LOGE
déclarés toxiques chez un sujet qui a reçu un méd'cament quelconque, vous cherchez à faire la part des divers facteurs que nous venons d'envisager, vous pourrez dire que sur cent individus qui éprouvent des dommages à la suite de Fadministration de médicaments à dose thérapeutique, il y en a peut-être un qui fait de l’anaphylaxie, neuf qui font des phénomènes toxiques el environ quatre-vingt-dix qui présentent des phénomènes biotropiques ».
C’est pour cela, que nous diviserons les accidents cutanés et muqueux du barbiturisme en trois grandes classes pathogéniques que nous traiterons dans l’ordre suivant
Les accidents anaphylactiques,
Les accidents biotropiques,
Les accidents toxiques.
LES ACCIDENTS ANAPHYLACTIQUES
Le malade ayant absorbé une première fois une dose toxique ou non de médicaments se trouve sensibilisé dans certaines conditions qu'il ne nous est pas capable actuellement de définir. Quoi qu'il en soit, étant soumis plus tard à cette même médication, même à doses insignifiantes, il voit se développer dans les minutes qui suivent des accidents cutanés divers. Deux caractères fondamentaux distinguent par conséquent ces accidents :
1° L’absortion antérieure de ce médicament ou d’un médicament très voisin chimiquement ;
2° La rapidité foudroyante (quelques minutes) avec laquelle surviennent les accidents lors d’une prise ultérieure. l
Ces faits là sont’rares, mais non exceptionnels. Nous allons’ citer une observation très démonstrative présentée le 6 novembre 1925 à la Société Médicale des H6pitaux de Paris, par Pasreur, Vazcery-RApor et BLa- Mourier sous le titre : « Accidents cutanéo-muqueux provoqués chez le même malade par le véronal et par
un autre produit de la série barbiturique ».