CHAPITRE IV
τὸν λαόν, ἐπέστησαν αὐτοῖς οἱ ἱερεῖς Lai ὃ στρᾶ-
IV, 1. Λαλούντων δὲ αὐτῶν πρὸ (
La)
τι, 18; 1v, 27, 80. — ἐν τῷ ἀποστρέφειν : ἐν gouvernant le datif suivi d’un infinitif marque
’ surtout le temps, maïs il peut indiquer aussi d’autres relations, comme la manière, le
moyen. Cette forme de ἐν avec l’article au datif suivi de l’infinitif est caractéristique du style de Luc, qui l’a employée quarante fois, beaucoup plus souvent que les autres écrivains du N. T., quinze fois seulement; elle est souvent aussi dans les Septante. εὐλογοῦντα ὑμᾶς ἐν τῷ ἀποστρέφειν ἕχαστον marque quand et comment se produira cette béné-
diction de Jésus. La Peschitto a traduit : si convertamini, l’'Harkléenne, quando conver-
sus fuerit quisque, et la Vulgate, ut convertat se unusquisque, marquant ainsi que la bénédiction pote la conversion. Wendt y voit la condition pour recevoir la bénédiction de Jésus. ἀποστρέφειν est-il transitif ou intransitif ? Faut-il traduire : afin de détourou en détournant chacun de vous ou afin que chacun de vous se détourne? Les avis sont partagés. Blass, Robertson le tiennent pour intransitif; Bengel, B. Weiss pour
τ transitif. Dans les autres passages de Luc 1] est transitif. La Vulgate l’emploie au
fi
sens intransitif: ut convertat se unusquisque. Il faudrait donc traduire : afin que chacun
. de vous se détourne de ses méchancetés; la coopération de l’homme serait donc néces-
saire. — πονηριῶν, 2 fois dans Luc; cf. l'adjectif πονηρός, souvent employé dans Luc et
les autres écrivains du N. T. Il signifie, misères, mais surtout méchanceté, perversité. Le pluriel πονηρίαι, οἵ, Mc. vi, 22, indique les nombreuses formes par lesquelles s’exté- riorise la méchanceté. Pierre enseigne que la bénédiction de Jésus aura pour résultat
de délivrer les hommes de leurs péchés. Il rattache donc toujours la repentance comme condition à l'entrée dans le royaume messianique.
Il est possible qu'après cet appel à la repentance, le discours de Pierre fût terminé. IL semble cependant qu’il avait encore à parler plus particulièrement de Jésus et d’exposer son idée sur la façon dont les bénédictions de Jésus ont été ou seront répandues, mais son discours fut interrompu par l’arrivée des gardes du Temple.
Preuschen croit qu'il n’y a pas lieu de supposer à la base de ces discours, une
source araméenne dont on ne retrouve aucune trace. La ressemblance avec le discours
précédent de Pierre prouve que tous les deux sont l’œuvre de l’auteur. Cf. sur cette
question l'authenticité des discours des Actes, dans l’Introduction, p. cczxni.
αν, 4-4 : ARRESTATION DE PIERRE ET DE JEAN.
Une foule s'était rassemblée au portique de Salomon, autour des apôtres, et écoutait Pierre préchant Jésus ressuscité. Ce rassemblement a dû inquiéter la police du
Temple, ainsi que les Sadducéens, dont la doctrine sur la non-résurrection des morts
était combattue par la prédication de Pierre. Cela explique l'intervention de la police du Temple et des Sadducéens. Ceux-ci d'ailleurs combattaient les apôtres, parce qu’en accusant les Juifs de la mort de Jésus, c'était Anne et Caïphe, grands-prêtres sadducéens, qui étaient visés en première ligne. En prêchant la résurrection de Jésus, Pierre et Jean menaçaient le pouvoir des Sadducéens; aux yeux de ceux-ci, ils formaient un nouveau parti, excitant le peuple par l'annonce de la prochaine venue du Messie, de l'inauguration du royaume messianique, ce qui aurait amené l’intervention des Romains.
Le récit suivant présente quelques affinités avec celui du ch. v, 17 ss.; les diffé-
te
LAN ST DT er ce
nee τὶς |
‘ayant suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir afin de détourner
chacun [46 vous] de vos πο méchancetés.