EN
01 ἢ ῖ ACTES DES APOTRES, I, 13.
ἀνέῤθησαν οὗ ἦσαν χαταμένοντες; © τε ITérooc χαὶ ᾿Ιωάνης nai ᾿Ιάκωόδος nai ᾿Ανδρέας;
pensé que c'était le lieu où Jésus mangea la dernière Pâque avec ses apôtres. La
Vulgate traduit ὑπερῷον par cœnaculum, mais remarquons que dans Marc et Luc ce lieu est appelé ἀνάγαιον et non ὑπερῷον et qu’il appartenait à un homme inconnu des apôtres, tandis que la chambre haute dont il est question ici était le lieu où se rassemblaient les apôtres — xarauévw signifie rester, demeurer; il marque une demeure plus longue que μένειν; le participe périphrastique, ἦσαν περιμένοντες, indique la durée, l'habitude de l’action. On ἃ présumé que cette maison était celle de Marie, mère de Jean Marc. Mais était-elle assez grande pour contenir toutes les personnes qui y étaient rassemblées, au nombre de 120 d’après le ÿ 14?
6 τε Πέτρος : dans une suite de noms propres formant catégorie, le premier pouvait avoir seul 1 article. ὅ τε Πέτρος : τε unit étroitement Πέτρος à Ἰωάνης, --- ὅτε Πέτρος καὶ Ἰωάνης za Ἰάχωδος, ... καὶ Ἰούδας Ιαχώθδου : Cette liste apostolique s'accorde en général avec les trois autres que nous avons, Mt. x, 2-4; Με., πι, 14-19; Ze. vi, 14-16, maïs avec des différences dans l’ordre des noms et aussi une différence de noms. Dans tous les catalogues, Pierre, Jean, Jacques, André sont placés en tête dans un premier groupe, mais
rangès différemment. Pierre est toujours le premier, mais dans Matthieu et Luc, André est joint à son frère Pierre. Dans un deuxième groupe, nous avons Philippe en tête, mais Thomas, Barthélemy et Matthieu sont rangés différemment. Dans un troisième groupe nous avons, dans Matthieu et Marc, Jacques, Thaddée et Simon le Chananéen:
dans Luc et les Actes, Jacques, Simon et Judas, le frère [fils] de Jacques. Dans Matthieu
et Marc, au lieu de Judas de Jacques, nous avons Thaddée, ou Lebbée, suivant les manuscrits. Est-ce le même personnage? On le croit assez généralement et l’on pense ! que ce surnom a été adopté pour Judas, afin de le distinguer de Judas Iscariote. Ἰάχωδος ᾿Αλφαίου, Ἰούδας Ἰαχώδου : ces génitifs indiquent simplement la dépendance ou la relation du second au premier; cette relation peut être celle de fils, frère, femme, serviteur. Le contexte ou la tradition peuvent seuls indiquer celle qu'il faut choisir. Jacques était fils d’Alphée; quelques critiques pensent que la tournure n’a pas été changée et qu'il faut lire Judas, fils de Jacques, un inconnu. Mais Judas nous apprend dans sonépître qu'il était frère de Jacques et cela ressort aussi de Mt. χη, 55 et de Mc. vi, 3. Ici, donc, comme dans Zuc. vi, 16 il faut traduire « frère de Jacques ». On trouve dans Alciphron, τι, 2, un exemple de cette tournure : Τιμοχράτης, ὃ Μετροδώρου, sous entendu ἀδελφός.
Ζηλωτής, le Zélote, en araméen Kananaïia, que Matthieu, x, 4, rappelle en appelant Simon, ὃ Kavavaïos. Pourquoi était-il ainsi appelé? C’est ce qu'on ne peut dire avec certitude. Serait-ce parce qu'il était affilié au parti des Zélotes? Cf. Scuürer, Gesch. des jüd. Volkes, 1, p.486. Ce serait plutôt à cause de son zèle pour la Loi, car le parti des Zélotes ne parut dans l'histoire juive que beaucoup plus ia, Le P. Lagrange, Le. vi, 15, traduit ζηλωτής, par le « le zélé ». [Luc] dit saint Chrysostome, Hom. 11, ἃ fait un recensement exact des disciples. Puisque l'un avait trahi, l'autre avait renoncé, l’autre n’avait pas cru, il montre que, sauf le premier, tous étaient sauvés.
