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104 ἷ ACTES DES APOTRES, τ|, 13-14.
Fe à - 26 242 2 € “Ὁ \ A > ἡμῶν, ἐδόξασεν τὸν παῖδα αὐτοῦ Ἰησοῦν, ὃν ὑμεῖς μὲν παρεδώχατε nai ἤρνήσασθ : χατὰ πρόσωπον []ειλάτου, χρίναντος ἐχείνου ἀπολύειν. ta. ὑμεῖς δὲ τὸν ἁγιὸν χὰ
l'idée est plus générale : Dieu a glorifié Jésus par tous les prodiges qui ont prouvé 58. mission et sa messianité. Le contraste est très net entre l'action de Dieu qui a glorifié ss Jésus et celle des Juifs qui l'ont livré à la honte.
τὸν aida, filium, Vlg., mais ἃ e Gig. Ambr. Bède ont puerum, bar (fils) Peschitto. La même expression est encore dans le même sens. ÿ 26 et iv, 27 et 30. Faut-il traduire τὸν παῖδα αὐτοῦ, son serviteur ou bien son fils ? παῖς signifie serviteur et enfant, - mais aussi fils, cf. Homère, Platon, bien que le terme propre, pour ee la filiation naturelle, soit υἱός. Pierre n'avait pas ici à spécifier la filiation divine de Jésus, mais. à démontrer son caractère messianique. Parlant de Jésus Messie, il lui donne donc le titre messianique par lequel il est désigné par le prophète : 92ÿ, Zsaïe, xLu, 1;
111, 13, que les Septante ont traduit par παῖς. Il a passé dans la littérature chrétienne primitive : Clément, 1x, 2; Did, 1x, 2; x, 3; Barnabé, νι,.1. Ce titre donné à Jésus devait frapper les Juifs nourris de la ee des prophètes; ils voyaient appliquer à Jésus le titre qui pour eux désignait le Messie; Pierre avait à démontrer que Jésus,
. bien qu'il ait souffert et qu'il ait été crucifié, était néanmoins le Messie : il représentait ” ce serviteur de Yahveh* dont Isaïe, Li, ἃ raconté l’opprobre, les souffrances et le triomphe. Pierre donne donc à Jésus le titre dont le prophète avait appelé le Messie. Ce titre est d’ailleurs réservé à Jésus dans le N. T. Jamais les apôtres ne se le sont
donné : ils se dénomment toujours δοῦλοι Θεοῦ où Κύριου.
Ov ὑμεῖς μέν : ce μέν forme antithèse avec ce qui suit; il marque l'opposition entre l’action de Dieu qui a glorifié son serviteur Jésus et la conduite des Juifs qui ont livré et renié Jésus; ce μέν pourrait avoir sa réplique, Υ 15, τὸν δὲ ἀρχηγὸν... ὃν ὃ Θεὸς ἤγειρεν. Mais il est renfoncé par ÿ 14 ὑμεῖς δὲ τὸν ἅγιον... ἠρνήσασθε. — ὃν ὑμεῖς μὲν παρεδώχατε καὶ | ἢρνήσασθε : : ce Jésus que vous avez livré au juge romain et que vous avez renié : allusion
au cri des Juifs : Nous n'avons pas d’autre roi que César. ἠρνήσασθε, vous l'avez renié,
vous avez refusé de le reconnaître comme Messie. ἀρνεῖσθαι peut avoir pour complé-
. ment un nom de personne ou de chose. Après παρεδώχατε D ἃ ajoutent εἰς χρίσιν: Flor. ad judicium; E, Harkl. εἰς xpirépuov; c'est une addition pour préciser le sens de παρεδώχατε.
Α la place de ἠρνήσασθε, D a ἐδαρύνατε, d, grabastis, Irénée, aggravastis, Augustin,
ds inhonorastis et negastis. On croit que cette variante provient de la confusion qu'a faite le traducteur entre deux termes araméens, lisant l'un pour l’autre. Knabenbauer l'explique äutrement. Facile illud negastis alicui emendatori qui hisloriam passionis
* recolebat poterat videri nimis mite et parum ad rei veritatem, unde verbum substituit gravius.
