‹ Les Actes des ApôtresChapitre 193 sur 358 · PAT UP · texte numérisé non relu

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Ÿ 34) Aïnsi que l'indique γάρ, le résultat de cette conduite des membres de la: communauté fut qu'il n’y avait parmi eux aucun indigent. Ici ἐν, au lieu de son sens ordinaire : dans, signifie parmi. ἐνδεής, qui a besoin, qui manque de, nécessiteux. Leur sentiment, dit saint Chrysostome, Hom. XI, était comme 5115 étaient sous le toit

ACTES DES APOTREs, I, 133235.

avec une grande puissance les apôtres rendaient témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus et une grande faveur était sur eux tous. 34. Car il n’y avait parmi eux aucun indigent, parce que tous ceux qui étaient possesseurs de champs ou de maisons, les vendant, apportaient les prix des choses vendues, 35. et les déposaient aux pieds des apôtres et on distribuait

paternel. Cf. Deut. xv, 4: ὅτι οὐχ ἔσται ἐν σοὶ ἐνδεής. La desrription que fait saint Epiphane, xxx, 17, des communautés ébionites rappelle en termes empruntés aux Actes cette vente des biens et ce qui en résulta. — ὄσοι γὰρ χτήτορες χωρίων ἢ οἰχῶν ὑπῆρχον : « Non dicitur : omnes hoc fecerunt (aor.) ut jam nemo vel fundum vel domum propriam haberet, sed : vulgo (saepe) hoc fiebat (impf.) ad supplendum fiscum communem pauperibus destinatum ; itaque numquam deerat quod daretur. Domum propriam Maria Marci mater postea quoque habebat, x, 12. » Brass. Et d’ailleurs si toutes les maisons avaient été vendues, où alors se seraient logés les fidèles ?

L'état de la communauté de Jérusalem a dû être le suivant. Elle se composait tout d'abord des Galiléens qui, ayant quitté leur pays, vendu ce qu'ils possédaient et n'ayant aucun métier, devaient être dans l’indigence; de plus les convertis à La foi n'appartenaient pas, pour la plupart, aux classes riches de Jérusalem. On se préoccupait peu d'acquérir les biens de ce monde, puisque le Seigneur devait, croyait-on, revenir sous peu et rétablir toutes choses. On vivait donc dans la pauvreté, le règne de Dieu étant pour les pauvres, Ze. vi, 20. Aux besoins matériels très restreints de ces pauvres, il était pourvu par la vente des biens de ceux qui en possédaient. Cf. v, 11 : La communauté des biens dans l'église de Jérusalem.

Les fidèles apportaient Le prix de ce qu'ils avaient vendu, τὰς τιμὰς τῶν πιπρασχομένων : leur offrande était donc restreinte à ce qu'ils avaient vendu et ne comportait pas la vente de tous leurs biens. κχτήτορες, propriétaires, littéralement acquéreurs, ici seulement; insolite chez Les classiques, se trouve dans Diodore de Sicile. πωλοῦντες ἔφερον : le participe présent peut représenter un imparfait : ἐπώλουν χαὶ ἔφερον. Il est ainsi employé pour marquer une action continuée, antérieure à celle du verbe principal. Le verbe est en effet au participe présent bien que l’action soit passée : le temps est indiqué par le verbe principal, ἔφερον. D'ailleurs le participe ne marque pas le temps, mais la durée, la manière de l'action. Par induction le participe présent peut être employé pour suggérer un temps antérieur. Il implique aussi l’idée de | répétition : ils vendaient de temps en temps.

Le codex de Bèze présente le texte de ce ὃ un peu différemment : ὅσοι γὰρ χτήτορες ἦσαν χωρίων ἢ οἰκειῶν ὑπῆρχον πωλοῦντες χαὶ φέροντες τὰς τιμὰς τῶν πιπρασχομένων καὶ ἐτίθουν.. La nuance πωλοῦντες ἔφερον est supprimée ; la traduction latine l’a conservée : vendentes et adferebant.

ἡ 35) Les apôtres étaient les chefs de la communauté, ceux qui organisaient tout, qui étaient les distributeurs des fonds de la communauté; c'était donc à eux qu'on remettait le prix des ventes, ce que marque celte expression : ἐτίθουν παρὰ τοὺς πόδας τῶν ἀποστόλων, qui fait ressortir l'autorité des apôtres, mais qui peut être entendue même au point de vue matériel. On peut supposer, que les apôtres étant assis sur des sièges plus élevés que ceux des fidèles, on déposait l'argent à leurs pieds pour -en disposer suivant les besoins de la communauté : humi ante alqm deponere — curae alicui committere, v, 2; vin, 58; Me. xv, 30; Brass. Wetstein donne des exemples de cette expression tirés des auteurs profanes : ante pedes praetoris in foro expensum est auri pondo, Cicéron, pro Flacco, 68. L'expression τιθέναι παρὰ τοὺς πόδας provient, dit Preuschen, d'une ancienne coutume juridique d’après laquelle celui qui place

