‹ Les accident dus aux laminairesChapitre 6 sur 12 · FAURE · texte numérisé non relu

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1° Zncidents el accidents mécaniques

Chute de la laminaire dans le vagin.

Ulcération de la paroi vaginale par l'extrémité inférieure de la laminaire.

Fistule reeto-vaginale ou vésico-vaginale.

Perforalion des lèvres du. col ou de la paroi utérine par l'extrémité inférieure de la laminaire (rétro où antéflexion utérine).

Disparition de la Taminaire dans la cavité utérine.

Coliques utérines.

Rétention.

20 Accidents infeclieux

Métrites aiguës.

Périmétrites et paramétrites.

Salpingiles et salpingo-ovarites.

Péritonites localisées.

Péritonites diffuses.

Incidents et accidents mécaniques

Anltéfleæion. — Une antéflexion très accentuée, chez une femme à vagin étroit, gène beaucoup les manœuvres.

Spasme. — Parfois un spasme de l’orifice interne du col arrête la tige à ce niveau; on insistera /rès doucement el au bout de quelques secondes, le spasme étant vaincu, la lige conlinuera librement sa route.

Douleur. — La douleur provoquée par lintroduetion d'une laminaire varie suivant les sujets; elle est surtout marquée dans les heures qui suivent l'opération. Certaines femmes n'accusent que de faibles douleurs ressemblant à de légères coliques, tandis que d’autres, les nerveuses surtout, éprouvent de vives souffrances. Dans ce dernier cas il est bon d'administrer un favement laudanisé pour calmer les phénomènes douloureux. Si ce moyen ne Suit on peut recourir à la morphine.

Dialalion en sablier. — Lorsqu'il se produit une

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contraclure violente au niveau de lorilice interne du col, la laminaire introduite se dilate d’une manière inégale et présente en son milieu un étranglement assez mar-

qué. Cette dilatation en sablier va gêner lFextraclion de

la laminaire. Pour surmonter celte fficulté, il suffira le plus souvent, le col étant mis à nu, de repousser avec un doigt sa lèvre postérieure, tandis qu'on imprime à la laminaire, saisie avec une pince, des mouvements de vrille. |

Incidents et accidents relevant d’une faute de technique

1° Lorsque la laminaire n’a pas été suffisamment introduite dans l'utérus, son extrémité inférieure vient buter contre la paroï du vagin qu’elle peut ulcérer et même, exceptonnellement, perforer. On soignera cette ulcération par un pansement local. Mais si on laissait le temps à une perforation de la cloison recto-vaginale de se produire, l'accident serait beaucoup plus sérieux. =

2 Si la laminaire trop profondément poussée a disparu toute entière dans la cavité ulérine, on aura des difficultés pour l'extraire, Futérus restant rectiligne. Dans ce cas on sera obligé de faire au préalable une dilatation de lorifice cervical.

Mais si au momentde l'introduction de la tige, Putérus était en antéflexion, l'extrémité inférieure de la Faminaire peut venir buter contre la paroi postérieure du col dans

laquelle elle peut s’enfoncer sous l'influence de contrac-

tions utérines.

Dans ce cas il faudra saisir la laminaire avec une pince tire-balles introduite dans le col: « On soulève la tige en la repoussant par en haut de façon à déprimer le fond de la matrice. Une seconde pince est glissée plus bas et va à la rencontre de l'extrémité inférieure de la laminaire soulevée par la manœuvre précédente. Cette extrémité inférieure est saisie et ürée en avant et en bas, en même temps qu'on déprime la partie inférieure de la lèvre postérieure et que la première pince cesse le mouvement d'élévation. On fait sortir de la sorte par l'orifice externe du col la tige qui a creusé un nid dans la lèvre postérieure. Il ne faut se décider à sectionner le col que sices manœuvres bien conduites et répétées viennent à échouer. » (Doléris et Pichevin).

Il peut se faire quelquefois une véritable perforation de la lèvre postérieure, à travers laquelle passe la laminaire. Le cas échéant, il faudrait panser soigneusement la plaie ainsi produite.

Perte des laminaires dans la cavité utérine. — Dans certains cas, si l'on enfonce {rop la tige dilatatrice dans la cavité ulérine, on peut avoir de sérieuses difficultés pour len retirer. Il faut alors dilater largement le col et aller saisir la laminaire avec une pince.

Mais il peut arriver que celle manœuvre soit ineflicace; on se trouve alors dans l'obligation d'inciser le col pour la retirer.

Pour éviler les accidents de ce genre, Bonneau a inventé une laminaire, qu'il a présenté à la Société des chirurgiens de Paris, dont l'extrémité basale est munie d'un buloir en eéaoutchouc empêchant Ja laminaire

d'être aspirée par Pulérus, el d'autre part, S'opposant,

en nie pain d'appui sur les tampons Vaginaux, à

D de — Pour l'éviter, pour permettre lécoule- D ment des sécrétions utérines, on n emploiera des lami- D naires perforées.

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