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"ÉRRANTE:"
᾿ 45. En ces jours-là, Pierre, s'étant levé au milieu des frères, dit : [il y avait dans ce même lieu une foule de personnes, aux environs de cent vingt]: 16. Hommes frères, il fallait que füt accomplie l’Écriture, qu'a prédite
| procher de Mina; cependant, le mot populaire μέσον signifie dans, entre; cf. Mt. xiv, 24; Philip. αι, 45. ὁ
τῶν ἀδελφῶν, leçon de ABC*, quelques minuscules, Vle., plutôt que μαθητῶν, leçon de ‘CSDE, la majorité des minuscules, Peschitto, Chrys. Aug. Il est plus vraisemblable, | d’après Wendt, que ἀδελφῶν a été remplacé par μαθητῶν que μαθητῶν par ἀδελφῶν.
ἀδελφός, dans le grec classique signifie frère, mais aussi parent, SophocLe, PLATON. Dans les Septante, il est employé au sens plus large de parent par nature, de voisin, de compatriote. Dans le N. T., il a ces mêmes significations : frère de père et de mère “ou de l’un des deux, Mr. 1, 2; 1v, 8; Mc. 1, A4; πὶ, 17, etc. parent, Mt. χα, 46; Ze. vin,
de la même communauté religieuse, Act. 1x, 30; x, 28; Rom. xiv, 10, etc. (même sens
dans les papyrus, cf. Drissmann, Bibel Studien, p. 27), le prochain, M. vu, 3; Le. vr, 41. Les chrétiens, membres de la communauté, étaient frères entre eux.
nv τε ὄχλος ὀνομάτων ἐπὶ τὸ αὐτό : la particuke conjonctive τε est très fréquemment employée par Luc, surtout dans les Actes et dans toutes les parties de cet écrit; ὄχλος ὀγομάτων, une foule de noms, de personnes : nom signifiant une personne, n'est pas, comme on l’a cru, un hébraïsme. Le terme, il est vrai, estemployé dans les Nombres, 1, 2; xvirr, 20; arr, 40, etc.; dans ces dénombrements les noms représentent des personnes et c'est peut-être de ces dénombrements qu'est venu l'emploi du terme : nom pour personne. On ἃ cette expression avec le même sens dans l’Apocalypse, ἔχεις ὀλίγα ὀνόματα ἐν Σάρδεσιν, 11, 4; x1, 43. Maïs on retrouve plusieurs fois cette expression dans les papyrus évyptiens, Drissmann, Neue Bibel St., p. 24 ss., et dans les auteurs classiques, Ovine, Porve.
ἐπὶ τὸ αὐτό : Vle, simul, ensemble, dans le même lieu, la maison où, depuis l’ascension, ils se réunissaient pour prier, ὃ 13. Cette expression se relrouve dans Ze. xvir, 35; Act. un, 1,44, 7, pour signifierun même lieu, ainsi que dans des Septante et les classiques. Il est possible que Luc ait voulu insister sur l'union des assistants entre eux.
ὡσεὶ ἑχατὸν εἴχοσι : environ cent vingt. Ce nombre est approximatif; il comprend les frères qui étaient présents à Jérusalem, et non tous ceux qui avaient cru en Jésus, comme, par exemple, les soixante et douze disciples. On a voulu voir là, Baur, Zeller, Overbeck, Holtzmann, Weizsäcker, un nombre mythique : 120 — 42 X 40 ou 40 X 3, ou le nombre d'hommes indiqué par les rabbins comme composant la Grande Synagogue. Le traité Sanhédrin, 1, 6, déclare qu'un miminum de cent vingt hommes est requis
dans ‘une ville pour que celle-ci puisse élire un conseil de douze membres. Wendt, Feine et tous les exégètes catholiques rejettent cette opinion, et croient que Luc utilise
ici des documents authentiques. D'ailleurs, si ce nombre était symbolique, pourquoi aurait-il employé la particule ὥσει, qui marque que ce nombre est approximatif?
On a rapproché ce nombre de celui des cinq cents frères, auxquels le Seigneur apparut d'après 1 Cor. xv, 5. Il n’y a pas à comparer ces deux nombres de chrétiens. Celui des Actes se rapporte aux frères présents à Jérusalem et durant les tout premiers jours de l'Église, tandis que celui de Paul a trait à un moment où celle-ci était jun peu plus développée, à moins qu'on ne veuille y voir une allusion aux disciples présents à l'ascension.
ἣν τε ὄχλος,.. est une parenthèse introduite par +: : les Septante ont aussi une tendance à placer entre parenthèses les relevés numériques. ἐπὶ τὸ αὐτό : ἐπί comporte l'idée de degré ou de mesure, tous ensemble.
\'Esprit-Saint, prononcée d’avance par la bouche de David sur Judas qui a
19, etc.; issu d'un même ancétre national, compatriote, Act. χει, 26; 26. v, 47; membre.