‹ Les Accidents du Sport du SkiChapitre 10 sur 17 · LE CES · texte numérisé non relu

LE CES

mitive ou secondaire, plus ou moins étendue, pouvant remonter à la cuisse, œdème persistant, troubles des phanères, ostéoporose traumalique surtout. Rare, elle peut se voir à tout âge, pour tout type d’entorse. On la redoutera s’il apparaît des douleurs diffusant à distance de la cheville et malgré l’immobilisation. Si au palper on réveille des points douloureux au niveau du tarse, la radio montrera alors une décalcification du tarse, un aspect pommelé, puis un aspect sale et comme endeuillé. Enfin, le tarse deviendra transparent avec conservation de la netteté des contours, l’évolution, tenace, douloureuse s’étendra sur des années; le traitement visera à l'obtention d’une ankylose.

Quant à : l’arthrite traumatique avec sa raideur douloureuse, la diminution qu'elle entraîne dans l’amplitude des mouvements,

la péri-arthrite traumatique, plus rare il est vrai qu’au niveau du genou, nous n’en parlerons que pour insister sur le danger de certaines manœuvres thérapeutiques.

Le traitement est en effet bien souvent responsable de ces évolutions fâcheuses, et si trop souvent une entorse de la cheville réclame à son assurance l’indemnité d'une I. T. P. longue, d’une I. P. P. lourde (de 5 à 18 %), la faute en est à une erreur initiale de thérapeutique.

D'emblée, nous proscrirons pour une entorse sérieuse, massages, mobilisation et bains chauds. Vieux procédé des sportifs, il doit être complètement abandonné depuis les travaux de Leriche.

nez

Toutes les grosses entorses et dans la mesure du possible les petites entorses doivent bénéficier de l'immobilisation après novocaïnisation. Bien décrite par Lataix et Sayous, cette méthode doit être correctement pratiquée. Novocaïnisation, non seulement pour endormir la douleur, mais couper le réflexe vasomoteur qui prolonge l’inflammation ; répétée s’il le faut à un jour de distance jusqu’à anesthésie durable et refroidissement de l’article. Dans tous les cas sérieux, On fera suivre la novocaïnisation d’une immobilisation par un appareil léger en suivant le principe : «immobiliser la cheville, mobiliser le blessé », durée 4 à 8 semaines. Cette méthode ne doit être employée que par les médecins.

Autres indications thérapeutiques :

— entorses graves avec grosse laxité : elles bénéficieront de la chirurgie réparatrice ;

— entorses banales : novocaïnisation systématique. Immobilisation suffisante, reprise de la mobili-

sation active en se basant sur la disparition de l’hy-

perémie ;

— entorses anciennes avec séquelles : méthode de Leriche, en répétant suffisamment les injections. Enfin, certaines méthodes physiothérapiques et certaines cures thermales peuvent constituer des adjuvants appréciables. En cas d’échec on devra essayer la sympathectomie péri-artérielle.

Pour terminer ce chapitre des entorses, nous répéterons la phrase de Leriche:Le massage dont on abuse

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certainement dans les suites des traumatismes à l’époque présente est responsable d’un grand nombre de raideurs définitives et d’ossifications péri-articulaires ou musculaires. Et la plupart des médecins ne s’en doutent pas. Quand ïüls constatent les méfaits, ils se bornent à penser que le traumatisme avait été parti-

culièrement grave.

Autres lésions ligamentaires du pied.

Nous serons brefs. Les lésions, si elles sont fréquentes, puisque le mouvement de torsion atteint le tarse antérieur au même titre que la tibio-tarsienne, sont d’un dépistage délicat. Mais il est rare qu’elles soient graves.

— Par pronation violente se produira une lésion des ligaments astragalo-calcanéens se traduisant en dedans et assez bas par un gonflement marqué, parfois une ecchymose. |

— Mais plus souvent il se produit un complexe de torsion aboutissant à des étirements ligamentaires entre tous les os du tarse. Ici encore, douleur, gonflement. L’ecchymose est fréquemment plantaire. Signalons le rôle des chaussures mal assujetties dans la genèse de ces distorsions multiples.

La difficulté consistera dans ces cas à éliminer une lésion osseuse : cliniquement la pression le long de l’axe longitudinal du pied, et en se gardant de tout mouvement de rotation, doit être indolore en l’absence

de lésion osseuse. Cette méthode, dit Regèle, est plus

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sûre pour montrer la lésion isolée que ne l’est l'écran radiologique en raison de la superposition des os, du manque de bordure corticale claire, de la structure trabéculaire des os de l’avant-pied.

— Dernière lésion ligamentaire importante : la rupture de la fourchette malléolaire par rotation

externe de la jambe et arrachement du ligament tibio-

péronier, dans laquelle l’astragale agit comme un le-

vier. La région ligamentaire est très sensible à la pression, l'articulation astragalienne supérieure est gonflée. Enfin on trouve tous les symptômes d’un diastasis tibio-péronier (en particulier le choc astragalien). Notons que la fréquence du mécanisme de pronation à l’origine de cette lésion explique sa coexistence avec

une entorse interne de la cheville.

Lésions du genou.

Seules nous retiendrons les lésions des parties molles, les seules lésions osseuses étant des fractures de la rotule par choc direct.

Les discussions ont été longues pour savoir si la lésion méniscale était fréquente, si les lésions capsulaires des ligaments croisés avaient un rôle dans ces distorsions du genou, si fréquentes chez les skieurs qu’on a pu dire que parmi les porteurs de distorsions du genou le plus grand nombre est fourni par les skieurs (Mancini).

Avec Regèle nous croyons que la lésion du ligament latéral interne est de loin la plus fréquente, mais

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