AR
Somme toute, ce qui caractérise avant tout les accidents rénaux de la transfusion sanguine, c’est leur polymorphine. « Aucun, écrit TzZANK, ne porte la signature complète du sang, car les mêmes complications peuvent se présenter dans d’autres circonstances et également à titre de manifestations primitives. »
L'HÉMOGLOBINURIE : Comment se présentent ces accidents ?
La simple héméglobinurie d’abord. Il y a lieu de se demander si nous avons absolument raison de la ranger parmi les accidents rénaux. TZANCK, en OPposition avec les classiques, range l’hémoglobinurie paroxystique à côté de l’oedème aigu du poumon et l’urticaire, dans les accidents généraux de la transfusion sanguine.
Pour les classiques, l’hémoglobinurie traduit l’hémolyse.
Dans tous les accidents graves on la note.
En réalité, les observations qui suivront, montreront l’hémoglobinurie apparaissant comme symptôme isolé, bénin, ou, d’autres fois, au contraire, accompagné d’une symptomatologie bruyante, quelquefois encore, nous verrons que les accidents les plus graves n’ont pas l’hémoglobinurie dans leur tableau clinique.
Elle apparaît parfois comme un symptôme isolé : la transfusion s’est passée normalement et c’est un étonnement de voir un bocal avec des urines hémoglobinuriques.
Nous avons pu en observer un cas récemment après une transfusion faite par un donneur IV à un rece-