D Hevepur γευόμεγον υἱὸς παραχλήσεως; Aeveitne, ἱΚύπριος τῷ γένει, 37. ὑπάρχοντος

son pied sur une personne ou sur une chose obtient par là même un droit de propriété

ou de disposition. Dans les consécrations les dons étaient déposés aux pieds de la

divinité, Lucten, Phtlops. 20. Cette expression est caractéristique de Luc qui l’a

employée 5 fois dans l'évangile et 6 fois dans les Actes; elle n’est qu'une fois dans

…lerresie du N. T. Mr. xv, 80.

διεδίδετο, leçon de N ΑΒ ΠΕΣ; les autres manuscrits ont διεδίδοτο qui est l’imparfait passif de διαδίδωμι. διεδίδετο serait l’imparfait passif de διαδίδω, forme hellénistique pour

᾿ διαδίδωμι, Διεδίδετο est employé impersonnellement ou en supprimant τὸ ἀργύριον. χαθότι, selon que, 2 fois dans l’évangile, 4 fois dans les Actes. ἂν εἶχεν : sur l’imparfait avec ἄν ΄"

dans une phrase relative conditionnelle, cf. Burron, 125; Roperrson, 967. Quand Ja proposition corrélative exprime la fréquence indéterminée dans le passé, le verbe peut

être à l'indicatif imparfait avec ἄν fréquentatif. Vitea u.

το ἢ 36) Luc rapporte deux ventes de propriétés, qui peuvent indiquer par leur con-

traste la facon dont se passèrent les choses. δέ introduit le cas spécial de Barnabé après l'exposé général de la situation. ᾿Ιωσήφ, leçon de X ABDE ou ᾿ἸΙωσῆς, leçon de 1 13 31 Sah. Harkl. Chrys. Les deux noms sont d’origine hébraïque. 6 ἐπιχληθεὶς

| Βαρνάδας ἀπὸ τῶν ἀποστόλων, surnommé Barnabas par les apôtres. Nous ignorons à quelle occasion les apôtres l’appelèrent ainsi : fût-ce lors de son baptême, pour le distinguer

d’un autre Joseph, ou bien fut-ce lors de la vente de son bien qui a été une consolation,

une assistance pour tous? Nous ne pouvons le dire. On sait que beaucoup de Juifs

avaient deux noms et cela était nécessaire pour les distinguer les uns des autres, car 165 noms étant chez eux très peu nomhreux, on était obligé pour qu’il n’y ait pas confu-

__ sion d'ajouter à chaque nom le nom du père ou un autre nom. Ce cognomen Βαρνάδας

est devenu le nomen à la place de Joseph, qu'on ne retrouve nulle part dans le N. T. ἀπὸ τῶν ἀποστόλων : ἀπό est mis pour ὑπό : Les minuscules ont l’un et l’autre; cf. τι, 22. L'étymologie de Βαρνάβας et la traduction qu’en donne Luc offrent diverses difficultés. D'ordinaire on dérive Βαρνάδας de l’hébreu, nNt23 92, fils de ia-prophétie, fils du discours prophétique : ñN121 se retrouve au sens de prophétie, Esdr. vi, 14; Néh. νι, 12;

ΤΙ Chron. xv, 8. D'après Blass cette étymologie « neque ad sensum neque ad litteras

prorsus convenit et mixtum est, ex hebr. et aram. lingua. On a do nc cherché d’autres étymologies. Klostermann, Probleme im Aposteltexte, 8 ss. démontre qu'il n'y a en hébreu aucune forme de N23, d’où l’on aurait pu tirer ναδας. Le mot viendrait donc de 72 fils et de nr, apaisement, soulagement; Blass fait remarquer que ce mot ara-

méen ne paraît pas certain et que ses lettres ne s'accordent pas avec celles du mot

grec, et puis apaisement n’est pas consolation. Deissmann, Bibel-St., p. 175, cite une inscription du m° ou 1v° siècle après J.-C. trouvée à à Nicopolis. Syrie Stunt .où l’on trouve le nom Βαρνεδοῦν, que les éditeurs ont traduit : fils de Néba. Il pourrait être l’origine de Βαρνάδας : les différences des deux mots s'expliquent par l'arbitraire qui a régné dans la transcription des mots araméens en grec. Mais il est difficile de croire que les apôtres aient donné à un lévite un nom théophore païen. D'après Loisy, Barnabas a bien des chances de correspondre à Bar-Nabu, « fils de Nabu » nom païen qui aurait été appliqué à un Juif, sans égard à sa signification étymologique. Mais alors le surnom ne lui aurait pas été donné par les apôtres.

