‹ Les Actes des ApôtresChapitre 170 sur 358 · RER · texte numérisé non relu

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18. na γε ἐπὶ τοὺς δούλους μου at ἐπὶ τὰς δούλας μου Ὥ ς = € = 2 A = r ἐν ταῖς ἡμέραις ἐχείναις ἐκχεῶ ἀπὸ τοῦ Ilveüparos μου,

Due χαὶ προφητεύσουσιν.

Ἢ χαὶ σημεῖα ἐπὶ τὴς γῆς χάτω, τ eo 2 ms αἷμα χαὶ πὺρ χαὶ ἀτμίδα καπνοῦ.

20. ὁ ἥλιος μεταστραφήσεται εἰς σχότος \ JA ᾽ > χαὶ ἣ σελήνη εἰς αἷμα, πρὶν ἐλθεῖν τὴν ἡμέραν Κυρίου τὴν μεγάλην χαὶ ἐπιφανῆ.

« Écoutez bien mes paroles! Lorsqu'il y aura un prophète parmi vous, moi Yaveh, c'est en vision que je me révélerai à lui, c'est en songe que je lui parlerai. » ἐνυπνίοις, datif de manière. EP, Tertullien, Chrys. ont ἐνυπνία.

Ÿ 18) χαί γε se trouve seulement ici et xvrr, 27; très fréquente dans les Septante, cette expression n’est pas employée par les classiques sans un mot intermédiaire entre xat et γε, sauf une fois par Lysias. Le sens est : et quidem, et etiam. À la place de καί γε : Dd Pesch. Tertullien ont καὶ ἐγώ ἐπὶ τοὺς δούλους μου χαὶ ἐπὶ τὰς δούλας μου. Dans l’hébreu il

n'y ἃ pas μου après δούλους et δούλας; le sens serait donc : les dons du Saint-Esprit

__ s’étendront aux deux sexes, aux divers âges de la vie, mais aussi à toutes les classes de la société, et même à tous les serviteurs, ou peut-être aux esclaves, hommes et

femmes. Cépendant,, d'après Maimonide, un esclave ne peut être prophète. Dans le. ᾿ς discours de Pierre, comme dans les Septante, sauf qu'il n’y a pas μου après δούλας, il

s’agit des serviteurs et des servantes de Dieu; c’est une sorte de qualificatif des personnes

mentionnées précédemment : tous ceux-là sont mes serviteurs et mes servantes. Il n’est donc pas question d’une nouvelle catégorie de personnes. xat γε doit être traduit par « et en vérité ».

᾿ς καὶ προφητεύσουσιν n'est ni dans l’hébreu ni dans les Septante; il a été peut-être ajouté dans notre texte pour conformer ce passage au précédent, ÿ 17. προφητεύσουσιν : le sens n’est pas uniquement : ils prédiront l'avenir, mais ils dévoileront les secrets de Dieu et par leurs discours ils instruiront et consoleront. On trouve dans les prophètes, Ézxéch. xxxVI, 26, 27; xxxix, 29; Zsaïe, xuiv, 3, l'annonce de semblables effusions du

Saint-Esprit.

ὃς Ÿ 19) Le prophète passe à un autre ordre d'idées ; Pierre cite le passage de la prophétie, qui prédit les-catastrophes devant précéder le jour du Seigneur. A-t-il en vue la ruine de Jérusalem? C’est possible, mais il est plus probable que, comme Notre-Seigneur, il parle des signes avant-coureurs de la fin du monde.

