I. Traitement de l'intoxication oxycarbonique
La première chose à faire en face d’un accident par l’oxyde de carbone est de retirer la victime de l’atmosphère morbide. Une précaution à prendre par les sauveteurs est de se garantir eux-mêmes contre l’oxyde de carbone, sous peine de multiplier le malheur par une série successive d’atteintes. Le sauveteur doit être muni d’un appareil de protection. Aussitôt la victime retirée de l’atmosphère délétère, il faut la mettre à un endroit bien aéré et écarter tout ce qui peut gêner la respiration : ouvrir la chemise et enlever les vêtements serrés. Si le corps est refroidi, on essaie de le rechauffer par des couvertures, bouillotes, frictions à l'alcool. Si la victime respire spontanément, il faut tâcher de lui faire faire des inhalations d'oxygène le plus tôt possible. Un homme en syncope, ne respirant plus, doit être soumis immédiatement, à la respiration artificielle suivant la méthode de Schæfer. Sitôt les appareils nécessaires apportés sur place, ce qui doit être fait de toute urgence, on essayera l’inhalation d'oxygène pur. Nous avons insisté ailleurs sur la nécessité de la respiration de l’oxygène pur pour déplacer rapidement l'oxyde de carbone de la combinaison qu’il forme avec l’hémoglobine.
Comment pratiquer la respiration artificielle et l’inhalation d'oxygène? Une courte étude va nous permettre de choisir les méthodes et les appareils les moins compliqués
et les plus faciles à appliquer.
10 Respiration artificielle.
Pour la respiration artificielle, on a proposé bien des techniques diverses.
Les tractions rythmées de la langue étaient préconisées par le docteur Laborde. C’est un procédé d’excitation des centres nerveux respiratoires applicable seulement pour entretenir et réveiller le rythme des mouvements encore existants. Elle a une certaine efficacité et peut suffire, quand