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e lantique. Les mouvements océaniques expliquent la facilité avec laquelle ont été explorées les parties ouest et nord du Spitzberg, tandis que la côte est garde encore nombre de ses secrets et attend les explorateurs.
Les investigations suédoises au Spitzberg ont été continuées, sous la direction du professeur Nordenskiæld, en cinq expéditions consécutives, de 1858, de 1861, de 1864, de 1868 et de 1872. Ces expéditions ont été envoyées dans le but de faire des collections zoologiques, botaniques et géologiques, et pour faire les éiudes topographiques préliminaires à la mesure d’un arc du méridien, depuis les îles les plus septentrionales jusqu’au point le plus méridional. L'expédition de 1864, dirigée par M. Nordenskiœld et par M. Duner, fit des observations astronomiques à quatre-vingts différents endroits sur le rivage; on fixa la hauteur de nombreuses montagnes, la plus élevée étant le pic du détroit de Horn, qui fut trouvé être de 4,500 pieds au-dessus du niveau de la mer. Les Suédois poussèrent à l'est, sur la côte nord, plus loin que Phipps et Parry n'avaient fait, et ils doublèrent le cap Platen à l’est des Sept Iles.
En 1864 et en 1868, ils descendirentle détroit d’Hinlopen presque jusqu’à son entrée au sud-est et ils virent, dans la direction de l’est, une terre qui a été
appelée cap Suédois et qu'il crurent d’abord être la
Terre de Gilies de la carte de Van Keulen. En réalité, c'était l'île de Wiche. En 1868, les Suédois avaient un steamer en fer appelé Sophie, avec lequel
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| ils atteignirent une latitude de 81° 42’ nord, par 18°
de longitude est de Greenwich pendant le mois de
à septembre.
Les observations des Suédois sur la possibilité de naviguer à la voile ou à la vapeur à travers la masse polaire, confirment celles de tous les explorateurs qui les ont précédés depuis le temps de Barents et
i d'Hudson. M. Nordenskiæld dit : « Le champ de
glace qui dérive au nord du Spitzberg consiste en
glaces si fortement amassées et serrées que même un
bateau ne peut pas s'y frayer un chemin, encore moins un navire, bien qu’il soit poussé par la va-
à peur. En automne, le bord méridional de la glace,
après de longs vents du sud, se meut considérablement dans la direction du nord. Les vaisseaux peuvent en conséquence naviguer à quelque époque de presque toutes les années le long de la côte nord du Spitzberg dans une mer assez libre; et en septembre et en octobre, on a la chance de trouver de l'eau libre aussi loin au nord qu’on peut voir du navire. La côte est est presque toujours bloquée par la glace. L'idée que le bassin polaire se compose d’une mer libre, couverte seulement de glaçons çà et là, est en elle-même si contraire à l’expérience qu’elle mérite à peine une réfutation. Toute expérience
‘semble prouver que le bassin polaire, quandil n'est
pas couvert d’une glace compacte et unie, est rempli de glaçons fortement serrés qui rendent la navigation impossible. Dans certaines années trèsfavorables, il peut s'y former de larges ouverlures, mais ces ouvertures ne s’étendent pas
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ment imprudent de choisir le printemps pour &«. sayer de passer à travers la masse polaire et par l’est du Spitzberg. À ce moment et par ce chemin, il serait difficile, sinonimpossible, d'atteindre même 78° de latitude nord, tandis que sur la côte ouest
on peut tous les ans espérer atteindre le 80° de.
gré ; et dans une année favorable, il pourrait être possible de naviguer même une couple de degré plus haut. »
En Allemagne, le D' Petermann excita ses com. patriotes à joindre la vaillante troupe des explora teurs, et, à ses propres risques, il équipa un pelit navire, appelé {a Germania, qui fit voile de Bergenle 24 mai 1868, sous ] commandement de Charles Koldewey, natif de Hoya, en Hanovre. L'équipage tout entier comptait seulement onze hommes. Ne pouvant approcher la côte est du Groënland, le capitaine Koldewey se dirigea vers les mers du Spitzberg et atteignit une latitude de 84° 5’ nord, Il descendit ensuite le détroit d’'Hinlopen, ayant en vue l’île de Wiche, et il retourna à Bergen le 3 septembre 1868.
En 1870, le baron d'Heuglin et le comte Zeil
firent voile pour le Spitzberg dans un navire com
mandé par le capitaine norvégien Nils Isaksen et ils explorèrent d’abord le Fiord Stor, entre la terre principale du Spitzberg et les îles d'Edge et de Ba: rents. Heuglin examina aussi dans toute son étendue le détroit de l’Alderman Freeman (appelé par les Hollandais; détroit de Walter Thymen), qui sé-
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ticulière. ES re l'île d'Edge de l’île de Barents, et il doubla la pour &- Bbointe nord-est de l'île d'Edge, qui fut appelée cap re et pat ESeuglin. Le 46 août 1870, Heuglin fit l'ascension > chemin, une colline près du cap, haute d'environ 1,200 dre même Eieds, appelée mont Middendorf, et il vit la terre ôte ouest B'étendre au loin à l'est, consistant en une rangée le 80° de- Be pics à moitié couverts de neiges avec de la rrait être ESorre derrière eux : il crut faire une découverte et de degré ERoir là une partie d'un grand continent que le D" Pe- Bermann nomma Terre du Roi Charles. Mais, comme ses Con ous l'avons déjà expliqué, c'est incontestablement > explori B'ile de Wiche, découverte par les Anglais, en à un pelit BM617 (4). Sur la rive sud du détroit de Freeman, Bergenk Beuglin découvrit un vaste amas de bois poussé le Charles 4 en dérive, consistant en troncs de mélèzes et de équipage Bbouleaux et aussi quelques débris de naufrage. Ce nmes. Ne Bois de dérive semble déposé là par le courant qui nland, le vient de l'est et du nord-est. D’après Heuglin, le mers du courant tourne alors au sud, lavant les côtes orien- > 5’ nord. Mules de l'île d'Edge, et finalement se mêlant à peu ayant en près par la latitude de Bear Island (île de l'Ours), ren le 30 MM la branche du Gulf-Stream qui se dirige vers le nord ; et c’est ce qui occasionne souvent des tempêtes et du brouillard autour de cette île (2), Parmi les ya/chsmen anglais, M. Lamont a été le premier et le plus opiniâtre navigateur des mers du Spitzberg (3). En 1861, il était au lurge de la côte sud
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son éten-
(1) Voir plus haut, p 39.
(2) Reisen nach Dim Nordpolarmer in den Jahren, 1872-71,
ppelé par jton Th. von Heuglin, Brunswick, 1872. ) ; qui sé- (3) Voir Seasons with the Sea- -Hursss, or Sporting Adventures
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