ἄνω et χάτω sont omis par l'hébreu et les. Septante, ainsi que σημεῖα. Cependant, les deux termes τέρας et σημεῖον sont fréquemment unis dans le N. T., Jn. 1v, 48 ; Act. 1v, 30; Rom. xv, 19, etc., et souvent dans les Septante : Éséch. vu, 3, 9; Deut. INNOÆNELCAE dans Josèpxe, Paizon, Poryse, PLurarqQue. Il est probable que σημεῖα a été introduit ici pour former antithèse avec τέρατα comme Le font ἄνω et xétw. Les prodiges dans le ciel sont indiqués au ÿ suivant : le soleil sera transformé en ténèbres et la lune en sang; les signes sur la terre sont le sang de feu et une vapeur de fumée. Nous expliquerons au

Ÿ 22 la signification de τέρας et de σημεῖον. |

. ἀτμίδα χαπνοῦ, vapeur de fumée; le texte hébreu dit : colonnes de fumée. αἷμα za πῦρ᾽

za ἀτμίδα καπνοῦ sont chez les prophètes les signes des guerres et des troubles de la nature, combats, tremblements de terre, éruptions volcaniques. Ces prodiges et ces

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18 Et en vérité sur mes serviteurs et sur mes servantes, Dans ces jours-là je répandrai de mon Esprit.

Et ils prophétiseront.

19 Et je ferai des prodiges dans le ciel en haut,

Et des signes sur la terre en bas.

Du sang, et du feu, et un nuage de fumée

20 Le soleil sera changé en ténèbres,

Et la lune en sang

Avant que vienne 16 jour du Seigneur, grand et visible.

signes sont aussi un thème commun des écrits apocalyptiques. Il n’y 8 pas lieu de les prendre au sens littéral et d'y voir une description exacte des événements qui se produiront à la fin du monde.

À l’effusion de l'Esprit de Dieu qui marquera l'avènement du royaume messianique, Joël ajoute les prodiges qui se produiront au ciel et sur la terre, lors du jour du Seigneur, lors du jugement. Pierre répète ces enseignements du prophète, se rappelant aussi les paroles du Seigneur sur la ruine de Jérusalem et sur Ia fin du monde : Mt, xxiv, 29: Me. x, 24, 25; Le. xx1, 25. Les mêmes prédictions se trouvent dans

l'apocalypse, vi, 12 ss.; vint, 75 ΙΧ, 2; xvi, 2 55.

Υ 20) 6 ἥλιος μεταστραφήσεται εἰς σχότος : le soleil sera changé en ténèbres; la lumière du soleil sera éteinte, les cieux deviendront ténébreux, xai à σελήνη εἰς αἷμα, et la lune [sera changée] en sang, la lune paraîtra couleur de sang. On trouve dans les prophètes, Isaïe, xur, 10 ss.; xxiv, 18; xxxIv, 4; Éséch. xxx, 7; Joël, τι, 1, 11, de semblables descriptions. Dans Matthieu, xxiv, 29 et Marc, χπι, 24, le Seigneur dit que le soleil sera couvert des ténèbres, σχοτισθήσεται et dans Luc, xx1, 25, qu’il y aura des signes dans le soleil et la lune. /

πρὶν ἤἥ, BP 614, Chrys., tandis que NX ACDE, 13 61 omettent 4 avc les Septante; ces manuscrits ont conformé leur texte à celui des Septante. ἐλθεῖν : l’infinitif ne marque pas de soi une relation de temps; celui-ci doit être précisé par une préposition πρίν ou πρὸ τοῦ. πρίν peut toujours se construire avec l’infinitif, mais cette construction est obligatoire si la proposition principale est affirmative, comme c’est ici le cas. Dans les phrases de ce genre ce qui est marqué c’est un simple rapport de temps : πρὶν ἢ ἐλθεῖν équivaut à πρὸ τοῦ ἐλθεῖν. Le sens est que l’action exprimée par la proposition principale a lieu avant qu’une autre action puisse se produire, que d’ailleurs cette action s’accomplisse ou non. Dans le N. Τὶ l'infinitif est toujours à l’aoriste, tandis qu'il peut être au présent dans le grec classique ἤ marque la comparaison qui se rend en français par la conjonction que, Les écrivains classiques suppriment ordinairement ñ devant l’infinitif.

