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CHAPITRE VII

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Vu, 1. Einev δὲ ὁ ἀρχιερεύς" εἰ ταῦτα οὗ

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τως ἔχει; 2. ὁ δὲ ἔφη. "Aydpec ἀδελφοὶ καὶ

et l’état du visage d’Etienne. Les Juifs supposaient que la beauté du visage des anges

correspondait à leur rang surnaturel. Dans les Acta Pauli et Theclae, 3, ïl est dit

de Paul : χάριτος πλήρη ποτὲ μὲν γὰρ ἐφαίνετο ὡς ἄνθρωπος, ποτὲ dé ἀγγέλου πρόσωπον εἶχεν. Au moment de prendre la parole, Etienne fut tellement pénétré de l'Esprit de Dieu

que son visage resplendit d'un éclat céleste; en d’autres termes il eut un visage comme

celui d'un ange, In faciei pulchritudinem candor splendorque animi ejus exundabat, Hicaire D'ArLes, Hom. de 5. Stephano : « Telle était jadis la grâce, telle la gloire de

Moïse. Il me semble que Dieu accorde de l’amabilité, ἐπιχαριν, à Etienne, afin de pré-

parer ce qu'il va dire et pour frapper les auditeurs par cette vue ». CHRYSOSTOME,

ΟΠ Hom. xv.

On ἃ souteuu que cet aspect de la figure d’Etienne était un trait naturel de sa physionomie, exprimant la sérénité, la dignité, le sang-froid d’Etienne; il est plutôt à

croire que cet éclat du visage d’Etienne était surtout surnaturel, semblable à celui qui

illuminait la face de Moïse. D Flor. après ἀγγέλου, ajoutent ἐν μέσῳ αὐτῶν, glose explica- tive de la place qu'Etienne occupait dans le Sanhédrin.

Ÿ 1) εἶπεν δὲ ὁ ἀρχιερεύς : dé unit ce qui suit au récit précédent. Le grand-prêtre, pré-

τ sident du Sanhédrin, après les dépositions des témoins, donne la parole à l’accusé pour sa défense. DE Flor. Gig. ajoutent τῷ Στεφάνῳ. — εἰ ταῦτα οὕτως ἔχει; en est-il ainsi de ces

choses, indique qu’on vient d'entendre les témoins. ἔχει est intransitif avec un adverbe. ei avec l'interrogation directe n’est pas une construction classique; elle provient pro-

__ bablement des Septante. Cf. τ, 16. Saint Chrysostome remarque que cette question du . grand-prêtre est pleine de douceur et ne présente jusqu’à ce moment rien de désa-

gréable. Hom. XV. Remarquons que cette interrogation : Ces choses sont-elles ainsi, oui

ou non? devait être usuelle, Après εἰ, DEHP 614 ajoutent ἄρα, particule qui précise la question.

ÿ 2) Etienne répond au grand-prêtre. Les critiques ne s'accordent pas sur le but qu'a voulu atteindre Etienne dans son discours et non plus sur ce qu’il a essayé de démontrer et 16 plan qu'il ἃ suivi. Plusieurs d’entre eux, Baur, Zeller, Overbeck, ont soutenu

qu'Etienne n’a pas répondu aux accusations portées contre lui, νι, 11, 13, 14. — Le but de ce discours doit être déterminé par le plan du livre des Actes et non comme une

discussion des précédentes accusations. Etienne veut prouver qu'en dépit des grands bienfaits que Dieu ἃ accordés aux Israélites, ceux-ci ont toujours été ingrats et par conséquent ont perdu leurs droits à leur privilège. Cet épisode prépare ainsi le passage de la mission chrétienne des Juifs aux païens, Preuscnen. C’est un des buts de ce discours, mais Étienne en disait d’autres encore. D’autres soutiennent que ce discours n’est pas authentique, qu'il est l’œuvre de l'auteur des Actes, ou bien qu'il a été emprunté à des sources diverses que l’auteur aurait retravaillées pour les adapter à son but. Nous avons établi dans l’Introduction, p. cozxv, que ce discours était l’œuvre d'Étienne.

Etienne, nous le reconnaissons, n'a pas prononcé un discours composé d’après les règles de la rhétorique grecque; il a procédé suivant la méthode en usage chez ses coréligionnaires contemporains en exposant le développement historique de la nation

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