IIS
veur du même groupe : un enfant de 9 ans atteint d’ostéo-myélite (obs. 1). Mais le plus souvent, elle succède à un shock transfusionnel ou encore à une crise nitritoide.
Dans le shock banal, le transfusé se comporte bien jusqu’au moment où il ressent une grande fatigue. Cette sensation de lassitude est très importante. Elle ne manque pour ainsi dire jamais. Elle est suivie immédiatement de céphalées en même temps que le pouls devient petit et rapide et que la tension baïsse. Au bout d’un certain temps, le malade claque des dents, frissonne, tandis que la température fait un clocher à 39°5-40°. Puis tout rentre dans l’ordre et lorsque le malade urine, on observe de l’hémoglobinurie.
Dans la crise nitrititoïde, le tableau est beaucoup plus brutal et angoissant.
Le premier signe qui apparaît, c’est sans doute une rougeur à la face. Puis le malade se sent malaise, il voudrait respirer plus librement, il semble étouffer. Le pouls est petit à 120-130. La céphalée est violente et pulsatile. Des fourmillements apparaissent un peu partout. Quelques instants après, ou une heure plus tard, le malade se plaint d’une vive douleur dans les reins; les femmes comparent cette douleur aux douleurs qui précèdent l’accouchement. C’est une douleur extrêmement violente dans la région lombaire ou para-ombilicale qui irradie à la vulve, au périnée et parfois dans les cuisses. Puis le malade éprouve une envie impérieuse d’uriner.
En somme, un tableau en tout point comparable