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CARACTÈRES GÉNÉRAUX ET PATHOGÉNIE DES ACCIDENTS CUTANÉS ET MUQUEUX DU BARBITURISME
Avant d'entreprendre l'étude détaillée de ces accidents, essayons de voir quels en sont les caractères gé-
néraux.
Causes prédisposantes
L'âge. — L'intoxication aiguë se rencontre surtout chez les jeunes hommes ou les jeunes femmes et chez eux surtout on trouvera des accidents cutanés et muqüeux d’allure infectieuse. Chez les malades au delà de 50 ans, nous rencontrerons des accidents d’allure toxique. :
Le sexe n'a aucune influence sur l’apparition des exanthèmes. La proportion est nettement en faveur des femmes, mais songeons que l’organisme délicat de celles-ci et leur instabilité nerveuse en fait des habituées de cette médication.
La cellule hépatique. — ‘TRÉMOLIÈRES el TARDIEU ont insisté tout particulièrement sur le rôle du foie dans la genèse des complications barbituriques. Dans
le sujet qui nous occupe, ce sont surtout des accidents
opt
d'allure Loxique qui paraissent dépendre dé. l'insuffisance hépatique.
Dates d'apparition. — Elles surgissent dans le cinquième des cas de barbilurisme.
l'FÉTUDLONSAUTeSNDrÉCOTES EE" PASTEUR-VALLERY- Rapor et BramouUriEr ont rapporté une observation où les accidents étaient survenus un quar! d'heure après la prise du médicament affectant ainsi un accident anaphylactique ;
2° D'autres dermatoses sans apparaître aussitôt, ont Gé néanmoins décélées très Lôt et cela surtout pour les ulcérations décrites par Vrzzarer, Brrn et DEsorzre.
3° Enfin, certaines toxidermies apparaissent du 8° au 12° jour. Elles S'accompagnent de fièvre et affectent l'allure générale d’une maladie infectieuse.
La dose. — Très variable suivant la susceptibilité du sujet. Paul SaiNron a vu des ulcéralions et un. rash scarlatiniforme se produire chez une femme qui avait pris O gr. Of de phenylméthyl malonylurée par jour pendant six jours. |
La durée, — Pour certains accidents, il suffit de diminuer les doses toxiques du médicament pour les voir disparaître. Pour d’autres, il faut le supprimer complètement, Enfin, dans les cas d’empoisonnement, les éruptions infectieuses durent de huit à quinze jours. Quant aux autres accidents, ils ont une durée variable de huit jours à deux mois pour les escharres par exem-
ple.
Leur: aspect. — De ce qui précède, nous pouvons
conclure à la diversité des caractères des accidents eulanés.
Ils se manifestent en effet, de multiples façons : tan- Lôt ce sont des éruptions de type scarlatiniforme, morbiliforme, rubéolique, érysipelateux, tantôt dermatoses érythèmalo-pustuleuses, bulleuses, pemphygoïdes, tantôt des ulcérations, des escharres.
Nous étudierons plus loin Icurs caractères propres.
« Leur pathogénie a été très discutée. Certains auteurs avec Lonrar-JacoB et PAsreur-VazLEeRY-RApor les imputent à la seule intoxication, W. MÉNINGER dislingue une éruption précoce de type urticarien, réac- Uon d’anaphylaxie et une éruption tardive toxique. On a invoqué l'action de la lumière et fait jouer un rôle aux phénomèncs de photo-sensibilisation, en s’appuyant sur le fait que les barbituriques déclanchent l'apparition d'hématoporphyrine. Micran frappé par le fait que certaines de ces éruptions apparaissent au 9° jour, leur attribue une origine biotropique (sauf en ce qui concerne les formes bulleuses et vésiculeuses nettement loxiques), Tarpigt et CARTEAUX Ont enfin défendu l'hypothèse d'un déséquilibre organo-végétatif conditionnant les phénomènes de biotropisme et de photo-sensibilisation ».
Ainsi s'expriment Duvorr et DESoizLE ce qui nous montre que les auteurs sur cette question sont loin de s'entendre.
Nous pensons que la vérité doit résider dans un juste niilieu et nous faisons nôtre la pensée de Misran lors-
qu'il dil : « Si, je suppose, en présence de phénomènes