Dans le Nouveau Testament Pierre est appelé Συμεών, forme hébraïque, Act. xv, 14; IL Pr. 1, 1; Σίμων, forme grecque, M£. xvi, 17; xvur, 25 ; Mc. 1, 29; Le. 1v, 38; v, 3; Jn.1, ‘49, etc., et surtout Σίμων Πέτρος, dans les évangiles et les Actes. Il reçut de Jésus le nom araméen de Κηφᾶς, pierre, Jn. 1, 42, nom que lui donne d’ordinaire Paul, I Cor. τ, 49: mm, 22; xv, 5; Gal. τ, 18. Les évangiles et les Actes emploient toujours Πέτρος, traduction grecque de Κηφᾶς. Deux fois Paul se sert de celui-ci, Gal. 11, 7, 8. D’après Kirsopp Lake, Harvard theological Review, janv. 1921, p. 96, Céphas ne serait peut-être pas le même personnage que Pierre. Paul, qui nomme Pierre et Céphas
continuellement Pierre et Jean, et Jacques et André, Philippe et Thomas,
dans la même phrase, Gal. 1, 7-9, ne les ἃ pas identifiés ; il semble plutôt les avoir différenciés, ainsi que dans 1 Cor. xv, 5. Clément d'Alexandrie, cité par Eusèbe, Hist. eccl., I, 12, 2, aflirme que Céphas dont parle Paul, Gal. 11, 11, était un des soixante et douze disciples du Seigneur. L’ÆEpistola apostolorum et les Constitutions ecclésiastiques égyptiennes donnent une liste des Douze, contenant les noms de Pierre et de Céphas comme apôtres. Mais la question est tranchée dans le IVe évangile, 1, 43, où le Seigneur dit à Pierre : Σὺ et Σίμων ὁ υἱὸς Ἰωάνου, σὺ χληθήσῃ Κηφᾶς, ὁ ἑρμηνεύεται Πέτρος.
Pierre était originaire de Bethsaïde, ὕπ. 1, ἀά, et avait pour père Ἰωνᾶς, Mt. χνι, 17, ou ᾿Ιωάνης, Jn. 1, 42; χχι, 15, et pour frère, André, ΜΈ. τυ, 18. Il était marié, ΜΈ. vu, 14, et vivait à Capharnaüm, Mt. vi, 5, 14. Il était pêcheur, Mt. 1v, 18, et possédait un bateau, Ze. v, 3. La première rencontre de Pierre avec Jésus eut lieu sur les bords du Jourdain, Jn. 1, 41, 42. Appelé par Jésus à l’apostolat, Ze. v, 10, 11, Pierre suit désormais partout son maître. Parmi les apôtres, il est toujours nommé 16 premier, sauf Gal. τι, 9; il est le représentant, le porte-parole de ses compagnons. Il interroge le Seigneur, et c’est à lui que Jésus répond, Mt. xv, 15; xvu, 25; xvur, 22 ; Mc. χπὶ, 8; xiv, 29: ZLo.vin, 45; χα, 41; Jn. χπὶ, 8; xx1, 21, etc, À Capharnaüm, à la demande de Jésus aux douze, s’ils veulent aussi s’en aller, Pierre répond : Seigneur, à qui irionsnous? Tu as des paroles de vie éternelle. Pour nous, nous avons cru et nous avons connu que tu es le saint de Dieu, ὕπ. νι, 67-69. Sur la route de Césarée, il confesse, parlant au nom de tous, que Jésus est le Messie, le fils du Dieu vivant. Jésus lui affirme qu’il est pierre et que sur cette pierre il bâtira son Église, Mt. xvi, 16-18, qu’il lui donnera les clefs du royaume des cieux, xvr, 19. Cependant, un peu plus tard, Jésus le réprimande, parce qu'il n'a pas compris ses enseignements et a voulu le reprendre : Va derrière moi, Satan, car tu ne penses pas leS choses qui sont de Dieu, mais les choses des hommes, Mc. vin, 32, 88. Pierre est le premier des trois apôtres qui formaient l'entourage plus immédiat du Seigneur, Mi. xvu, 1-9; Mc. v, 37; xiv, 98, 37. Lors du dernier repas de Jésus avec ses apôtres, il refuse de 56 laisser laver les pieds, Jn. χπὶ, 6-10; il promet à Jésus de le suivre partout, quand même les autres l’abandonneraient, Mt. xxvi, 33-35; Mo. x1v, 29-31; Ze. xxn, 33. Au jardin de Gethsémani, lors de l’arrestation de Jésus, il coupe l'oreille de Malchus, le serviteur du grand prêtre, ὑπ. xvin, 10; il suit Jésus, puis, dans la cour du grand prêtre, il renie son maître, Mc. χιν, 66-72. Le matin de la résurrection de Jésus, il constate que le tombeau est vide, Jn. xx, 1-10, et, vers le soir, il voit Jésus ressuscité, Ze. xxiv, 36. Sur le lac de Tibériade, il se jette à l’eau pour rejoindre plus ‘tôt Jésus, puis à l’appel de son maître il proteste trois fois de son amour pour lui. Jésus lui ordonne de paître ses agneaux et ses brebis et lui prédit qu'il mourra martyr, /n. xx1, 7-19.