Luc traduit Bapvééaç par υἱὸς παραχλήσεως : παράχλησις signifie invocation, prière et de le N. T. surtout exhortation, consolation, discours de consolation, υἷὸς παραχλήσεως,

à chacun, ce dont il avait besoin. 36. Or, Joseph, surnommé par les apôtres Barnabé, — ce qui signifie fils de consolation — lévite, cypriote de race,

37 possédait un champ, et, l'ayant vendu, il en apporta le prix et Le déposa

aux pieds des apôtres.

homo docendi, admonendi, consolandi facultate praeditus, Grimm. D’après Harnack παράχλησις signifie exhortation édifiante. Si l'on rattache Βαρνάδας à une étymologie où entrerait l’idée de prophète, la traduction de Luc est, 1v, 36, exacte, car dans le N. T. le . prophète était surtout un homme inspiré de Dieu qui exhortait, consolait les fidèles.

ὁ δὲ προφητεύων ἀνθρώποις λαλεῖ οἰκοδομὴν χαὶ παρόχλησιν χαὶ παραμυθίαν, 1 Cor. χιν, 8. Bar-

nabé est compté, Act. x, 1, parmi les prophètes qui étaient à Antioche. Par fils de consolation on désignait un fils tardivement né qui consolait ses parents de la mort d’un fils décédé, Wewor. Dalman, Die Worte Jesu, Ὁ. 36, déclare tout simplement que Luc, un Grec, qui ne connaissait pas l’araméen, s’est trompé dans sa traduction.

ὃ ἐστὶν est une expression stéréotypée comme tout’ ἐστίν, sans aucun rapport d'accord Ρ )

avec ce qui précède.

λευείτης, Barnabé était lévite, descendant de Lévi, Les lévites, d'après la loi mosaïque, ne pouvaient posséder des terres, puisque le Seigneur était leur héritage, Nombr. xvin, 20 ; Deut. x, 9. Ils possédaient cependant en Palestine quarante-huit villes avec leurs

banlieues, que Dieu avait ordonné aux enfants d'Israël de donner aux lévites, Nom.

xxxv, 1-8. Ils pouvaient acquérir des biens par achat ou par héritage, Jér. xxxn1, 6-16. Il est possible aussi que les lévites aient eu le droit de posséder des propriétés dans les contrées autres que la Palestine et que le champ de Barnabé fût en pays étranger. Il semble d’ailleurs qu'après la captivité la loi mosaïque ne fut pas strictement appli-

quée sur ce point. Nous avons un exemple de cela dans le cas de Josèphe, de famille

sacerdotale, qui possédait des biens dans le voisinage de Jérusalem, Vita, 76.

Κύπριος τῷ γένει : Barnabé était cypriote d’origine; c'était donc un Juif helléniste. γένος signifie naissance et plus souvent race, nationalité, famille; l’origine est marquée par

le datif instrumental. Il est probable qu’il n’habitait pas l’île de Chypre. Cependant, depuis Alexandre, et peut-être même avant lui, des Juifs s'étaient établis dans cette île, où ils étaient en nombre, 1 Macc. xv, 23. Chypre était très près de Tarse: il est possible que Barnabé soit allé étudier aux fameuses écoles de cette ville et que là il

ait fait la connaissance de Paul, ce qui nous expliquerait leurs rapports futurs. C’est lui qui, le premier, a accueilli Paul à Jérusalem et l’a conduit aux apôtres, 1x, 27; c’est Jui qui alla chercher Paul à Tarse et l’a introduit dans la communauté à Antioche, x1, 25. Sur l'ile de Chypre, cf. x1, 19.

Ÿ 37) ὑπάρχοντος αὐτῷ ἀγροῦ : Barnabé possédait un champ, probablement sa seule

propriété; c'était peu de chose, mais il pouvait être de valeur, s’il était dans l'île de :

Chypre, riche et fertile, mais il est probable que son champ fût dans les environs de Jérusalem. ἀγρός signifie aussi bien de campagne. — πωλήσας ἤνεγχεν : [6 participe aoriste marque que cette action passée s’est faite une fois par opposition à πωλοῦντες ἐφέρον, iv, 34. Barnabé vendit son champ et il en apporta le prix, τὸ χρῆμα : ce mot signifie chose quelconque, ce qui sert à, un objet; au pluriel, biens, richesses et surtout argent, somme d'argent. IL n’est employé dans ce sens qu'ici au singulier et jamais dans les auteurs attiques, qui se servent toujours du pluriel, τὰ χρήματα. On le trouve au singulier dans une inscription attique du 1° siècle avant J.-C. : οὐχ ὀλίγον χρῆμα, S'étant dépouillé de ses biens, Barnabé vivait du travail de ses mains, I Cor, 1x, 6, Les Actes nous racontent les travaux missionnaires de Barnabé jusqu’au concile de Jérusalem; pour la fin de sa vie, cf. xv, 39.