χατὰ πρόσωπον : expression familière à Luc, n, 31; Act. xxv, 16, ou πρὸ προσώπου, Le. 1, 76; vu, 27; Act. xx, 24, etc. Cette expression a été regardée comme un hébraïsme,
mais elle est dans Polybe. Πειλάτου : Pilate fut procurateur de la Judée de l'an 26 à l'an 36. De son prénom : Pontius, on suppose qu’il descendait de la gens samnite des Pontii. Nous n’avons pas à rappeler son rôle dans le procès de Jésus. χρίναντος ἐχείνου ἀπολύειν : alors que celui-ci avait jugé; ce n'était pas un projet, mais une décision qui devait avoir valeur judiciaire; cependant, elle n’a pas été promulguée; elle est restée à l’état d’attestation, Jn, χιχ, 4; de sorte qu'il vaudrait mieux employer ici le participe présent χρίνοντος, leçon du Codex Ephraemi, au lieu de l’aoriste χοίναντος. ἐκείνου, et non αὐτοῦ, est bras précis. ἐκείνου se rapporte au nom le plus proche et remplace αὐτός : ces deux pronoms sont interchangeables. Pilate avait déclaré, Ze. xx, 16; ὑπ. xIx, 4, qu'il ne trouvait en Jésus aucune cause de condamnation. Ici apparaît l'idée que l'autorité romaine était favorable au christianisme, mais Pierre
ACTES DES APOTRES, πἶν 18. 14. : 105
| serviteur Jésus, que vous avez livré et que vous avez renié devant Pilate,
alors que celui-ci jugeait [devoir le] relâcher. 14. Maïs vous, vous avez
dans son discours devant le Sanhédrin, accentuera la culpabilité de Pilate qui s'était
ligué contre le saint serviteur de Dieu, de concert avec Hérode, 1v, 27. Il n'avait ἐν cependant que ce que La main et la ἀν de Dieu avaient arrêté 4 avance.
Pierre parle ici avec plus de force du erime des Juifs et le fait ressortir plus nette
ment que dans son premier discours. Atqui sane, dit Oecumenius, cum etiam Pilatus --gentilis qui neque signa a Christo viderat neque prophetas de Christo audierat, vellet tamen ipsum absolvere, vos ipsi qui et Christum miracula edentem conspexeratis et notitiam habebatis prophetarum, non tamen ab eo vos continuistis, οὐχ ἠνέσχεσθε.
Après ἀπολύειν D ajoute αὐτοῦ θέλοντος: cum judicasset ille, dimittere eum voluit, d. La phrase grecque est embarrassée, mais le texte latin explique l'idée. Dans le texte oriental : κρίναντος ἐχείνου ἀπολύειν, la phrase est incomplète, à moins qu'on ne suppose que ἀπολύειν est pour l'infinitif futur.
Ÿ 14) ὑμεῖς δέ : ὑμεῖς est emphatique; δέ marque le contraste entre les Juifs et Pilate. Pierre met ici en opposition Jésus, le Saint et le Juste que les Juifs ont renié et Barabbas le meurtrier qu'ils lui ont préféré. ἅγιον χαὶ δίκαιον : Pierre donne à Jésus les titres particuliers du Messie dans l'A. Τὶ — ἅγιος : ce terme ἃ une longue histoire; cf. Cremer-Kôcez, Bib. Wôrt. ἃ, N. Τ΄ Gr.,p. 84-55 et plus loin, 1x, 13. En résumé, ἅγιος signifie ce qui est pue consacré à Dieu. Comme le fait observer le P. Lagrange :
« Si la sainteté a tout d’abord signifié ce qui est séparé du profane, l’idée avait
pris un sens positif marquant la perfection. La littérature profane n’applique pas cet
