‹ Les abords de la région inconnue [microforme]Chapitre 61 sur 90 · GE EN · texte numérisé non relu

GE EN

ment nos affaires, ouvrimes un chemin avec la hache, examinant sans relèche l'épaisseur de la coûte qui nous portait.

« Nous duublâmes le cap de l’Alca (1), qui semblait une volière gigantesque, et nous atteignimes ls deux tours solitaires des rochers du cap des Culonnes. Là, pour la première fois, nous trouvâmes de l’eau libre s'étendant le long de la côte.

« Ce monde lointain était d’une beauté sublime. D'une hauteur nous regardions la nappe sombre d'eau libre, semée d'icebergs comme d’autant de perles. De lourds nuages étaient suspendus dans le ciel, et laissaient passer des rayons brillants du soleil qui faisaient étinceler l’eau, et au-dessus de ous se réflétait l’image d'un autre soleil, mais d'une couleur plus pâle. D’une hauteur qui sembait immense, les montagnes glacées de la Terre du Prince Rodolphe, baignées dans ume teinte rese, devenaient clairement visibles à travers les brouilkrds flottants.

« Le 42 avril fut le dernier jour de notre marche en avant vers le nord, et bien que ce jour ne fût pas

out à fait clair, il l'était pourtant bien plus que

beaucoup de ceux qui l'avaient précédé. Le thermonètre marquait +--54° 50’ Fahrenheït, (+ 42° 5 cenigrade).

« À partir du cap des Colonnes, l’eau libre dont tous venons de parler rendaït désormais le voyage sur la glace impraticable, et nous fûmes obligés de prendre par les hauteurs.

(1) Voir la note &e la page précédente.

Page 1