‹ Les Actes des ApôtresChapitre 159 sur 358 · TRADUCTION FRANCAISE DU DÉCRET · texte numérisé non relu

TRADUCTION FRANCAISE DU DÉCRET

DE L'AUTEUR, DE LA DATE DE LA COMPOSITION ET DE LA VÉRITÉ HISTORIQUE DU LIVRE DES ACTES DES APOTRES.

Aux doutes proposés qui suivent la Commission pontificale de Re biblica ἃ répondu ainsi.

I. — Eu égard tout spécialement à la tradition de l'Église universelle, qui

remonte jusqu'aux premiers écrivains ecclésiastiques, et en tenant compte des

caractères internes du livre des Actes considéré en lui-même ou en relation avec le troisième Evangile, principalement en ce qui touche à l’affinité et à la con-

nexité mutuelle des deux prologues (Le. τ, 1-4; Act. τ, 1-2), doit-on regarder

comme certain que le livre intitulé Actes τ Apôtres, Πράξεις ᾿Αποστόλων, a pour auteur l’'évangéliste Luc?

R. — Oui.

Il. — Peut-on, par des arguments critiques, que suggèrent aussi bien la langue, le style, la forme du récit que l’unité de but et de doctrine, démontrer que le livre des Actes ne doit être attribué qu'à un seul auteur et que, par suite, est dénuée de tout fondement l'opinion de critiques récents suivant

laquelle ce livre n’aurait pas Luc pour auteur unique, mais proviendrait de plu-

sieurs auteurs distincts ?

R. — Oui, sur les deux points. >

ΠῚ. — Particulièrement, les péricopes remarquables des Actes où, abandonnant le discours à la troisième personne, on parle à la première personne du

pluriel (Fragments-nous), infirment-elles l'unité de composition et l'authenticité.

des Actes; — ou doit-on plutôt considérer que, historiquement et philologiquement, elles la confirment ?

R. — Non, pour la première partie; oui, pour la seconde.

IV. — Du fait que le livre lui-même, après une mention rapide des deux ans

de la première captivité de Paul à Rome, se ferme brusquement, a-t-on le droit

de conclure que l’auteur a écrit un autre volume aujourd’hui perdu, ou que, du moins, il a voulu l'écrire, et dès lors peut-on reporter la date de la composition des Actes longtemps après cette captivité; — ou plutôt, doit-on retenir en tout droit et justice que Luc a terminé son ouvrage vers la fin de la PrenIÈRE captivité de l’apôtre Paul à Rome?

R. — Non, pour la première partie; oui, pour la seconde.

V. — Si l'on considère tout à la fois les relations fréquentes et faciles que Luc eut certainement avec les premiers et principaux fondateurs de l'Église de Palestine, avec Paul, l’Apôtre des nations, dont il fut le collaborateur dans la prédication évangélique et le compagnon de voyage; si l'on observe, par

(1) Traduction de L. Pirot, op, cit, p. 12.

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CCGVIIT

INTRODUCTION

ailleurs, l’habituelle sagacité et le soin qu’il apporte à rechercher les témoins, à

voir les choses de ses yeux; si l’on constate enfin, et fréquemment, l’accord évident et admirable des Actes avec les Épitres mêmes de Paul et les monuments les plus véridiques de l’histoire, doit-on tenir pour certain que Luc a eu en main des sources absolument dignes de foi, qu’il les ἃ utilisées avec soin, probité et fidélité, et qu'il peut revendiquer, dès lors, à bon droit, une parfaite autorité historique ?

R. — Oui.

VI. — Quant aux difficultés qu’on soulève, de ci, de là, du fait de miracles racontés, de la transcription de certains discours qui, rapportés en abrégé, semblent de l'invention de l’auteur qui les aurait adaptés aux circonstances, ou de certains passages en désaccord au moins apparent avec l’histoire profane ou biblique, ou de quelques récits enfin qui semblent en contradiction avec l’auteur même des Actes ou avec d’autres écrivains bibliques, — sont-elles de nature à mettre en doute l’autorité historique des Actes ou du moins à la diminuer de quelque manière ?

R. — Non.

et

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