adjectif aux hommes », Rom. 1, 7. Dans l'A. T. Dieu est souvent appelé ὃ ἅγιος; le peuple d'Israël reçoit aussi quelquefois cette qualification. Deux fois le Messie est appelé, saint : Ps. xvi, 10; Zsaïe, χιι, 14. Jésus reçoit plusieurs fois ce titre dans le N. T. Le démoniaque de l'évangile avait dit à Jésus : Οἷδά σε τίς εἶ ὃ ἅγιος τοῦ Θεοῦ, Me. 1, 24; Le. 1v, 84. Pierre avait affirmé que Jésus était le saint de Dieu, /n. vi, 69. D'ailleurs ἅγιος, consacré au service de Dieu, est déjà indiqué par παῖς, serviteur. δίκαιος : le juste est celui qui observe fidèlement, la volonté, les commandements de Dieu. Dans le grec classique δίκαιος signifie ce qui est conforme aux convenances et, en parlant des personnes, observateur de la règle, celui qui remplit ses devoirs envers les dieux et les hommes. Sur les divers sens de ce terme, cf. Cremer-Kôcer, op. cit., p. 296-311. Déjà dans l'A. T. le serviteur souffrant de Yahveh était appelé le Juste, 15. mr, 11; il est aussi appelé le Juste dans Jérémie, xxx, 5, Dans le livre
d'Hénoch, xxxvm, 2; τιν, 6; xLvi, 3, le Messie est qualifié de Juste. Dans les Actes
il reçoit la même qualification; Etienne parle de l'avènement du Juste, vu, 52 et Ananias dit à Paul que Dieu l’a choisi pour voir le Juste, xxn, 44. Dans sa première épître, ut, 18, Pierre dit de Jésus qu'il est δίκαιος ὑπὲρ ἀδικῶν. Jean dans sa première épiître, n, 1 appelle aussi Jésus le Juste. On peut donc affirmer que ce titre était donné à Jésus par la première génération chrétienne. À remarquer que la sainteté et la justice sont des attributs éminemment divins : Ps, xax, 9, 137; saïe, νι, 3; Dan. none vin 11. 20 Pr A1 etc:
ἄνδρα φονέα : ἄνδοα renforce φονέα, mais celui-ci contient l’idée principale; l’apposition d’un nom à un autre est fréquente dans Luc. Marc, xv, 7 et Luc, xx, 19 nous apprennent que Barabbas était non seulement un voleur, mais aussi un meurtrier. Avant χαρισθῆναι, E. Aug. ajoutent ζῆν vivere. ;«pw0ñva, aoriste passif hellénistique de χαρίζομαι : pour être accordé comme une grâce, comme une faveur. Ce verbe est employé 3 fois dans l’évangile, 4 fois dans les Actes, 15 fois dans Paul; il est fréquent dans les Septante. Saint Chrysostome, Hom. 1x, explique pourquoi
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Pierre reproche plus vivement aux Juifs leur crime qu’il ne l'avait fait dans son premier discours. « Ainsi, Pierre, lorsque les Juïfs pouvaient comprendre ses paroles, parce qu'ils étaient déjà émus, parla plus vivement et dénombra leurs crimes
celui que Dieu a glorifié, vous l'avez livré; celui que Pilate voulait délivrer, vous l'avez renié et vous lui avez préféré un brigand. » Pierre veut faire ressortir ce qu’il y à d'odieux dans la condamnation de Jésus, lui, le Saïnt, le Juste, et réveiller ainsi la
… conscience de ses auditeurs.
- Υ 15) τὸν δὲ ἀρχηγὸν τῆς ζωῆς : la Vulgate traduit iei ἀρχηγόν, auctorem, mais v, 84, il le traduit, principem. ἀρχηγός a diverses significations, connexes les unes aux autres.
