‹ Les Accidents du Sport du SkiChapitre 11 sur 17 · CE EE · texte numérisé non relu

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qu’elle est rarement isolée. La structure même du ligament — bandelette étendue du condyle interne au tibia — avec une faible zone libre entre les deux os, donc une faible marge d’élasticité, sa mise en tension dans :

l’hyperextension du genou ;

la rotation de la jambe ;

les mouvements d’abduction de la jambe (ces deux derniers si fréquents dans la pratique du ski) ex-

pliquent la possibilité de sa lésion.

Cliniquement, c'est après une brusque impulsion pour virer, ou blocage d’un ski par un obstacle, ou chute grave — amenant soit une rotation, soit une abduction, soit plus rarement une hyperextension — que le skieur est tombé. Douleur vive en dedans du genou, parfois sensation d’un léger craquement. Au bout de quelques minutes il a pu reprendre la descente, mais avec moins de sécurité. Bientôt la douleur augmente, empêchant la marche, et surtout, la nuit, les douleurs sont assez violentes pour l’empêcher de dormir.

Objectivement: un genou parfois indolent au palper dans les trois premières heures, souvent un choc rotulien. La douleur est maxima au point d'insertion fémorale du ligament latéral interne, plus rarement au point d'insertion tibiale. Toute tentative d’abduction est douloureuse à l'extrême. Enfin dans les cas graves on peut trouver une mobilité anormale dans le sens d’abduction de la jambe. Par contre la flexion est in-

dolore, il peut toutefois exister un peu de contracture en flexion.

Certains auteurs (Denk, Knoflach) décrivent comme assez fréquentes les lésions du ménisque interne. Si, pour une certaine part, un complexe lésionnel, ligamento-capsulo-méniscal est de règle, il semble que la lésion méniscale pure soit rare. Sa production nécessite en effet non plus seulement un mouvement de rotation ou d’inclinaison latérale en extension, mais également une augmentation brutale de la pression du condyle interne sur le plateau tibial — mouvement rare chez le skieur, qui glisse parallèle au sol, dont la base n’est pas fixée, sauf en cas de chute de grande hauteur (Regèle).

Si l’on cherche à poser le diagnostic de la lésion avec soin, on observe la rareté de la pure lésion méniscale, et nous mettons én opposition dans le tableau sui-

vant les symptômes de l’une et de l’autre lésion.

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