‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 55 sur 90 · DÉCOUVERTES ARCTIQUES DES RUSSES · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTES ARCTIQUES DES RUSSES

Premiers voyages russes. — Premiers explorateurs russes. — Découverte du cap Tchéliouskine. — Expédition de Behring. — Découverte du détroit de Behring. — Steller sur l'Ile Behring. — Découverte des Iles de la Nouvelle-Sibérie. Hedenstrom et Anjou. — Voyages d'Anjou. — Voyage en traîneau de Wrangell. — Terre de Wrangell. — Polynia des Russes. — Exploration de l'Iénisséi par M. Schmidt. - Explorateurs russses des régions arctiques.

La découverte des rives de l’océan Polaire du détroit de Behring jusqu'à Novaïa-Zemlia (145 degrés de longitude) est due aux Russes. Ces rives sont peutêtre les plus désolées sur le cercle entier des abords de la région inconnue. Les fleuves de la Sibérie, l'Obi, l'Iénisséï, la Léna, l’Indigirka et la Kolyma prennent leur source dans les monts Allaï et coulent dans leur cours supérieur à travers des forêts d'arbres élevés. Mais avant d'atteindre l’océan Pokire, ils traversent une triste région de marécages glacés, à peine habitable, et qu'on appelle Toundra. Là, la terre est gelée à plusieurs pieds de la surface ;

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Les efforts des Russes pour doubler les points septentrionaux extrêmes de la Sibérie, le cap Taimour et le cap Tchéliouskine, ce dernier par 77° 30 nord, ont jusqu'ici été infructueux. Burrough, Pett et Jackman, les premiers explorateurs anglais, ont découvert les détroits entre Novaïa-Zemlia etle continent, pénétrant ainsi dans la mer de Kara. Les Russes de très-bonne heure venaient constamment d'Arkhangel à l'embouchure de l'Obi, se glissant entre la terre et la glace üans la mer de Kara, et ordinairement halant leurs bateaux ou lodias à travers l’isthme qui sépare la baie de Kara et l’embouchure de l’Obi. Dans le dernier siècle, plusieurs expéditions furent envoyées dans cette direction parle gouvernement russe, et des navires atteignirent l'embouchure de la Pyasina sur le côté ouest de ce point septentrional de la Sibérie, et la Khatanga sur le côté est, mais aucun navigateur n’a jamais doublé ce cap le plus septentrional du continent asi- ‘ique.

En 1734, le lieutenant Mouraviev fit voile d'Arkhangel vers le fleuve Obi, mais il fut arrêté park bone glace dans la mer de Kara. En 1738 cependant, les hainten lieutenants Malgine et Chourakov doublèrent le pro En 48 montoire avec grande difficulté et atteignirent l'em-

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houchure de l’Obi. Il restait à naviguer de l’Obi à Ménisséi ; cela fut accompli la même année par le lieutenant Koskelev. Dans cette année mémorable pour les explorations, le pilote Menine navigua de l'énisséi vers la Léna, mais il fut arrêté par la glace \'embouchure de la Pyasina, et il retourna après noir échoué. Trois années auparavant, en 1735, le lieutenant Prontchitchev avait fait une semblable lntative du côté de l’est; il avait descendu la Léna de Yakoutsk, accompagné de sa femme, mais il 'embarrassa dans la glace qui laissait seulement n passage d'environ 200 yards (182 mètres) le long le la côte et finalement il fut obligé d'hiverner à l'embouchure de l’Olének. L'année suivante, il atignit l'embouchure de la Khatanga et il poussa hu delà, mais il se trouva à la fin étroitement bloqué près du cap Tcheliouskine, le point extrême atteint par lui au nord étant 77° 25’ nord. Lui et sa femme moururent dans leurs quartiers d'hiver, près de l'embouchure de l’Olének, et le commandement passa au lieutenant Tcheliouskine qui revint. En mai 140, le lieutenant Laptev trouva une glace solide timpénétrable au même endroit. et il revint conaincu de l'impossibilité de naviguer autour du cap Raimour. Mais en 1742, Tche:iouskine atteignit en laineau le point le plus septentrional du continent jar une latitude de 77° 34 nord, le doubla et reburna à l'embouchure du Taïmour. Ge cap est maintenant appelé le cap Tcheliouskine.

En 14843, Middendorf fut envoyé pour explorer mar terre la région qui se termine au cap Taïmour.

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