Le sens primitif serait : celui qui fait le commencement, la cause première, l'auteur
de, celui qui conduit; de là le chef, le prince, le fondateur d’une race. Dans les Septante, 11 reçoit ces divers sens : c’est un capitaime, Momb. x1v, 4; le chef d’une famille ou d’une tribu, ἐδ. xnr, 2; la source, la cause de quelque chose, Wichée, 1, 13; I Macc. 1x, 61. ΤΊ ἃ donc à peu près le même sens que le latin princeps, le premier en ordre, le chef, le fondateur. Dans l'épître aux Hébreux, 11, 10, Jésus est appelé ἀρχηγὸν τῆς σωτηρίας, qu'explique ainsi Chrysostome, ἀρχηγὸν τῆς σωτηρίας, τοῦτεστι τὸν αἴτιον τῆς σωτηρίας. Dans Hébreux, χα, 2, Jésus est dit τὸν τῆς πίστεως ἀρχηγόν. Dans ces deux passages la Vulgate a traduit ἀρχηγόν par auctorem, ce qui est bien là le sens
Jésus est l’auteur, la cause première du salut et de La foi. Mais en quel sens faut-il
entendre l'expression ἀρχηγὸν τῆς ζωῆς qu'a employée Pierre? Faut-il l'entendre au sens
de conducteur, ou même d'auteur de la vie surnaturelle ou au sens d'auteur de la wie
physique? Le plus grand nombre des exégètes adoptent le premier sens : Jésus, Messie, est celui qui nous conduit à la vie, au salut messianique. Pierre en appelant Jésus ἀρχηγὸς τῆς ζωῆς s'est souvenu de la parole de celui-ci : Κἀγὼ δίδωμι αὐτοῖς ζωὴν αἰώνιον, Jn. x, 28; xvnr, 1 55. Il ἃ voulu faire comprendre à ses auditeurs qu'en Jésus
était la vie dans sa plus large extension, au point de vue intellectuel, moral et
spirituel. « Auctorem vitae interfecistis, eum scilicet qui veram vitam largitur ejusque causa est, qui venît ut vitam habeant et abundantius habeant.. Cum loquatur de Messia quem interfecerunt, de illa vita solum cogitari potest, cujus auctor et largitor est Messias, id est de vita supernaturali. » Kwagenpauer. Wendt traduit ἀρχηγόν par Anführer, le conducteur : Jésus, en tant que Messie, est celui qui nous conduit au salut messianique, c’est-à-dire à la vie éternelle.
D'autres exégètes voient dans ἀρχηγὸν τῆς ζωῆς, l'auteur de la vie physique : Jésus serait créateur de la vie, par conséquent Pierre affirme ici la divinité de Jésus. ἀρχηγόν qui est la cause de 18 vie est mis ici en opposition avec φονέα, meurtrier, qui. enlève la vie physique, la détruit et en opposition encore plus marquée avec ἀπεχτείνατε, vous avez tué l’auteur de la vie. Mais si Pierre a voulu affirmer la @ivinité de Jésus en l'appelant ἀρχηγὸν τῆς ζωῆς, comment a-t-il pu dire que les Juifs avaient tué le créateur? Pouvait-il d'ailleurs, en face des Juifs strictement monothéistes, donner à Jésus un titre qui impliqueraït sa divinité. Le vrai sens de ἀρχηγός ne pourrait être donné que si nous connaïssions le terme araméen, dont il est la traduction.
Ia dû être analogue au terme hébreu qui est employé dans l'A. T., lequel a surtout
le sens de fondateur, chef, principe. Ne faudrait-il pas lui donner le même sens qu'à ἀρχιποιμην, terme qu'emploie Pierre dans sa première épître, v, &, en parlant de Jésus : καὶ φανερωθέντος Goyiroluevos? Avant ἀπεχτείνατε Floriacensis intercale ligno et Vigile, interfecistis suspendentes in ligno.
renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accordât en grâce un meurtrier. 15. Vous avez fait mourir Le chef (l'auteur) de la vie, que Dieu ἃ ressuscité des morts, de quoi nous sommes témoins. 46. Et c’est par la foi en son nom que son nom a raffermi celui que vous voyez et
οὗ ἡμεῖς μάρτυρές ἐσμεν : οὗ peut être au masculin et se rapporter à ὅν, Jésus, ou au
neutre et se rapporter à la résurrection de Jésus. Cette dernière attribution est la plus probable, car Pierre, en plusieurs autres passages des Actes, 11, 32; v, 32:
ΣΧ, 39, etc., affirme que les apôtres sont les témoins de la résurrection de Jésus. Cette tournure est d’ailleurs plus conforme au siyle ordinaire des Actes; οἷ. v, 32; x, 39, etc.
