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est nommé le premier el Caïphe le second parmi les grands-prêtres, parce que l’événement dont il est parlé ici s’est passé en l’an 37, après la déposition de Caïphe et avant l'intronisation de Théophile. Anne aurait été président du Sanhédrin pendant l'interrègne. Cette hypothèse ne répond pas à toute la difficulté, car Luc, dans son évangile, ur, 2, place déjà Anne avant Caïphe, et c'était à une époque où Caïphe était certainement,
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grand-prêtre, d'abord parce qu'il l'avait été et que, comme tel, il en conservait le titre
affaires et de l'autorité dont il jouissait dans le Sanhédrin, grâce à ses richesses et aussi à ce fait que sa famille avait tenu longtemps la souveraine cléricature. Il est à croire qu'Anne occupait une place prépondérante parmi les ἀρχιερεῖς, puisque Josèphe, Guer, juive, IV, 3, 7, le qualifie de ὁ γεραίτατος τῶν ἀρχιερέων ”Avavos, Hanan, le plus
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character indelebilis qui lui permettait de conserver une grande partie des droits et des devoirs du grand-prêtre en fonctions », Scaürer, 115, 274, citant Horaioth nt, 4-4. Mais pourquoi n'avoir pas appelé aussi Caïphe, ἀρχιερεύς En réalité, aucune de ces: hypothèses ne résout toute la difficulté. Wellhausen, p. 8, tranche la difficulté d'une autre façon. Comme dans Luc m1, 2, le nom de Caïphe paraît interpolé et il serait à supprimer.
χαὶ Καϊάφας : Le vrai nom de Caïphe était Joseph, ainsi que nous l’apprend Josèphe, Ant. Jud., XVIII, 2, 2 : Ἰώσηπος ὁ nai Καϊάφας ἐπικαλούμενος. Caïphe, n’était done qu'un surnom, dont, malgré les conjectures que l’on a faites, on ne peut expliquer l’étymologie. Caïphe avait été établi grand prêtre en l’an 18 par Valérius Gratus; il fut destitué en l’an 36 par Vitellius. Sa soupesse de diplomate lui permit de conserver son office plus longtemps que les autres grands-prêtres. Il est le type de l’opportuniste, prêt à tout pour satisfaire ses maîtres, que ce soit le procurateur, les membres du Sanhé- M drin ou la populace juive. Il est inutile de rappeler son action dans la conduite du « procès de Notre-Seigneur. Nous ne savons ni quand, ni où il est mort.
de la cause, afin de savoir 515 étaient les agents d’un pouvoir divin ou mauvais et si. le nom qu'ils avaient invoqué était irréprochable ou diabolique. Il semble que c’est le point de vue de l’auteur. Les sanhédrites voulaient probablement accuser Pierre d’avoir usé d’un nom diabolique, Beelzebub, cf. Ze. χι, 15; ὑπ. vin, 48, ou d’une formule magique pour opérer la guérison de l’impotent. Il serait tombé alors sous la
Alexandre et fous ceux qui étaient de famille pontificale. 7. Et les ayant
placés au milieu d’eux, ils [leur] demandèrent : Par quel pouvoir et en quel
χαὶ Ἰωάνης : Jean a été identifié par Lightfoot avec Johannan ben Zachaï, président de
la grande synagogue, après qu'elle eut été établie à Jamnia. Schürer n’admet pas cette identification. Il est possible que la leçon occidentale, D Gig. Ἰωνάθας soit exacte, Brass.
11 ἃ eu un Jonathas, fils d'Anne, qui succéda à Caïphe comme grand-prêtre. Faut:l supposer que le scribe occidental aurait corrigé le texte en s’appuyant sur Josèphe? ᾿Αλέξανδρος, nom grec porté par un Juif. Ce pourrait être le nom grec d’Éléazar, fils d'Anne, d'après von Soden, Æncycl. bibl., 1, 171. On ne sait rien sur cet Alexandre, à moins qu'on n’y voie Lysimaque Alexandre, alabarque d'Alexandrie et frère de Philon.
Il faudrait supposer qu’il était à ce moment-là à Jérusalem et qu'à cause de sa dignité … et de l’autorité dont il jouissait, on l'avait admis dans le Sanhédrin. Cette identification
ne repose sur aucune preuve.