Les Actes racontent l’action de Pierre dans les premières années de l'Église naïssante, jusqu’à la conférence de Jérusalem, xv, 7. À ce passage du Commentaire nous relaterons ce que la tradition nous apprend sur les dernières années de l’apôtre Pierre.
Les évangiles nous donnent de nombreux détails sur Jean; il était fils de Zébédée et frère de Jacques; il était Galiléen et probablement de Bethsaïde; son père était un pêcheur du lac de Tibériade, Mc. 1, 19, 20. Sa mère était probablement Salomé, car parmi les femmes qui, de loin, regardaient le crucifiement de Jésus, Marc, xv, 40, nomme Salomé, tandis que Matthieu, xxvur, 56, appelle celle-ci la mère des fils de Zébédée. Jacques était probablement le fils aîné, car il est toujours nommé avant Jean sauf ici, La famille devait être dans l’aisance, puisque Zébédée a des serviteurs; Mec. τ, 20, et que la mère des fils de Zébédée est rangée parmi les femmes qui accompagnaient Jésus et le servaient, Mt. xxvir, 55. Jean fut appelé par Jésus avec son
PE
: Fo. : | ἈΠ | Φίλιππος χαὶ Θωμᾶς, Βαρθολομαῖος: nat Μαθθαῖος, ᾿Ιάχωδος ᾿Αλφαίου; καὶ Ziuwvy: & |
frère Jacques, immédiatement après l’appel de Simon et d'André, Mi. 1v, 24, 22; Mc.
» 19, 20; Lo. v, 10, 11. Il est possible même qu'il ait déjà auparavant connu Jésus, s’il faut l'identifier, comme nous l'avons dit, Æistoire des Livres du N. T., IV, p. 89, avec le disciple de Jean-Baptiste, qui était avec André et suivit Jésus, /n. 1, 37. Il fut choisi par Jésus pour être un des douze, qui étaient avec lui, Mc. πὶ, 17, et il reçut avec son frère le nom de Boanerges, que l'évangéliste, Me. 1m, 17, dit signifier : fils du tonnerre. Il occupait une place prééminente parmi les disciples de Jésus, car il est
toujours parmi ceux qui accompagnent Jésus dans les occasions importantes; avec
: Pierre et son frère Jacques, il fut choisi pour être témoin de la résurrection de la fille
de Jaïre, Me. v, 37; pour assister à la transfiguration du Seigneur, Mc. 1x, 2, pour être.
plus près de Jésus au jardin de Gethsémani, pendant son agonie, Mc. xiv, 33. Il fut présent à la guérison de la belle-mère de Pierre, Me. τ, 29; il interrogea Jésus sur le temps où aurait lieu la destruction de Jérusalem, Me. xur, 3; il fut envoyé avec Pierre pour préparer la Pâque, Lea 8
Quelques épisodes de la vie de Jean, racontés par les synoptiques, jettent un jour
Spécial sur son caractère. Lorsque les Samaritains refusèrent de recevoir Jésus et ses
disciples, Jacques et Jean proposèrent à Jésus de faire descendre sur eux le feu du ciel, Ze. 1x, 54. Auparavant, Jean avait vu un homme qui chassait les démons au nom de Jésus, et il l’en avait empêché, parce qu’il n’était pas parmi les disciples, ἄς. 1x, 49; Mc. 1x, 38. Jacques et Jean demandèrent à Jésus d’être assis dans sa gloire, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche, Mc. x, 36, et les autres disciples s’indignèrent contre Jacques et Jean, Mt. x, 41. Il est vrai que, d’après ΜῈ. xx, 20, c'est leur mère qui adressa la demande.