Υ 16) Si l’on met un point après ἐστερέωσεν (Lacamanxn, Bzass) et si l’on joint τὸ ὄνομα à χαὶ ἡ πίστις, il faut traduire : « C'est par la foi en son nom que [Dieu] a raffermi celui que vous voyez et que vous connaissez. Son nom et la foi qui nous vient de lui ont donné à cet homme cette entière guérison. » Cette construction de la phrase est possible, mais elle est moins naturelle que celle que nous avons adoptée dans le texte. Pierre revient au miracle dont les Juifs ont été témoins et explique quelle en est la cause efficiente; lui et Jean n’ont été que la cause instrumentale. La cause, c’est le nom de Jésus-Christ, ressuscité et glorifié, invoqué par la foi en lui. La phrase est assez embarrassée, parce que l’orateur ἃ voulu faire ressortir les deux facteurs de cette guérison, le nom de Jésus et la foi. « 1° Après ces mots : par la foi en son nom, il voulait dire : cet homme a été a/fermi; mais c’eût été trop attribuer à la foi et il répète son nom, C'est-à-dire sa puissance et son amour qui ont tout fait. 2° Mais même cette foi qui ἃ eu un tel effet, elle vient de lui, c’est'lui qui l’a opérée dans nos cœurs. 3° Ces deux propositions qui semblent une répétition l’une de l’autre, ne disent donc pas la même chose; l’une explique l’origine du miracle, l’autre y ajoute l'origine de la foi; l'une montre l’impotent affermi, l’autre parfaitement guéri. » Bonner. Tout bien com- 1118, c'est par la foi que Pierre a eue dans le nom de Jésus que ce nom même a opéré le miracle; c’est par la foi qui, par le Christ, a envahi le cœur de Pierre que l'impotent ἃ été guéri. Loïisy cependant fait remarquer que les propos attribués à Pierre ne seraient aucunement naturels s’il voulait parler de sa propre foi qui l'aurait mis en état de faire le miracle.
ἐπὶ τῇ πίστει : ἐπί admis par N'ACDEP, Vig. Sah. Boh. Irén. est omis par ΝΒ 61, Arm. Qu'on admette ou non ἐπί, le sens de l'expression reste le même. ἐπὶ τῇ πίστει où τῇ πίστει, par la foi, c'est-à-dire parce que nous avons la foi en son nom : ἐπί indiquerait le motif, mais on pourrait traduire en donnant à ἐπί son sens ordinaire : sur le fondement de la foi que nous avons en lui.
τοῦ ὀνόματος αὐτοῦ ( Ἰησοῦ), génitif objectif comme πίστις Θεοῦ, Mc. κι, 22; πίστις ᾿Ιησοῦ, Rom. ur, 22. Le nom de Jésus ou la personne de Jésus δύ la cause agissante de la guérison de l’impotent. Gette expression rappelle la parole du psalmiste, cvr, 8 : Il les
sauva à cause de son nom. 11 Π6 s’agit pas là d'une opération magique, comme le soutient
Preuschen. Le nom de Jésus ne constitue pas une formule magique qui produit son effet de lui-même et nécessairement. Il n’opère qu’en vertu de la foi de Pierre et peutêtre de celle de l’impotent; rien cependant dans le texte n'indique cette foi préalable dé l’impotent. La foi est donc la condition sine qua non du miracle; cf. χιν, 9; xvi, 31; Mi. xv, 28. Si l'on place un point après ἐστερέωσεν, τὸ ‘dfoua αὐτοῦ est une asyndète, ut in oratione fervidiore, cf. vu, 35 ss. et ob eandem causam bis dicitur. Revertitur autem oratio ad principium, eoque modo apte prior pars concluditur, Brass.
