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AngUt«iT6 Belgique Angleterre Belgique Angleterre Belgique
(1) René LavoUée, op. cit — (2) Alfred Picard, op, cit. — (3) Ricard, Ck. dép., Off., 3 juillet 1888, p. 1945. — (4) Mon. univ., 29 mai 1868. — (5) Sut. Min., Trav. publ., 1887. — (6) Ann. stat., Belg., 1888.
(c) Les désastres n'épargnent pas davantage les gens de mer. C'est ainsi que, dans un rapport à la Chambre des communes, le 19 mai 1884, M. Chamberlain notait (1), dans l'espace de douze années, une première période comprenant 9,314 disparitions, une seconde période, 9,181; une troisième, 7,612 et une quatrième, 9,553.
La perte moyenne serait de 1 sur 72.
En Allemagne, le coefficient est de 8,5 0/0 pour les bâtiments à voiles, 2,5 0/0 pour les petits bâtiments à vapeur, 7,5 0/0 pour les bâtiments à voiles jaugeant plus de 400 tonneaux, 1,5 0/0 pour les bâtiments à vapeur de la même contenance, et 16 0/0 pour les bateaux de pêche (2).
Dans le courant de Tannée 1888, 1,346 navires ont péri parmi lesquels on remarque 11 vapeurs et 82 voiliers français. Les statistiques ne mentionnent point l'importance des équipages qui montaient les vaisseaux disparus (3).
(a) A ne s'arrêter qu'aux industries spéciales, par exemple, aux mines et aux chemins de fer français pour Tannée 1884, nous obtenons donc comme résultat final 7,865 victimes sur une population ouvrière de 387,435 personnes. Pourra-t-on maintenant trouver exagéré le chiflfre de 20,000 accidents assigné à la part contributoire annuelle du travail français (4) ?
M. Paul Leroy-Beaulieu ne parle a la vérité que de 10,540 sinistrés sur 3,470,435 ouvriers parmi lesquels il y aurait 2,176 morts et 7,834 blessés (5). Mais la première évaluation nous
(1) Sainctelette, op. cit. — (2) V. Spahn, Ann. lég. étr., 1888, p. 233. — (3) V. Stat. Bureau Veritas. Paris, 1888; les Annales du sauvetage maritime, 1889. — . (4) Bardoux, Sénat, OflF., 22 mars 1889, p. 303, col. 2. — (5) l/État moderne et ses fonctions, Rev. des deux Mondes, le' avril 1889, p. 572.
parait se rapprocher infiniment plus de la vérité, bien qu'ellemême ne tienne pas compte des maladies de courte durée.
Nous serions d'autant plus porté à penser de la sorte que, d'après les statistiques du Ministère de la justice (l), le total des morts violentes s'élève en 1882 à 9, 147 ; en 1883 à 9,545 ; en 1884 à 9,363; en 1885 à 9,073. Encore que, pour prévenir certaines critiques, nous ayons déduit des documents officiels les morts subites naturelles, celles provenant d'explosion d'armes à feu, de faim, de froid, de fatigue, d'usage immodéré des liqueurs, celles dont la cause était inconnue qu'on ne peut rattacher, en bonne justice, à l'accident ouvrier.
Au surplus, les tableaux d'ensemble ont un caractère alarmant.
Les risques industriels sont estimés, en Italie, à 8,800 par an. Ils produisent les conséquences physiques suivantes (2) :
Incapacités temporaires : 7,750; incapacités absolues: 350; Morts : 700.
En Autriche, nous retrouvons pour l'année 1879, parmi les 82,438 cas de maladie (821 infirmités et 1,828 morts) 34 infirmités et 143 décès résultant des accidents (3).
(b) C'est l'Allemagne (4) qui nous donne sur le nombre, la gravité et la nature de ceux-ci les renseignements les plus intéressants.
Notnbr* MorU sur MaladlM d« loeapAoltAt
d«t ouTTiers Aoddentt 1,000 accidents 18 i«inainM à € moli p«rmanoot«i
D'après M. Griiner, sur une main-d'œuvre de 100,000 ou-
(1) Ann. Stat. gén., 1883-1888. — (2) Isidore Sachs, V Italie, les finances et son développement économique depuis l'unification du royaume (1859 à 1884), d'après les documents ofliciels. — (3) René LavoIIée, op. cit. — (4) Fournierde Flaix, Bull. Soc. Econ. pol., 5 mai 1888, p. 586. — (5) Le véritable chiflFre serait 101,159 (Cheysson, Bull. Soc. Écon. pol., 5 mars 1888.
vriers, les proportions des morts, incapacités partielles ou totales seraient celles-ci :
Morti Incapaeités totales InoapaoiMf partiêllM
ce qui, en chiffres absolus, peut représenter :
Nombrt Morts Ineapaeités Ineapaellés
dM ouTrlers totalss partlellss
Les invalidités permanentes se sont accrues de 1885 à 1887. De 15 0/00, elles atteignent un quantum de 40, en 1886; de 70 en 1887.
M. Cheysson nous indique de nouvelles précisions (2) sur les effets des accidents pendant 1886.
Morts 2.716
Incapacités de 13 semaines à 6 mois 2.085
» supérieures à 6 mois 1.778
» permanentes absolues ou temp. 3.961