A ces détails biographiques extraits des synoptiques, nous pouvons ajouter ceux
que donne le IVe évangile sur un certain disciple qu’il ne nomme pas, et sur le.
disciple que Jésus aimait. C'était l’un et l’autre, comme nous l'avons démontré,
Histoire des Livres du N. T.,IV, Jean, fils de Zébédée. Lors de l'arrestation de Jésus, ! . l’autre disciple suivit Jésus avec Pierre jusque chez Anne ou chez Caïphe et, comme ἢ
‘était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour, et introduisit Pierre,
* Jn. xwim, 15, 16. Au dernier repas que le Seigneur prit avec les siens, le disciple que
Jésus aimait reposa sa tête sur la poitrine du Seigneur et, sur l'invitation de Pierre, lui demanda le nom de celui qui devait le trahir, χπὶ, 27, 26. Il était au pied de la croix et Jésus le donna pour fils à sa mère, et lui donna Marie pour mère. Il prit depuis lors
Marie chez lui, xrx, 28-27. C'est a Pierre et à lui que Marie de Magdala vint annoncer qu'on avait enlevé le Seigneur du Sépulcre. Il devança Pierre au sépulcre et constata
que les bandes qui entouraient le corps étaient à terre, xx, 2, 5. Entré dans le sépulcre, il vit et il crut, xx, 8. C’est le disciple que Jésus aimait qui reconnut le Seigneur sur les bords du lac de Tibériade, χχι, 7. Enfin, Pierre ayant demandé à Jésus ce que deviendrait le disciple qu'il aimait, le Seigneur répondit qu’il ne lui importait pas s’il voulait que Jean demeurât jusqu’à ce qu’il vierne. Réponse que les frères interprétèrent à tort, comme une prédiction du Seigneur que ce disciple ne mourraït pas, xx1, 21-28.
Nous terminerons cette esquisse de la vie de Jean, x, 2.
Son frère, Jacques, lui est constamment uni dans les évangiles et ses actions sont les mêmes que celles de Jean; nous n'avons donc pas à les répéter. Nous verrons plus loïn, x, 2, qu'il fut mis à mort par ordre d'Hérode Agrippa Ie, χα, 2.
André, en grec Ἀνδρέας, était fils de Jona et frère de Pierre; il était de Bethsaïde Jn. 1, 44, ét pêcheur de son état. Il fut d’abord disciple de Jean, puis de Jésus, Jn.r, 35-41. Dans l’évangile il estencore mentionné dans la liste des apôtres, Mr. x, 3, puis
lors de la première multiplication des pains, /n. vi, 9, et enfin quand des Grecs.
Bthélaremy et Matthieu, Jacques d’Alphée et Simon le Zélote et Judas de
demandèrent à voir Jésus, 16. x, 20. D’après la tradition il aurait, suivant quelquesuns, évangélisé la Scythie; d’après d’autres, l’Achaïe, où il fut crucifié à Patras. D’après le canon de Muratori, il aurait été avec Jean, alors dans un grand âge, lors de la composition du IVe évangile.
Philippe, natif aussi de Bethsaïde, /n. 1, 44, fut le premier qui ἃ été appelé directement à le suivre par le Seigneur, fn. 1, 48; il était probablement disciple de Jean- Baptiste. Il est mentionné dans les évangiles, dans les listes des apôtres, Mr. x, 3,
lors de la multiplication des pains, J/n. vi, 5-7, et: de la demande des Grecs à voir
Jésus, ἐδ. x, 20-30; enfin, lors de la dernière cène, où il pose à Jésus une question qui prouve qu'il ne l'avait pas compris, ὦ. χιν, 7-10.