χαὶ ἣ πίστις ἢ δὲ’ αὐτοῦ : la foi qui vient de lui ou plus littéralement par lui, et qu'il nous accorde. Tides quam ipse efficit et largitur, similiter 1 Petr. 1, 21 : per ipsum fideles
sr « Ξξ : < € : : ΤΑΣ > à ὄνουα αὐτοῦ, καὶ ἡ πίστις ἡ δι᾿ αὐτοῦ ἔδωχεν αὐτῷ τὴν ὁλοχληρίαν ταύτην ἀπέναντι
- \ τ , 35 e \ 22 » ee 2] Le εἴς RAS Η πόᾶντων ὑμῶν. 11. χαὶ νῦν, ἀδελφοί, οἶδα ὅτι χατὰ ἄγνοιαν ἐπράξατε, ὥσπερ Ma, οἱ
estis in Deo, dedit integram sanitatem istam in conspeclu omnium vestrum : Jesus hanc nobis fidem dedit et hac fide jussit eum ambulare; unde, ut Christi potentia et virtus est causa miraculi princeps, ita fides Petri occasio vel causa instrumentalis qua usus est Christus ad sanitatem illi conferendam. Jam ostenditur efficacia fidei, de . qua Christus locutus est, Mr. xvn, 19; Ze. xvir, 6. KNABENBAUER. ες Ilest impossible de donner une traduction satisfaisante du texte grec, tel qu'il est. Torrey, p. 14, croit que le texte araméen, dont le grec est la traduction, a été mal lu et qu'au lieu de le traduire par ἐστερέωσεν τὸ ὅνομα αὐτοῦ, il fallait le traduire par ὑγιῆ ἐποίησεν ou κατέστησεν et le sens serait alors : « Et par la foi en son nom il a fortifié celui que vous voyez et connaissez; en vérité, la foi, qui est par lui (Jésus), a donné à celui-ci cette parfaite guérison devant vous tous ». Burkitt, Journal of theol. Studies, 1919, P: 320 55., n’admet Fe cette Ryporneee et ponctue la phrase différemment : dv 6 Θεὸς ἤγειρεν ἐχ νεχρῶν, οὗ ἡμεῖς μάρτυρές ἔσμεν χαὶ τὴ πίστει τοῦ ὀνόματος αὐτοῦ" τοῦτον... Mais comment μάρτυρες pourrait-il gouverner d'abord le génitif οὗ puis Le datff τῇ πίστει, dans la même phrase ? ?
| τὴν ὁλοχληρίαν, integram sanitatem, Vig. +. rare; on le trouve ici seulement dans le N. T. Il est encore dans les Septante, 15. 1, 6, dans Plutarque, nine de Laerte; cf. DITTENBERGER. οὐ. 2, 775, 8. ὁλοχληρία signifie tout d’abord état d'une chose entière, - ensemble complet, 1 d'où, en parlant du corps, état sain. L'adjectif ὁλοχληρός est plus souvent employé, I Thess. v, 28; Jcq. τ, 4, et surtout par les écrivains médicaux. τ΄ ἀπέναντι πάντων ὑμῶν : le miracle a été accompli publiquement, par conséquent les Juifs doivent reconnaître qu'aucun moyen autre que celui qu’il vient d'indiquer n’a été employé pour l’opérer.
ἜΣΕ IT. Les J'UIFS ET LEURS CHEFS ONT AGI PAR IGNORANCE, ΠῚ, 17, 18.
. Pierre tire la conclusion de ce qu’il vient de dire. Les Juifs ont mis à mort le chef, 16 prince de la vie. Cependant, il adoucit cette accusation, 1° en attribuant leur crime à leur ignorance ; 2° en montrant que {out était arrivé pour Re les décrets divins.
Υ 17) Καὶ νῦν, expression que Luc emploie souvent, vi, 34: x, 5; xx, 25, comme formule de transition : formula transeuntis a praeterito ad praesens, BenceL; quod attinel ad ea quae nunc facienda sunt, BLass. ἀδελφοί ou ἄνδρες ἀδελφοί, DE Flor. Par.!. Pierre continue son discours sur un ton plus affectueux que précédemment, ÿ 12, "Avdpes ᾿σραηλεῖται, où il affirmait, ÿ 18, sans atténuation la culpabilité des Juifs. Cette différence de ton qui marque a Le changement de sentiments de l’orateur prouve l'authenticité du discours. Pierre essaye d'atténuer le crime des Juifs. οἵδα ὅτι, leçon de BE, des min., Pesch. Harkl. Gig. est remplacée par ἐπιστάμεθα ὅτι ὑμεῖς μέν, dans Dd Flor., Aug.; χατὰ ἄγνοιαν ἐπράξατε, vous avez agi par ignorance ; D* ajoute τὸ πονηρόν, Flor. Irén. nequam; Harkl. mg., d, iniquitatem; Gig. Aug. Ambr. hoc malum; c’est une explication complétive. χατὰ ἄγνοιαν : χατά employé dans ce sens n’est peut-être pas d’un très bon À grec; cependant, il est dans Polybe, et dans Xénophon on trouve χατ᾽ ἀνάγχην. C'est ᾿ donc du grec de la Κοινή. L'ignorance des Juifs ne portait pas sur la non-culpabilité de Jésus ou sur sa qualité de prophète, mais sur ce que ceux-ci ignoraient qu'il était le Messie, parce qu'ils n'avaient pas reconnu le dessein de Dieu aflirmé par les prophètes