‹ Les Actes des ApôtresChapitre 197 sur 358 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

2 x ἊΣ - ΩΝ VI, 1. Ev δὲ ταῖς ἡμέραις ταύταις πληθυνόντων τῶν μαθητῶν ἐγένετο γογγυσμὸς sx € æ x € , € aa ASUS D, - 2 τῶν Ἡλληνιστῶν πρὸς τοὺς Εἰθραίους, ὅτι παρεθεωροῦντο ἐν τῇ διαχονίᾳ τῇ χαθημερινῇὴ

Si les Sept présentés aux apôtres sont tous des Hellénistes — ce qui n’est pas du tout certain — cela provient probablement du fait que les ministres des tables ayant été jusqu’à ce moment des Hébreux, on 8 voulu combler une lacune en nommant des représentants des Hellénistes. L'exercice d’un office n'exclut pas celui d’un autre ministère. Que les Sept aient été choisis pour le service des tables, cela ne les obligeait pas à rester confinés dans ce service; pleins de l’Esprit-Saint, ils devaient désirer faire partager à d’autres leur foi en la messianité de Jésus. Si seuls ils furent persécutés, c'est probablement parce que, eux surtout, s'étaient mis en avant pour prêcher Le Christ.

Remarquons cependant que le récit de l'élection des Sept n’est pas rattaché étroitement à ce qui précède; il suppose des faits et un état de la constitution intérieure de la communauté que nous ignorons, Il n’a pas encore été parlé des tables communes, ni de la distinction entre chrétiens hébreux et chrétiens hellénistes.

Υ 1. ᾿Εν δὲ ταῖς ἡμέραις ταύταις : δέ ne marque pas ici un contraste entre le triomphe de l'Église, marqué au Ÿ précédent et les troubles qui vont être racontés, mais introduit 5 simplement un nouveau récit. ἡμέραις, expression indéterminée, assez fréquente dans les Actes, qui ne peut indiquer à quelle époque de la vie de la communauté chrétienne eut lieu le choix des Sept; elle s'applique seulement à la période précédente; les apôtres continuaient à prêcher que Jésus était le Messie ; aussi le nombre des disciples augmentait. Les critiques ne s'accordent pas sur l’origine et la source de ce récit. Harnack soutient que pour la première fois nous sommes sur un terrain historique. D'après B. Weiss ce récit provient de la source pétrinienne; d’après Spitta, de la source À; d'après Jüngst, de la source B; d’après Harnack, de la source antiochienne, etc. Cf. Wendt, p. 130, n. 1. Pour celui-ci, il est du rédacteur des Actes. πληθυνόντων τῶν μαθητῶν : cum abundaret turba discentium, Flor. πληθυνόντων, participe présent, indiquant l'accroissement régulier du nombre des disciples. πληθύνω, intransitif, signifie augmenter en nombre, s’accroître, comme dans Ex. 1, 20 : ἐπλήθυνεν 6 Aus; c'est le seul passage du N. T. où πληθύνω soit employé au sens intransitif. μαθητῶν, employé ici, dans les Actes, pour la première fois, désigne les fidèles du Christ. D'après 4 Harnack, 1v, p. 77, ce terme désignait les chrétiens d’origine palestinienne. Il n’est pas employé par Paul. Les premiers chrétiens étaient désignés par ces trois termes : μαθηταί, ἀδελφοί, ἅγιοι. On leur donnait aussi le nom de χρηστιανοί, Act. χι, 26, mais jamais Luc ne les appelle ainsi. πιστεύοντες, πιστεύσαντες, πεπιστευχότες sont des équivalents de μαθηταί, car le μαθητής est celui qui écoute un maître, qui croit en lui, qui accepte sa doctrine, qui s'efforce de conformer ses actes à celle-ci, Le μαθητής est le μιμητής de son maître. — γογγυσμιός, Murmure improbateur. Les synoptiques, Jean et Paul expriment la même idée en se servant du-verbe γογγύζω. Les Hellénistes murmuraient contre les Hébreux, non pas publiquement, mais en secret; c'était une indignation clandestine. τῶν Ἑλληνιστῶν. Ce terme est employé pour la première fois par Luc; il n’a pas d'équivalent latin. Les versions latines le traduisent par graeci. Le verbe ἑλληνίζειν signifiant « parler grec », 1᾿ Ἑλληνιστής sera le Juif qui parle grec par opposition à 1 Ἑ δραΐος, le Juif, parlant l'hébreu, ou plutôt l’araméen. C’est l'interprétation de saint Chrysostome, Hom. χιν : “Βλληνιστὰς δὲ οἶμαι χαλεῖν (50. Λουχᾶν) τοὺς ‘EXAnvioT! φθεγγομένους οὗτοι γὰρ ἑλληνιστί ἐφθέγγοντο ἕόραϊοι ὄντες. Il n’y avait donc pas entre l’helléniste et l'hébreu différence de race, mais de langage. ‘EAnnotis est opposé à “Ἑδραΐος, tandis que “Ἕλλην le sera à Ἰουδαῖος. Dans ce second cas l’opposition vient de la race et non du

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