I. — Femmes
Les femmes ne pouvaient accuser, et cela à raison de leur sexe, dit Macer (Dig. f. 8, liv. 48, t. 2); leur sexe aussi les empêchait de postuler (Dig., f. 4, p. 5, 1. 3, t. 1), mais cette seconde incapacité n’était point la cause de la première, car l’accusateur ne postulait point, nous l'avons vu. Cependant toutes deux avaient été édictées dans le même esprit, et tendaient au même but : fermer le plus possible au femmes l'accès des tribunaux, afin d’éviter le trouble et le scandale qu’elles y avaient portés (1). Mais de même qu'on n’était point allé jusqu'à leur défendre de saisir les tribunaux civils des litiges où leurs intérêts étaient engagés, on n’osa point leur interdire de poursuivre la répression des crimes à la punition desquelles elles étaient particulièrement intéressées, à raison du préjudice éminemment personnel que ces crimes leur avaient causé (2). C'est ainsi qu’une femme accusait valablement