χαὶ ὅσοι ἦσαν ἐκ γένους ἀρχιερατιχοῦ : expression qu'on retrouve dans le Corpus. des
inscriptions grecques, N° 4363, tous ceux qui étaient de famille archisacerdotale,
c'est-à-dire de familles dans lesquelles étaient choisis les grands-prêtres, Cf. ScHürer,.
Ÿ 7) χαὶ στήσαντες αὐτοὺς ἐν τῷ μέσῳ : et les ayant placés debout au milieu d'eux. D'après la Mishnah les membres du Sanhédrin s'asseyaient en demi-cercle, de façon
à se voir les uns les autres, et l’accusé était placé au centre de ce demi-cerclé. Cette
mise en scène pouvait intimider des hommes du‘ peuple, tels que les apôtres, placés ainsi en face des premiers de leur nation. Mais cette expression peut être d'un sens
plus indéfini et signifier simplement : en présence; cf. ΜῈ. χιν, 6; Mc. πὶ, 3; Jn. vit, 35
Act. xxvir, 21, etc. — αὐτούς se rapporte à ceux dont il est parlé, Ÿ. 1 et 2.
ἐπυνθάνοντο : ils les interrogeaient, c’est-à-dire Anne ou Caïphe au nom de tous, ἐν ποίᾳ δυνάμει, en vertu de quel pouvoir, divin ou diaholique, par quelle puissance, physique
ou morale, avez-vous fait ce miracle et quelle autorité attribuez-vous à Jésus au nom
duquel vous avez fait marcher l'impotent? ποῖος exprime la qualité et exprime plus,
fortement l'interrogation que τις. L'expression signifierait donc littéralement : en vertu de quelle qualité de pouvoir, de quelle sorte de pouvoir?
ἐν (ἐπὶ) ποίῳ ὀνόματι : en vertu de quel nom [prononcé]. ὄνομα équivaut à la personne, … cf. ur, 46. Le grand-prêtre savait bien que les apôtres avaient invoqué le nom de Jésus; . on avait dû le lui rapporter, mais il voulait obliger les apôtres à prononcer ce nom, afin de les accuser d’avoir fait appel au nom, à la personne d’un homme condamné à mort pour avoir aspiré à la royauté. [115 étaient donc ses partisans, par conséquent,
des rebelles. Il est possible cependant que tous les membres du Sanhédrin ne fussent
pas au courant de ce qui s'était passé et ne connussent pas les apôtres comme des
disciples de Jésus. Il y avait donc lieu d'interroger Pierre et Jean pour établir les faits
condamnation prononcée par le Deutéronome, xur, 1, contre celui qui annonce un prodige, suivi de son accomplissement, avec l'appel à d’autres dieux. ὑμεῖς, renvoyé à la fin de la phrase, est emphatique; il exprime le mépris des sanhé-
drites pour ces petites gens, des hommes du peuple. ἐποιήσατε τοῦτο, vous avez fait
cela, c’est-à-dire la guérison de l’impotent. Pierre ἃ bien compris le sens de la ques-
126 de ACTES DES APOTRES, IV, 7-10.
ὑμεῖς; 8. τότε [Πέτρος πλησθεὶς Π᾿Πγεύμιατος ἁγίου εἶπε ἐσ ἊΣ > λαοῦ nai πρεσδύτεροι, D. εἰ ἡμεῖς σήμερον ἀναχρινόμεθα ἐπὶ εὐερ 2 τῷ ἀσθενοῦς, ἐν σ δ
AIT 2 e! 546 , f Ἧ NX - 2 N U 7 A € ‘À cod}, ὅτι ἐν τῷ ὀνόματι Inooù Χριστοῦ τοῦ ΝΝαζωραίου, ὃν due
tion. Les sanhédrites ne veulent pas spécifier ce fait qui était un miracle et dire : au nom de qui avez-vous guéri cet homme? et ils emploient ce terme de mépris. Ils pensaient que les apôtres n'oseraient pas en appeler au nom de Jésus ou qu’ils s’expliqueraient d’une façon inepte, mais, comme le fait remarquer saint Chrysostome, Jésus avait promis à ses disciples que, lorsqu'ils seraient traduits en jugement, le Saint- Esprit leur apprendrait ce qu'ils devaient dire; cf. Le. x, 11.
Ÿ 8). Πέτρος πλησθεὶς Πνεύματος ἁγίου : πλησθείς, participe aoriste passif de πίμπλημι; 13 fois dans l’évangile et 9 fois dans les Actes, 2 fois seulement dans le reste du N. T.