Les données de la tradition sur la vie subséquente de Philippe sont assez différentes: du fait qu’il a été confondu avec Philippe l’évangéliste ; il est difficile d'ajouter foi à tout ce qui est rapporté à son sujet; les traditions sont trop divergentes. Il aurait voyagé à travers la Lydie et l’Asie proconsulaire, évangélisé la Grèce septentrionale et Athènes, où il serait resté deux ans; ensuite la Parthie, même la Gaule [Galatie] et la Seythie. Enfin, il aurait vécu à Hiérapolis, où il mourut. D’après Clément d'Alexandrie il serait mort de sa mort naturelle, maïs, d’après des documents anciens, il aurait été martyrisé à Hiérapolis sous Domitien ou sous Trajan; il aurait été crucifié la tête en bas. Ce qui paraît probable c’est que Philippe a évangélisé diverses parties de l’Asie mineure. Cf. Acta Sanct., XIV, p. 7 ss. Nous avons un évangile apocryphe et des Actes apocryphes de Philippe.
Thomas, appelé Didyme, ὑπ. χι, 16, ou le Jumeau; il est inutile de chercher quel était son jumeau. Dans les Actes apocryphes qui lui sont attribués, il est appelé Judas Thomas; cf. Eusise, Hist. eccl., I, 6. Il est parlé de Thomas dans les évangiles, où il est rangé parmi les apôtres, Mt. x, 3, puis lors de la dernière cène, Jr. xv, 14, lors des apparitions du Seigneur, quand il refusa de croire, tb. xx, 24, puis il se rend: à l’évidence, 6. xx, 26-29, enfin, lors de la pêche miraculeuse, 56. xxr, 2. D'après la tradition, Thomas évangélisa la Parthie, la Perse et fut enterré à Édesse. D'après les Actes apocryphes qui portent son nom il aurait évangélisé les Indes et l’on trouve au Malabar des chrétiens de saint Thomas, mais il est probable que ceux-ci ont été évangélisés par un missionnaire nestorien du nom de Thomas. D'après le Bréviaire romain, Thomas serait mort martyr à Calamina. Un évangile, des Actes et. une Apocalypse, tous trois apocryphes, portent le nom de Thomas.
Barthélemy, bar Tolmai, fils de Tolmaï. Les écrivains anciens, à l'exception de saint Grégoire de Nazianze et de saint Augustin, l'ont identifié avec Nathanaël. Celui-ci paraît, d’après Jean, χχι, 2, avoir fait partie du groupe apostolique et être l'ami de Philippe. Or, dans les ARS apostoliques, Barthélemy est toujours joint à Philippe. Eusèbe, Hist. eccl., V, 10, raconte que Pantène trouva dans les Indes un évangile de Matthieu en hébreu qui y aurait été apporté par Barthélemy. Il y a peu de crédit à ajouter aux récits qui font voyager Barthélemy en Lycaonie, en Parthie, en Arménie et enfin dans les Indes. On ne sait pas d’ailleurs quel est exactement le pays appelé de ce nom. Un évangile apocryphe a été attribué à Barthélemy.
Matthieu, Μαθθαῖος ou Ματθαῖος, en hébreu post-biblique Mattai, probablement don de Yahveh. Dans Matthieu, 1x, 9, le péager que Jésus appelle à le suivre portait le nom de Matthieu, tandis que Marc, n, 14 et Luc, v, 27, l’appellent Τόν]; le. récit est identique dans les trois synoptiques, Matthieu et Lévi désignent donc le même personnage; il était donc fils d'Alphée, Mc. τι, 14. Lévi est probablement le nom primitif du péager et Matthieu le nom que lui a donné le Seigneur, lors de son appel; il est dit en effet : Μαθθαῖον λεγόμενον, Mt. 1x, 9. Après son appel, Lévi fit un grand festin
gi) AM OT à se SL ET AE À, ΟΣ τὸ er ri
à Jésus dans sa maison. Sur la carrière ultérieure de Matthieu nous n'avons que des renseignements légendaires et contradictoires. Les récits sur Matthieu et sur Matthias ont dû se pénétrer. Cf. Vicouroux, Diction. dé la Bible, t. IV, col. 876. Matthieu est l’auteur du premier évangile. Un Liber de ortu beatae Mariae et infantia Salvatoris porte son nom.
