit avec un zèle scrupuleux les plus petits brins de renseignements des baleiniers anglais et hollandais sur la matière, et qui lut une série de mémoïres devant la Société Royale. Au commencement de février 1773, il amena cette société à soumettre au roi un projet d'expédition pour essayer jusquà quel point la navigation est possible vers le Pôle Nord; et « des ordres furent donnés pour que cell expédition fût immédiatement entreprise, ave tous les encouragements qui pourraient l'appuytr, et tous les secours qui pourraient contribuer à son succès. » Les galiotes Ze ARace-Horse (le cheval tt course) et a Carcass (carcasse) furent choisié comme les plus solides des navires de Sa Majest et les plus propres à ce service, et les capitainti

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der. Un des volontaires de cette expédition était Horace Nelson (4), et quand ceux qui ne peuvent comprendre l'importance des résultats scientifiques mettent en doute l'utilité des expéditions arctiques, on peut leur dire que l'éducation gagnée aux voyages de découverte dans la glace forme le caractère d'un homme de mer, et que la masse glacée du Pôle a donné des leçons qui ont porté leur fruit au cap Trafalgar.

L'expédition fit voile du Nore (2) le 2 juin 1773, etfut en vue de la côte du Spitzberg le 28. Les deux navires furent, comme à l'ordinaire, arrêtés par la glace au large du cap Hakluyt et ils essayèrent de passer dans la direction de l'ouest; mais la glace était tout à fait solide dans cette direction, et ils renoncèrent à se diriger vers l’ouest, après avoir atteint 2 de longitude est de Greenwich, par 80° 30’ de latitude nord. Le capitaine Phipps essaya de passer par toutes les ouvertures qu'il pouvait trouver dans la direction du nord, mais à chaque tentative, il fut arrêté par de larges champs de glaces. Il y avait une grande houle venant du sud-ouest. Pendant les dix derniers jours de juillet, le capitaine Phipps continua à chercher une ouverture le long du bord de la glace, courant dans toutes les

(1) Il prit part à l'expédition comme patron de chaloupe, à bord de la Carcasse.

(2) Le Nore est un banc de sable dans l'estuaire de la Tamise, sur lequel est érigé un phare flottant. Ce nom s'étend

aussi à la partie de l'estuaire qui avoisine ce banc de sable, (TRAD.)

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baies, doublant toutes les pointes de glace, et à force de voiles poussant son navire aussi loin que possible à travers les glaçons. Le capitaine Lutwidge du sommet d’une haute montagne d'une des Sept Iles, vit s'étendre sans interruption une plaine unie de glace compacte pour une distance de doux lieues à l’est et au nord-est, terminéeseulement par l'horizon.

Quelques temps après, un midshipman (aspirant de marine) du nom de Walden fut envoyé débarquer sur une île pour rendre compte de l’état de la glace, eile capitaine Phipps nomma cette île Ile Walden. C'était le 6 août. La glace, au bord de masse glacée, avait 24 pieds d'épaisseur, quand ik atteignirent leur plus haute latitude de 80°48', au nord de la partie centrale du groupe du Spitzberg; et leur point le plus oriental, le 7 août, fut 20° de longitude est de Grenwich, près des Sept Iles, là où la glace, en champ épais et en banquises, se fermait jusqu’à ce qu'elle s’appuyât sur l’île nord-est du Spitzberg. Ils avaient ainsi examiné une ligne s’ttendant sur vingt degrés de longitude et dans aucune direction ils n’avaient trouvé d'ouverture dans la masse de la glace polaire. Il'‘était partaitement évident qu'on ne pouvait trouver de passage at nord du Spitzberg, et l’expédition revint en Angleterre en septembre, après avoir fait un examen attentif et persévérant de la glace et avoir essayé de s’y forcer un passage en tout endroit qui offrait la plus petite chance de succès. Le capitaine Brook fit le lever de la côte nord du Spitzberg en 1807.

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ce, età On supposait généralement, cependant, que le oin que Mcapitaine Phipps était parti dans une saison parne Lut. Miculièrement défavorable; et quand, en 1817, les

‘une des Baleiniers apportèrent des récits d'une mer remarje plaine Buablement libre, il fut décidé qu'on ferait une de doux nouvelle tentative. Le capitaine Buchan, qui venait

e retourner d’une expédition dans l’intérieur de a Terre-Neuve, fut choisi pour commander ce (aspirant nouvel et final assaut donné à la barrière jusque ébarquer à impénétrable. On acheta deux vieux baleiniers at de l Mpppelés la Dorothée (310 tonneaux) et le brick le te île lle MWren/(250 tonneaux), onles approvisionna pour deux rd de la Mas et on nomma pour commander le premier le quand ik apitaine Buchon, et le second le vaillant Franklin, 0°48", au lors lieutenant. Feu l'amiral Beechey et ce vieil pitzberg: xplorateur arctique, Sir George Back, servaient à t 20° de MR bord du Zrent.

es, là où L'expédition quitta la Tamise le 25 avril 1818 et Le fermait Mine voie d’eau, à bord du 7rent, se déclara presque d-est du immédiatement et augmenta d'une façon alarigne s't- nante. On n’en découvrit pas la cause avant d’ardans au- MRirer à la glace, et cela ténait à ce qu’un trou de ture dans Mhcville était resté ouvert. En mai, /a Dorothée et le taitement Mr furent arrêtés par la masse de la glace possage al ire par 80° de latitude et ils 5e réfugièrent dans la on Angle- M:° de Madeleine, dans le coin nord-ouest du Spitzexamen Me’: Au début de juin, ils reprirentia mer;ilsfurent ir essayl oussés dans la masse glacée par une forte houle œui offrait Mu sud, et ils y furent bloqués de la même façon ine Brook Rue toutes les autres expéditions depuis le temps 1807. ‘Hudson, En examinant de nouveau le bord de la

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