Cicéron. Pro Rabirio. Maynz. Op. eit., 1882, p
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donc, même avant l'apparition de la queæstio Calpurnia de repelundis, place pour l'accusation des citoyens.
Quoiqu'il en soit le fonctionnement de l'accusation populaire ne saurait plus être contesté à partir de l'an 605 de la fondation de Rome. A cette époque en effet, sur la demande du tribun Calpurnius Piso, un tribunal chargé spécialement de juger les concussions des magistrats fut créé. Or, bien qu'à l’origine, ce tribunal revêtit le caractère de juridiction civile (1), tout le monde cependant pouvait s’y porter accusateur ; ceux-là seulement ne pouvaient le faire, à qui un texte de loi en avait refusé le droit (2). Puis on organisa vers la fin de la République, pour une série de crimes des tribunaux analogues ; ce fut l’œuvre des lois de Sylla, sur l’assassinat, l’empoisonnement, le faux; d’une loi de Pompée, sur le parricide ; des lois de César et d’Auguste sur les concussions, la brigue, le péculat. La composition de ces différents tribunaux n’était pas absolument uniforme, et la procédure usitée n’était pas la même dans tous; :nais ils présenaient des caractères communs, et étaient soumis à certaines règles identiques; c’est ainsi que devant les quæs-
4. La poursuite fut originairement purement civile, el comme dans les causes civiles du tribunal centumviral le procès était introduit par la legis actio sacramenti. Mais la composition de la queestio, et la nalure du fait incriminé imprimèrent à la juridiction le caractère criminel, et à la procédure le caractère pénal.