De Jacques, fils d’Alphée, nous ne saurions rien, sinon qu’il était apôtre, Mc. 111, 18; Mi. x, 3; Le. vi, 16; Act. 1, 13 si nous ne l’identifions pas avec Jacques, le frère du Seigneur; mais cette identification nous paraît certaine, cf. Histoire des livres du N.T., t. II, p. 190. Il en est qui croient que Jacques, fils d’Alphée était frère de Lévi ou Matthieu, appelé aussi fils d’Alphée; cette preuve est plus qu'insuffisante. Sur Jacques, le frère du Seigneur, que nous identifions avec Jacques apôtre, le N.T. et les écrivains ecclésiastiques nous ont laissé des renseignements précieux. Jésus-Christ lui a apparu, I Cor. xv, 7; Évangile aux Hébreux, cité par saint Jérôme, Æpist, 120, 8, ad Hedibiam, il devait être à Jérusalem avec Marie et les frères de Tan Act. 1, 14, persévérant dans la prière. Il aurait été établi, dit-on (1), par les apôtres Pierre, Jacques et Jean, évêque de Jérusalem. Le Seigneur, après sa résurrection, lui aurait donné la science ainsi qu’à Jean et à Pierre (2). D'après Eusèbe (3), Épiphane (4), Jean Chrysostome (5), les Constitutions apostoliques, Jacques aurait été établi évêque de Jérusalem par le Seigneur lui-même. Le fait certain, c’est que, dès l'origine, il est à la tête de la communauté de Jérusalem. C’est à lui que Pierre envoie dire qu'il avait été délivré de la prison, Act. xn, 17. Paul le visite seul des apôtres, à l'exception de Pierre, lors de son premier voyage à Jérusalem, Gal. 1, 18, 49. Α la conférence de Jérusalem, il occupe une place prépondérante avec Pierre “ Jean; avec eux, il approuve les travaux de Paul et lui donne la main d’association, Gal. u, 9. D'après les Actes des apôtres, xv, 13-21, Jacques résuma les discours de Pierre sur l'évangélisation des païens et fixa les ἔπ qui devaient être suivies pour l'admission des gentils dans l'Église chrétienne. Ce sont des gens venus d’auprès de Jacques, qui entraînèrent Pierre à se séparer de Paul et à ne plus participer aux repas des païens, Gal. u, 12. À son dernier voyage à Jérusalem, Paul se rendit chez Jacques, eù les presbytres s’assemblèrent, Act. xx1, 18. Nous jugeons inutile de raconter en détail
ce que rapportent sur Jacques, le frère du Seigneur, l'évangile selon les Hébreux,
Josèphe et Hégésippe. Rappelons seulement que Jacques était en grande vénération auprès des Juifs qui l'avaient surnommé le juste, Oblias (6), c’est-à-dire, en grec, rempart du peuple, ou justice. Il aurait été sanctifié dès le sein de sa mère; il aurait pratiqué une abstinence rigoureuse et passé ses jours dans le Temple à prier pour le peuple (7). D'après Josèphe (8), Jacques, le frère de Jésus, dit le Christ, aurait été condamné à être lapidé par le grand prêtre Ananos, pendant l'intervalle qui s'écoula entre la mort de Festus et l’arrivée de son successeur Albinus, vers 62-63. Son
1) CLÉMENT, Hypotyp., dans EUSÈBE, ist. eccl., II, 1, 3; JÉRÔME, de Viris ill., II. 2) Eusèse, Hist. eccl., II, 1 κι.
1b., VII, 19.
Haer. ἼΧΧΥΤΙ, 7
Hom. xxxvu1, in 1 ep. ad. Corinthios.
EuskBs, Hist. eccl., IT, 1, 4; IV, 22.
MH 1128. 14.
Ant. jud., XX, 9,1.
SH δ σ᾽ EE
= “-οῷο σ-- DR RAR -
. Jacques. 14. Tous ceux-là persévéraient d’un commun accord dans la prière, avec des femmes et Marie, la mère de Jésus, et avec les frères de celui-ci.
martyre est raconté en détail dans Eusèbe (1), qui rapporte le récit d'Hégésippe ; sa mort aurait eu lieu en l’an 68. Jacques est l’auteur de l’épître catholique qui porte son nom.
Simon le Zélote; il est appelé ὃ Kavavatos Mt. x, 4; Mc. πι, 18, nom qui est la forme grecque de l’araméen 2INIp, en grec Ζηλωτής. Nous avons déjà dit l’origine probable de ce surnom. Simon ie Zélote’a été quelquefois identifié avec Simon, frère (cousin) du Seigneur, Mt, χπι, 55.
