‹ Les acides aminés dans l'expectoration. Tyrosino et Tryptophano-réactions des crachats dans la Tuberculose pulmonaireChapitre 7 sur 37 · I. — Généralités sur les acides aminés dans l’organisme · texte numérisé non relu

I. — Généralités sur les acides aminés dans l’organisme

On sait que les substances protéiques forment la masse la plus considérable et en même temps représentent les corps les plus importants des tissus; c'est la partie essentielle de toute protoplasma.

On a réuni sous la dénomination de matières albuminoïdes ou protéiques des substances qui présentent des analogies plus ou moins grandes avec l’albumine de l'œuf. Elles sont constituées par C. H. O0. Hz et S. Plusieurs contiennent, en outre, du phosphore et du fer, et leur poids moléculaire très différent pour chacune d'elles est toujours très élevé. On les a groupées en quatre grandes classes :

1° Les matières albuminoïdes proprement dites ou naturelles (celles des tissus ou des humeurs), protéines des Allemands.

2° Les matières albuminoïdes transformées, soit par coagulalation sous l'influence de la chaleur ou du contact prolongé de l'alcool ou de certaines diastases (fibrine), soit par l’action des acides ou des alcalis (acidalbumine, alcalialbumine), soit enfin par l’action des diastases protéolytiques (protéases et peptones);

3° Les protéides, qui comprennent les substances résultant de la combinaison d’une substance albuminoïde et d’une autre substance organique, c'est-à-dire les glycoprotéides, les nueléoprotéides, les chromoprotéides et les lecithalbumines ;

4° Les albuminoïdes : substances qui ne rentrent ni dans le groupe des albuminoïdes naturelles, ni dans celui des protéides, tels sont les gélatines, les kératines; etc.

C’est la deuxième classe qui nous intéresse plus particulièrement. Deux méthodes ont été emplovées pour obtenir la désagrégation ménagée de la molécule protéique : l'emploi des alcalis caustiques (hydrate de baryte) et l'emploi des acides minéraux . bouillants (Hel par exemple avec ou sans l’aide du chlorure stanneux). À titre de contrôle, on a également fait appel à une troisième méthode qui est fondée sur l’action des ferments albuminolyliques et qui fournit les moyens de dissociér les albuminoïdes avec de très grands ménagements.

Ainsi il a été établi que les albuminoïdes, sous l'influence prolongée des agentsal'hydratalion, se désagrègent totalement en dérivés cristallisables. Le dédoublement par l’hydrate de baryte fournit, comme termes essentiels de l'acide carbonique, de l'acide oxalique, de l’ammoniaque ct un mélange complexe d'acides aminés (g/ycocolle, leucine, leucéine, tyrosine, etc.).

Dans la proportion de l’urée {amide de l'acide carbonique) CO es

et de l’oxamide /amide de l'acide oxzalique) CO -- AzH? (corps voisin de l’urée ) | CO — AzH?

Cette dislocation pourrait êtie schématiquement écrite de la façon suivante :

É Con AZ C | CO 7. | mélange d’acides aminés.

AZ ee

co c | gluco-protéines.

Tous ces corps représentés par le signe GC constituent le gros morceau de la molécule qui était attenante aux atomes d'azote de l’urée et de l’oxamide à la place des atomes d'H.

Le dédoublement par les acides minéraux bouillants donne aussi des acides aminés, mais en même temps des acides diaminés qui sont des corps fortement basiqués (/ysine, arginine et histidine). |

Ollivier 2

DD ee

« L'action des ferments protoléytiques enfin, dit M. Gley dans son Précis de physiologie, a donné des résultats analogues aux précédents. » Dans cette hydrolyse de l’albumine, il se forme des corps d’un moindre poids moléculaire, ce sont Les albumoses etles peptones, puis, par l'effet d’une destruction plusavancée des acides aminés, comme la leucine, la tyrosine et l'acide aspartique. Par une destruction plus profonde encore due à la trypsine peuvent prendre naissance des bases hexoniques : la lysine, l'arginine, l'histidine. Dans ce stade de décomposition par la trypsine apparaît aussi un chromogène qui donne une coloration violette avec l’eau chlorée ou bromée ;ce chromogène est le tryptophane. » |:

Ainsi donc, parmi les déchets de décomposition des albuminoïdes se trouvent des composés aromatiques qui, suivant Salkowski (1888), peuvent se répartir en trois classes; les albuminoïdes contenant en effet trois groupes aromatiques :

1° Le groupe de la tyrosine qui est un corps phénolique ;

2° Le groupe de la phénylalanine qui est un corps phénylique ;

3° Le groupe du tryptophane qui est un corps indolique.

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