- πλησθῆναι Πνεύματος ἁγίου est particulier à Luc, 3 fois dans l’évangile et 5 fois dans les Actes; aucun autre évangéliste n’a autant insisté que Luc sur l’action de l'Esprit-Saint. Comparez Pierre parlant avec assurance devant les chefs de sa nation et Pierre tremblant en face d’une servante. Il est maintenant élevé au-dessus de toute crainte et il parle sous l'influence de l’Esprit-Saint qui, ainsi que l'avait promis le Seigneur, Mt, x, 19; Zc. χχι, 14, 15, lui inspire les paroles qu'il devait prononcer. Repletus Spiritu sancto, id est, speciali Spiritus sancti effusione repletus, nempe per gratiam actualem, distinctam habituali quam die Pentecostes acceperat. Gratia autem haec actualis ei data erat in hunc finem, ut in istis rerum adjunctis Christum scite et intrepide confiteretur, secundum promissionem divini Salvatoris (Camerzynwex). Ce que Pierre va dire n’est pas une réponse précise à la question qui lui a été posée, mais plutôt un discours sur Jésus Sauveur.
Ἄρχοντες χαὶ πρεσδύτεροι : Pierre résume dans ces deux titres tous les chefs de sa nation. Cette adresse respectueuse n’a pas pour but de désigner les diverses classes du Sanhédrin. πρεσδύτεροι est ici un titre d'honneur et non de fonction. DEP Flor. Gig. Irén. Cyp. Chrys. Pesch. ajoutent τοῦ Ἰσραήλ. --- ἀχούσατε, qui répond bien à la situation, est ajouté par E Gig. Vlg. Pesch. Flor.? Cyprien; mais il est omis parles meïlleurs manuscrits, NAB. On le trouve cependant en tête de la plupart des discours, vir, 2; xnr, 16; xv, 13, etc.
ὃ. 9) Pierre s’est d’abord adressé respectueusement aux chefs de sa nation, mais le début de sa justification est assez ironique. « Dès le début, dit saint Chrysostome, Hom. X, il les frappe vivement et proclame que c’est pour un bienfait qu’ils sont mis “en jugement, comme s’il disait : Il faudrait nous donner des couronnes pour cette action et nous proclamer des bienfaiteurs, et maintenant nous sommes appelés en jugement parce que nous avons fait du bien à un homme infirme, sans puissance et sans fortune. »
εἰ ἡμεῖς, emphatique, répond à ὑμεῖς du ÿ 7. εἰ dans la protase avec le verbe au présent de l’indicatif affirme la condition et a le sens de ἐπεί; puisque nous sommes interrogés pour un bienfait. Mais εἰ dans le sens de si est plus expressif et plus ironique : si, ce qui est incroyable. nous sommes mis en jugement pour un acte de bienfaisance. Pierre fait ainsi ressortir la contradiction qui existe entre leur acte et le fait d’être traduit en justice pour cet acte, et même l'iniquité d’une semblable accusation; il s'étonne de l'accusation portée contre eux. ἀναχρίνειν est, chez les Attiques, le terme technique pour désigner une enquête préliminaire de justice, Dém. Or. xvvinr, 23. Il peut aussi indiquer comme ici un interrogatoire; Cf. x, 19; χχιν, 8; xxvur, 48; Divren- BERGER, Syllog? 512, 46. Après ἀναχρινόμεθα, DE, Pesch. Harkl. Flor. Gig. Irén. Cypr.
ajoutent ἀφ᾿ ὑμῶν.
nom avez-vous fait cela? 8. Alors, Pierre, rempli d'Esprit-Saint, leur dif: Chefs du peuple et anciens, 9. puisque nous sommes aujourd’hui interrogés sur un bienfait [accordé] à un homme impotent, sur la façon dont, (par qui) il ἃ été guéri, 10. qu'il soit connu de vous tous et de tout le peuple d'Israël, que c'est par le nom de Jésus-Christ, le Nazaréen que vous avez crucifié et
fait accordé à un homme impotent. L’omission de l’article devant ces deux noms accentue l'ironie de la réponse de Pierre. ἀνθρώπου ἀσθενοῦς, génitif objectif : l'homme
᾿ἐπί εὐεργεσίᾳ. ἀνθρώπου ἀσθενοῦς : les apôtres sont mis en accusation touchant un bien-