Judas était frère de Jacques le mineur, évêque de Jérusalem et fils d’Alphée; il était donc lui aussi frère (cousin) du Seigneur, Mt. χπὶ, 55. Ainsi que nous l'avons dit, il est le même personnage que Lebbée, surnommé Thaddée, Mt. x, 3. IL était donc, ainsi que dit Jérôme, trinomius. Dans Jean, xiv, 22, il pose une question au Seigneur. Les traditions, rapportant qu'il a évangélisé la Judée, la Samarie, l’Arabie, la Mésopotamie et d’autres pays encore, sont généralement rejetées : οἵ. Tir- LEMONT, Mémoires, I, p. 279. Il devait être mort au temps de Domitien, puisque ses descendants furent dénoncés, lors de la persécution de cet empereur, Eusèse, Aist. eccl., III, 19. Une des épîtres catholiques porte son nom.
Ÿ 14) οὗτοι πάντες, tous ceux-ci, les apôtres, termes omis par Cyprien, Augustin. — ἦσαν προσχαρτεροῦντες ; participe périphrastique, construit avec l'imparfait : il indique la durée d’une action faite déjà dans le passé et qui se prolongeait. προσκαρτερεῖν, plus fréquent dans la langue hellénistique que dans le classique, est employé seulement par Luc, 6 fois, et par Paul, 3 fois; une fois dans Marc. Avec le datif de la chose, ou dela personne, il signifie persévérer assidûment dans une chose ou être attaché fortement à quelqu'un, vu, 18; πρός indique la perfection de l’action. ὁμοθυμαδόν, classique, mot familier à Luc; 10 fois dans les Actes. Il ne signifie pas seulement ensemble, mais plutôt d’un commun accord, d'un même cœur, d’après l’étymologie, ὅμός, même et θυμός, âme, cœur. Luc a voulu montrer par ce mot la parfaite union d'esprit et de cœur qui existait entre les apôtres et les premiers fidèles. Et cette union se faisait dans la prière.
τῇ προσευχῇ : trois fois, Eph. νι, 18; Philip. 1v, 6; I Tim. v, 5, Paul, ajoute δεήσει à προσευχῇ, « Dans la prière et la supplication » est pléonastique, à moins de voir dans προσευχή la prière en général et dans δεήσις, une demande particulière. C3, 614 et Chrysostome ont ajouté ici καὶ τῇ δεήσει, omis par N À B C* D E 61 et les autres min. Vlg. etc. Nous avons ici la preuve que la prière était le lien d'union entre les premiers chrétiens. Luc rappelle souvent dans les Actes, 11, 42; 1v, 24; vi, 4; vi, 15; xx, 36, etc. qu'ils étaient. assidus dans la prière.
σὺν γυναιξίν, indéterminé, avec des femmes, sans l’article, sauf dans D, σὺν ταῖς γυναιξίν. C'était probablement ces femmes, qui de Galilée avaient suivi Jésus à Jérusalem, Ze. χχπὶ, ὅδ, et peut-être les femmes des apôtres, habitant maintenant cette ville, ce qu’insinuerait le codex D qui ajoute καὶ τοῖς τέχνοις. IL y aurait donc eu dans cette chambre les apôtres et leurs familles. Cette mention des femmes indique nettement que es apôtres étaient dans une maison particulière, et non dans le Temple.
χαὶ Μαριάμ. : χαί peut être conjonctif ou disjonctif; il est probable qu’il distingue Marie des autres femmes. N AC D, Bohairique, Chrys. ont Μαρία au lieu de Μαριάμ, B E, de bons min. Sahid. Ethiop. On dit que Maptéy est employé quand il s’agit de la Sainte-Vierge, mais les autorités textuelles présentent les deux formes pour celle-ci en proportions égales. Matthieu, sauf une fois, emploie Μαρία; Marc aussi; Luc
(MPIST-Neccl., II, 23, 4,
d ‘15. Kaï ἐν ταῖς ἡμέραις ταύταις ἀ ἀναστὰς De ἐν μέσῳ τῶν ἀδελφῶν εἶπεν [ἦν
où