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lieu, et il n'en trouve nulle part autant que dans cette ville; un autel à des dieux inconnus lui est une preuve de la grande
piété de la ville. 11 a un entretien dans
lequel il déduit l'obligation d’expier la faute qui se produit contre la piété, l'amour des dieux, εὐσέδεια. Dans cet entretien, il y a, à la vérité, des prescriptions sur le culte des dieux particuliers, mais comme Apollonius le dit en deux passages : le Dieu unique et très-haut qui trône au-dessus de tous les dieux particuliers est un être de pure essence spirituelle et sans besoins; il ne doit pas être honoré par un culte, mais en esprit.
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INTRODUCTION
pleine d’idoles. 1] remarque même un autel à un Dieu inconnu, ce qui est pour lui un signe du grand respect des dieux en cette ville. 11 tient un discours dans lequel 1] déduit de cette piété l’obligation de se convertir à l’adoration du vrai Dieu. Celle-ci ne se pratique pas par un culte des dieux dans un temple fait de mains d'hommes; Dieu, le créateur de toutes choses, n’a besoin de personne et ne doit pas être adoré en image,
Des rapprochements généraux ne prouvent rien; il faudrait démontrer que l'entretien qu'a eu Apollonius à Athènes débutait par une allusion à des dieux inconnus comme le discours de l’Aréopage à un dieu inconnu, et que de là le théurgiste de Tyane déduisait une preuve de la grande piété des Athéniens. Or, voilà, ainsi que nous l'avons établi plus haut, ce que Norden ne peut montrer, car il n’y ἃ sur ce point aucune tradition, et cela ne ressort pas des passages authentiques que nous avons des œuvres d’Apollonius. La supposition faite par Norden que la dédicace d’un autel à des dieux inconnus que l’on trouve dans un passage
de ses œuvres est mieux à sa place dans son discours d'Athènes, est arbitraire. Harnack résume ainsi ses arguments contre l'hypothèse de Norden : |
. 1° On ne peut prouver qu'Apollonius, dans son grand discours à Athènes sur les sacrifices, qui a été reproduit probablement dans son écrit περὶ θυσιῶν, se soit
inspiré d’autels à des dieux inconnus.
2° On ne peut pas prouver qu'Apollonius ait jamais, et quelque part que ce
à des dieux inconnus.
soit, prononcé un discours qui procède d’une inscription d’autel, ou même d’autels
3° On ne peut pas prouver non plus qu'il ait jamais eu seulement connaissance
d’autels athéniens à des dieux inconnus.
4 Enfin, il est impossible de prouver que son biographe Damis, au commence-
ment du τι siècle, ait mentionné ces autels, car les mots mis en cause peuvent
appartenir à Philostrate, au commencement du rrr° siècle.
Apollonius ne fournit donc rien poui la critique des Actes des apôtres et du discours de l’Aréopage en particulier. Apollonius à Athènes et Paul dans la même ville ont en commun seulement ce qui ne pouvait être différent, étant donnée leur doctrine générale : l'annonce d’un dieu, unique, très-haut, sans besoin, et l’adoration spirituelle de celui-ci. Ce qui, outre cela, est enseigné par les deux orateurs est complètement différent : Apollonius donne des instructions pour le culte sacrificiel des dieux particuliers; Paul développe une vue strictement monothéiste du
monde et y joint l’exhortation au repentir appuyant tout son enseignement sur
Jésus-Christ ressuscité. Il n’y a donc aucun lien qui unisse Paul strictement monothéiste et Apollonius nettement polythéiste. À ces conclusions Harnack ajoute une observation que nous estimons peu
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