‹ Les Actes des ApôtresChapitre 150 sur 358 · VALEUR HISTORIQUE DES ACTES DES APOTRES. CCLXXIX · texte numérisé non relu

VALEUR HISTORIQUE DES ACTES DES APOTRES. CCLXXIX

Les rencontres d’idées entre ce discours et le texte des Actes sont très nombreuses : Dieu créateur, ὃ 24 — Act. 1v, 24; χιν, 15. — Dieu Seigneur, ÿ 24 — Act. σαι, 48. — Dieu n’habite pas dans des temples, ÿ 24 — Act. vir, 48. — Dieu qui donne l'être, la respiration et toutes choses, ÿ 25 — Act. χιν, 17. — descendance des hommes d’un seul, ÿ 26 — Lc. 1, 23-38, Jésus descend

d'Adam. — Dieu, l'arbitre des peuples, ÿ 26 — Act. χιν, 16. — Les dons faits

aux hommes de chercher Dieu, ÿ 27 — Act. χιν, 17. — Dieu est proche de tout homme, ÿ 27 — Act. x, 35. — L'ignorance de l’homme dont Dieu ne tient pas compte, ὁ 30 — Act. 111, 17, 27; x1V, 16. — La nouvelle prédication porte tout d’abord sur le repentir, ÿ 30 — Act. τι, 38; 11, 19; xxx, 24; xx, 21; xxvr, 20. — le jugement futur, ÿ 31 — Act. xxiv, 25. — l’homme établi (pour le jugement), ÿ 31 — Act. x, 42. — Dieu donne la foi à tous les hommes, ÿ 31 — Act. xv, 9. — La résurrection du Christ, ÿ 31 — Act. xunr, 30, 32, 44. Cette prédica-

tion de la résurrection du Christ est, dans presque tous les discours des Actes, le

point capital, comme dans le discours d'Athènes.

Harnack conclut à bon droit que tout ce passage des Actes et en particulier le discours de l’Aréopage, avec son mélange d'idées juives et stoïciennes, porte très nettement l'empreinte de l'esprit et de la manière propre à l'auteur, c’est-àdire à Luc. Rien n'indique un autre auteur.

Dans un autre de ses ouvrages (1), il était allé plus loin et avait démontré que

ce discours avait de proches affinités avec les épîtres de Paul et que, par consé=

quent, il représentait la prédication authentique de l'Apôtre. « D’après le passage xvir, 18, Paul annonçait aux philosophes épicuriens et stoïciens Jésus et la résurrection, ce qui répond bien à ce que nous pouvons conclure del Cor. τι, 2 55. L’eKposition de la connaissance naturelle de Dieu, telle qu'elle est dans l’épitre aux Romains, 1, 19 ss. et 11, 14, occupe une place prépondérante dans ce discours. Jésus est représenté comme juge. Dieu invite tous les hommes à se repentir, χαθότι ἔστησεν ἡμέραν ἐν ἢ μέλλει χρίνειν τὴν οἰχουμένην ἐν δικαιοσύνῃ, ἐν ἀνδρὶ ᾧ ὥρισεν, Ÿ. 81, de même que dans Romaïns, 11, 16 : Cela paraîtra ἐν ἡμέρᾳ ὅτε xpiver 6 Θεὸς τὰ χρυπτὰ τῶν ἀνθρώπων διὰ Χριστοῦ Ἰησοῦ. Comme enseignement strictement paulinien il faut relever cette idée qu'entre les temps de l'ignorance et le jugement se

trouve le temps présent qui est caractérisé par la foi qui sauve, Reis a pour |

objet Jésus ressuscité. »

Revenons à l'ouvrage de Harnack dont il vient d’être question. Il examine enfin l'argument principal de Norden pour dénier le discours’ de l’Aréopage à l'auteur des Actes et subséquemment à Paul : il aurait été, d’après cet auteur, composé au

11 siècle en imitation d'un discours d’Apollonius à Athènes. Voici les rapproche-

ments qu'avait établis Norden entre la carrière de Paul et celle d’Apollonius :

Un Grec, faiseur de miracles, de Tyane en Un missionnaire chrétien, de Tarse en.

Cappadoce, parcourtle monde pour gagner Cilicie, arrive, vers l’an 50, à Athènes,

à la religion qu’il prèche les hommes qui ne | dans un des voyages qu'il faisait pour

connaissent pas Dieu. Il vient vers le | amener les hommes de l'ignorance à la milieu du re siècle à Athènes; il examine | connaissance de Dieu. Il examineles sancles sanctuaires, comme il le faisait en tout | tuaires de la ville et trouve qu’elle est

(1) fission und Ausbreilung des Chr istentums in den erslen drei Jahrhunderten, p. 221,n. Leipzig, 1906, 2° Auf.

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