” CHAPIRE V

el

2, χαὶ ἐνοσφίσατο ἀπὸ τῆς Tiuñs, συνειδυίης al τῆς γυναιχός, χαὶ

ρωσεν ὁ σατανᾶς τὴν χαρδίαν σου, ψεύσασθαί σε τὸ [{᾿ἰνεῦμα τὸ ἅγιον. rai νοσφίσασθαι

ν, 4-11. MENSONGE ET CHATIMENT D'ANANIE ET DE SAPPHIRE.

Luc fait ressortir le désintéressement de Barnabé qui dépose aux pieds des apôtres. tout le prix de son champ par le récit du mensonge et de l’avarice d’Ananie et de Sapphire, qui retiennent une partie de ce qu'ils ont vendu. On est étonné de rencontrer déjà parmi les fidèles qui ont reçu le Saint-Esprit, rv 31, des gens qui mentaient à

l'Esprit, ÿ 3. Mais n’y avait-il pas eu un traître parmi les apôtres ?

ὃ 1) Avant ἀνήρ E à ἐν αὐτῷ δὲ τῷ καιρῷ. ἀνὴρ δέ τις : δέ sert à marquer le contraste

ο΄ entre la conduite de Barnabé et celle d’Ananie. Ἀνανίας est le nom hébreu 7233",

Hananiah, celui à qui Yahveh est grâce : nom fréquent chez Les Juifs, Jér. xxvur, 1; Dan. 1, 6; Act. 1x, 10; xxnir, 2. Σαπφείρη : le nom est écrit de diverses manières dans les manuscrits, Xanvetox, B; Σαπφείρη, AP; Σαρμφίρη, N; Σαφφύρα, D*; Xapoipa, D. Σαφφίρη, Εἰ. Le mot vient du grec σάπφειρος. saphir, de racine hébraïque ou de Faraméen N720, la belle. Zayeipæ se décline comme μάχαιρα et a le datif en 7. αὐτοῦ : un attique aurait écrit Éxuroë ou l'aurait omis. — χτῆμα signifie bien, propriété et spécialement

bien de campagne, domaine. ὃ 3 et 8, ce bien est appelé χωρίον propriété champêtre.

ΟΠ est employé plusieurs fois dans les Septante pour signifier une propriété, un héritage, Job, xx, 29; Prov. xu, 27; Ecclésiastique, xxxvi, 30, etc. Ananias avait-il d’autres propriétés? Quo animo hoc illi fecerint non satis constat; an avaritia et cupiditate retinendi sua, an hypocrisi, ut possent cum aliis sanctis communerari, an incredulitate, quod timerent egestate se enecandos, si omnia abdicassent. SALMERON. Il nous semble que la cause principale du mensonge d’Ananie et de Sapphire a été la vanité, le désir de se faire valoir auprès des apôtres et des fidèles. Ils ont vendu leur propriété pour faire preuve de désintéressement et s’acquérir la considération que méritait cet acte. Saint Jérôme tient Ananie et Sapphire non seulement pour des trompeurs, mais aussi pour des économes craintifs qui gardent une partie de leur propriété « par crainte de la famine, ce que n'aurait pas craint une foi confiante. »

Ÿ 2) ἐνοσφίσατο : νοσφίζεσθαι ἀπό, de νόσφι, à part, signifie mettre de côté, puis dérober, soustraire; c’est dans ce sens péjoratif qu’il est employé ici, dans Tüte, 11, 10, dans les Septante et dans Josèphe. Le moyen indique qu'Ananie a détourné quelque chose du prix pour soi. ἀπὸ τῆς τιμῆς : ἀπό est mis pour μέρος τι, après le génitif précédé d’une préposition le partitif est supprimé : il faut traduire, il détourna une partie du prix. La somme dissimulée par Ananie devait être minime; s’il en eût été autrement, on s’en serait aperçu immédiatement, vu la valeur de la propriété qu'il avait vendue. Au lieu de ἀπό, D Gig. ont ἐκ. — συνειδυίης, génitif de συνειδώς,, participe de συνοῖδα. συνειδυίης est pour συνειδυίας ; dans la langue hellénistique le féminim en υἱα ; comme celui en p& faït aux génitif vlns. On en ἃ des exemples dans les Septante et dans les inscriptions. συνοῖδο signifie savoir avec un autre, être complice ; le savoir peut être aussi avec soi-même, 1 Cor. ἵν, 4. συνειδυίης καὶ τῆς γυναικός : καί faït ressortir la complicité de Sapphire. Leur faute était donc bien délibérée.

Ananie n'apporta qu'une partie du prix reçu et la plaça aux pieds des apôtres ; les deux époux marquèrent d'une manière que nous ignorons qu’ils remettaient le prix

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