τὴν ἡμέραν Κυρῖου : cette expression : le -jour du Seigneur, désigne ‘dans l'A. T. Amos, vi, 9; Joël, 1, 15; /saïe, τι, 12; xt, 6, 9; Ézéch. xin, 3, le jour où Yaveh viendra juger les nations rassemblées et châtier les ennemis d'Israël. Il signifie aussi toute visitation de Dieu par une plaie, une peste, une famine ou une invasion de l’ennemi. Dans le N. T. cette expression est constamment appliquée au second avènement de Notre-Seigneur Jésus-Christ, 1 Thess. v, 2; I Cor.1, 8; II Cor.1, 14; Philip. τ, 10. τὴν μεγάλην χαὶ ἐπιφανῆ : ἐπιφανής signifie « qui se montre, qui est visible »; Vlg. manifestus. Dans le N. T. II hes. 11, 8; I Tim. vi, 14, le terme ἐπιφανεία désigne la parousie du Seigneur, Dans l’hébreu il y ἃ « avant l’arrivée du jour grand et terrible ».

« Puisque Pierre, dit Belser, a introduit cette partie de la prophétie dans son discours

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τς 21. χαὶ ἔσται; πᾶς ὃς ἂν ἐπιχαλέσηται τὸ ὄνομα Kupiou σωθήσεται.

.- 1 27 "Ὁ \ 3 δ. χκ s 99. "Aydpec ᾿Ισραηλεῖται, ἀχούσατε τοὺς λόγους τούτους ᾿Ϊησοῦν τὸν Nalwpatoy, ἄνδρα ἀποδεδειγμένον ἀπὸ τοῦ, Θεοῦ εἰς ὑμᾶς δυνάμεσι χαὶ τέρασι χαὶ σημείοις, οἷς

de la Pentecôte il s'ensuit que La raison d’être de cette citation est l’idée de l’apôtre que le retour du Christ arrive et que le jugement du monde suivra bientôt. On ne peut nier que ce ne fut la croyance des premiers chrétiens. Et ce n’était pas une erreur dogmatique, mais un παραλόγος (chose contraire à ce qu’on a attendu) chronologique. » Cette opinion n’est pas d'accord avec la décision de la Commission biblique du

48 juin 1915.

| Ÿ 21) πᾶς ὅς, quiconque; ὅς n’a pas d’antécédent, il est employé au sens indéfini : ἄν a ici un sens expansif; ἐπιχαλέσηται, subjonctif aoriste moyen, invoquer pour soi. Ce subjonctif aoriste équivaut à un futur, mais indique que l’action doit précéder l’action suivante. L'action exprimée par le premier verbe doit être passée quand celle du second sera présente. ,

ἐπιχαλέσηται τὸ ὄνομα Κυρίου; cette expression, fréquente dans les Septante, a pour

origine cet usage que les prières, adressées à Dieu, commençaient par l’invocation du nom divin; invoquer le nom de Dieu, c’est lui rendre le culte qui lui est dû. Cette

expression se retrouve dans le N. T. où elle est appliquée à Notre-Seigneur : Act. 1x,

14, 21; xx, 16, etc. σὺν πᾶσιν τοῖς ἐπιχαλουμένοις τὸ ὄνομα τοῦ Κυρίου ἡμῶν, 1 Cor. τ, 2;

“Rom., x, 12 ; Philip. τι, 10.

Dans la pensée de l’Apôtre le texte de Joël est appliqué à Jésus-Christ et nous

trouvons ici un exemple de l'assimilation de Jésus avec Yahveh. Les premiers chrétiens - appliquaient à Notre-Seigneur les prophéties — σωθήσεται : il sera sauvé, pour Joël, des

calamités qn'il vient d'annoncer. Dans la pensée de Pierre 1] est question du salut qu'avait annoncé Jésus, la participation au royaume messianique, ainsi que le prouve la suite de son discours.

Cette citation de Joël sert de transition entre ce qui précède et ce qui suit, Joël avait prédit ce qui vient d'arriver : l’effusion du Saint-Esprit sur toute chair; il avait parlé

encore d’un autre jour où auraient lieu des catastrophes; pour les éviter et être sauvé

il faut invoquer le nom du Seigneur. Pierre applique à Jésus la promesse de Joël, et va démontrer que Jésus est le Messie.

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