PRIE ΣΟ
[Etienne] dit : Hommes, frères οἱ pères, écoutez. Le Dieu de la gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu’il demeurât
D’après Goguel (1) le discours d’Etienne est formé de deux parties : la première, ὙἹΙ, 2-38, expose ce que Dieu ἃ fait pour Israël; la seconde, 39-50, l'ingratitude et les infidélités par lesquelles Israël a répondu aux bienfaits de Dieu. Nous pourrions citer encore les divisions qu'ont établies d’autres exégètes; celles-ci suffisent.
Reuss a fait ressortir les idées principales qu'a développées Étienne et en montre l'enchaînement : « Étienne prouve d’abord, par tout l’ensemble de son discours, qu'il ne refuse nullement de reconnaître les révélations divines qui faisaient la base de la foi nationale. Il en récapitule toute la série depuis Abraham jusqu'à Moïse; il en relève particulièrement l’évolution progressive par laquelle, d’individuelles, de locales, de restreintes qu’elles étaient d’abord, elles devinrent nationales et s’appliquèrent à des sphères de plus en plus élevées. En même temps, il fait ressortir le principe que le culte du vrai Dieu est indépendant d’une forme localement déterminée, que le sanc-. tuaire pouvait suivre les adorateurs, que Jéhova pouvait aimer David sans exiger de lui la construction d’un temple. Enfin, il insiste sur la perspective messianique déjà ouverte par Moïse même et qui se combinait facilement avec les déclarations des prophètes, relatives à un culte en esprit et en vérité. D'un autre côté, et d’un bout à l’autre du discours, avec une énergie croissante, il châtie les tendances oppositionnelles du peuple, sa résistance permanente et opiniâtre aux volontés de Dieu. Depuis le jour où les patriarches vendirent leur frère, en Égypte, où les Israélites renièrent Moïse s’offrant pour les délivrer, au désert, où ils adorèrent le veau d’or et les divinités sidérales, dans le pays de Canaan, où ils persécutèrent les prophètes, partout et toujours Jéhova les trouva sourds à ses appels, rebelles à ses commandements. La mort de Jésus n’est qu'un chaînon de plus dans cette longue série de révolte, qui. commence au pied du Sinaï où pourtant les anges se présentèrent en personne pour : donner de l'autorité aux paroles du prophète », p. 97.
Le discours peut être divisé en trois parties : 1, Époque des patriarches, vu, 2- 16; LT Époque de Moïse, νιν, 17-43; III, Époque dé David et de Salomon, vn, 44-50, suivies d’une péroraison, vu, 51-58.